Auréolé d'un Prix du jury en 2007 pour
Lumière silencieuse, et après avoir été découvert en 2003 avec le très intéressant
Japon (mention spéciale de la Caméra d'or), le réalisateur mexicain revenait donc cette année sur la Croisette avec son nouveau long-métrage, Post Tenebras Lux.
Carlos Reygadas le dit lui-même,
Post Tenebras Lux est un film quasi autobiographique, inspiré de ses peurs et de ses rêves d'enfance. Très vite on se rend compte que l'on va assister à un périple sensoriel (encore !) et l'on se prend à espérer. Les première minutes sont intéressantes et
Auréolé d'un Prix du jury en 2007 pour
Lumière silencieuse, et après avoir été découvert en 2003 avec le très intéressant
Japon (mention spéciale de la Caméra d'or), le réalisateur mexicain revenait donc cette année sur la Croisette avec son nouveau long-métrage, Post Tenebras Lux.
Carlos Reygadas le dit lui-même,
Post Tenebras Lux est un film quasi autobiographique, inspiré de ses peurs et de ses rêves d'enfance. Très vite on se rend compte que l'on va assister à un périple sensoriel (encore !) et l'on se prend à espérer. Les première minutes sont intéressantes et auraient pu présager du meilleur tellement Reygadas parvient à tisser sa toile émotionnelle au travers des sons, des couleurs et de ces paysages hallucinants et menaçants perdus dans les montagnes assaillies par le tonnerre. Sublime !
Mais voilà, patatras, Reygadas sombre à nouveau dans ses travers et cette maîtrise esthétisante n'aura rapidement d'autre intérêt que de nous agacer. Quelle idée lui est passée par la tête pour nous imposer cette lentille ? L'effet est clairement raté et parasite constamment l'image. S'il n'y avait que ça ! Effectivement notre cher Carlos enchaine ses scènes dans un fatras absolu (l'ellipse c'est sympas hein ?), comme un rêve ou des souvenirs mais qui resteront les siens.
On a clairement l'impression de se faire avoir. Une imposture émotionnelle, un fantasme égocentré. Ne parlons même pas de la scène finale totalement hallucinante où l'on ne peut s'empêcher d'imaginer Carlos Reygadasen en plein coït spirituel rien qu'à l'idée de nous refermer sa bobine de la sorte ! Post Tenebras Lux (qui signifie " après les ténèbres, la lumière ") c'est bien beau mais on la cherche toujours... la lumière !