
Après avoir suivi les Cours Florent de 1989 à 1993, c'est au théâtre que Vincent Elbaz débute sa carrière de comédien. Il arpente les planches pendant près de cinq ans avant d'y revenir en 2002 dans Hysteria, une pièce mise en scène par John Malkovich qui lui vaut deux nominations aux Molières comme meilleur comédien et meilleure révélation masculine.
Un rapide passage par la télévision pour "Le Juge est une femme" en 1994, et le comédien décroche l'année suivante son premier grand rôle, celui de Chabert le sportif de la bande de potes dans Le Péril Jeune de Cédric Klapisch . Forts de ce premier succès en commun, l'acteur et le réalisateur se retrouvent par deux fois, en 1998 pour Peut-être et en 2001 sur Ni pour, ni contre (bien au contraire) .
Entre temps, Vincent Elbaz aligne quelques jolis succès avec Les Randonneurs , qui lui vaut le Prix Jean Gabin, et surtout La Vérité si je mens ! , la comédie populaire de Thomas Gilou . Si souvent, comme dans ces deux films, on lui fait jouer des personnages séducteurs et hâbleurs, sa curiosité l'entraîne rapidement sur d'autres chemins.
En 12 ans de carrière, on l'a ainsi vu en toxico aspirant écrivain dans Un pur moment de rock'n roll de Manuel Boursinhac , en petite frappe amoureux de Marion / Laetitia Casta dans Rue des plaisirs de Patrice Leconte , en ange blond du Quasimodo d'El Paris , la première réalisation de Patrick Timsit ou bien encore dans le rôle de Léon, un ouvrier-tailleur juif marqué par l'holocauste dans Un monde presque paisible de Michel Deville . En 2005, en compagnie de Marion Cotillard , il apportait toute sa fantaisie à Ma vie en l'air, le premier film de Rémi Bezançon .
Après J'aurais voulu être un danseur qui sort à l'été 2007, on voit Vincent Elbaz dans Tel Père, telle Fille , premier film d'Olivier de Plas adapté du roman Teen Spirit de Virginie Despentes , dans Le dernier gang d'Ariel Zeitoun et dans le film de Philippe Harel : Les Randonneurs à Saint-Tropez .