Le nouveau film de Benoît Delépine et
Gustave Kervern (après
Mammuth,
Louise-Michel,
Avida et
Aaltra) était présenté à Cannes dans le cadre de la sélection Un certain Regard. La fine équipe, présente dans la salle ainsi que le jury, n'aura pas manqué son entrée (après avoir mis le boxon au photocall), Gustave Kervern enjoignant
Tim Roth (Président du jury Un certain Regard) de primer son film au risque de représailles. Salle conquise avant même le début de la projection !
De Groland à Cannes il n'y a qu'un pas... ou presque. En déboulant avec cette histoire de punk à
Le nouveau film de Benoît Delépine et
Gustave Kervern (après
Mammuth,
Louise-Michel,
Avida et
Aaltra) était présenté à Cannes dans le cadre de la sélection Un certain Regard. La fine équipe, présente dans la salle ainsi que le jury, n'aura pas manqué son entrée (après avoir mis le boxon au photocall), Gustave Kervern enjoignant
Tim Roth (Président du jury Un certain Regard) de primer son film au risque de représailles. Salle conquise avant même le début de la projection !
De Groland à Cannes il n'y a qu'un pas... ou presque. En déboulant avec cette histoire de punk à chien (NOT incarné par Poelvoorde), les deux réalisateurs poursuivent ce qu'ils ont commencé à faire il y a quelques années. Raconter, dans une liberté totale, des destins singuliers, cyniques et grinçants à souhait.
On y retrouve toujours la patte de Delépine et Kervern, et certains dialogues, dans la bouche de deux acteurs qui trouvent ici des rôles à leur mesure, font mouche et déclenchent l'hilarité. On regrettera cependant un scenario trop faible qui enquille trop souvent ses scènes sans jamais trouver de liant. Le discours sous-jacent évident (anticapitalisme, rejet absolu de la société de consommation...) ne trouve que trop rarement d'écho dans ces personnages et l'ensemble ne décolle pas vraiment.
Quoi qu'il en soit, Le grand Soir reste un film très attachant. On ne peut que se prosterner devant le courage de Benoît Delépine et Gustave Kervern d'avoir fait un tel film et sa place dans une sélection parallèle cannoise n'est pas volée. On peut presque dire que Le grand Soir est un film d'aventure à la sauce Groland. Une aventure pour retrouver une liberté (celle des personnages et celle des réalisateurs) disparue. No Future... ou pas ? "Le plus court chemin pour la liberté, c'est la ligne droite".