Entre film d'horreur vampirique et univers de western post-apocalyptique, Priest détourne les codes de la jeunesse pour évangéliser les âmes en perdition. Un film qui ne fera pas date, même par un dimanche soir pluvieux.
Adapté du célèbre manga (16 volumes) du même nom créé par le coréen Hyung Min-Woo en 1998, Priest plonge le spectateur dans un monde parallèle au nôtre. L’introduction nous explique que depuis la nuit des temps, les hommes font face aux vampires jusqu’au jour où
Entre film d'horreur vampirique et univers de western post-apocalyptique, Priest détourne les codes de la jeunesse pour évangéliser les âmes en perdition. Un film qui ne fera pas date, même par un dimanche soir pluvieux.
Adapté du célèbre manga (16 volumes) du même nom créé par le coréen Hyung Min-Woo en 1998, Priest plonge le spectateur dans un monde parallèle au nôtre. L’introduction nous explique que depuis la nuit des temps, les hommes font face aux vampires jusqu’au jour où ses premiers se sont rendus compte qu’ils possédaient en leur sein une arme redoutable : les prêtres (nous les appellerons Priest puisque c’est le nom du deuxième film de Scott Charles Stewart – mais vous pouvez dire Scott Stewart tout court). A partir de cet instant, les Priest, donc, ont été formés au combat pour l’extermination des hordes vampiriques. A la victoire, le clergé a pris le pouvoir, dirigeant les hommes, enfermant le reste des dentés pointus dans des prisons haute sécurité, reléguant à l’état de moins que rien les Priest errant maintenant seul (puisqu’ils ne servaient dorénavant plus à rien, puisqu’ils sont devenus dangereux étant donné leurs pouvoirs).
On ne vous racontera pas l’histoire puisque le synopsis s’en charge. Par contre, on saluera les décors - seuls points attrayants de l’œuvre (la 3D est plus qu’accessoire). Il faut dire que le premier métier de Scott Stewart fut les effets spéciaux (17 films à son actif). Le monde de Priest est post-apocalyptique, post-nucléaire, complètement ravagé et désertique. L’humanité est concentrée dans des centres urbains. En dehors, vivent les rebuts de la société (les drogués serions-nous tentés de les appeler suivant le discours), les abandonnés de Dieu, et les Familiers (qui ont cherché à se rapprocher des vampires histoire de faire
"in"). Dans le film,
"qui se détourne du clergé, se détourne de Dieu." Priest en 3D prône l’intégrité des petites mains du Divin (les prêtres, les pasteurs) qui semblent détenir la vraie Vérité face à une hiérarchie (le clergé) authentiquement transformée en dictature - la Croix est elle-même détournée en une sorte de logo sectaire (et on peut vous dire que des crucifix, on en voit à tout bout de champ).
A l’écran, vampires, monstres décadents, motos futuristes et combats bien saignants font rage. Ca se veut spectaculaire, intrigant par son atmosphère proche d’un Mad Max. A l’image de ces groupes de rock qui existent aux Etats-Unis et qui cherchent à évangéliser la jeunesse en douceur, Priest utilisent tous les codes jeun’s pour faire passer son message christique. Côté sexualité, on repassera car l’abstinence règne (voir la scène où
Paul Bettany est à deux doigts d’embrasser
Maggie Q). Jeunes de tous les âges, ne vous détournez pas du droit chemin car il se pourrait que Priest vienne vous caresser les côtes… Un film presque nul, comme si on était revenu aux guerres de religions - entre catholiques et protestants.