Qu'en pense
?
par Reynald Dal Barco
Dans ce genre de production, ça commence sempiternellement de la même façon... Un groupe de jeunes se rend au match de football le plus attendu de la saison universitaire. En chemin, bien sûr, les six individus (caricatures niaises) se perdent (malgré le GPS du pseudo caïd, compagnon de Paris Hilton dans le film). Les deux filles et les quatre garçons (un gentil, un dur, un qui rage, et un guignol) décident alors de camper au milieu d’une clairière, en attendant le retour du jour. Mais voilà ! Dans leur nuit cool, ils sont dérangés par un sombre noctambule conduisant un pick-up
Dans ce genre de production, ça commence sempiternellement de la même façon... Un groupe de jeunes se rend au match de football le plus attendu de la saison universitaire. En chemin, bien sûr, les six individus (caricatures niaises) se perdent (malgré le GPS du pseudo caïd, compagnon de Paris Hilton dans le film). Les deux filles et les quatre garçons (un gentil, un dur, un qui rage, et un guignol) décident alors de camper au milieu d’une clairière, en attendant le retour du jour. Mais voilà ! Dans leur nuit cool, ils sont dérangés par un sombre noctambule conduisant un pick-up pourri. Au réveil, surprise, la belle voiture du gentil, modèle General Lee (très cool donc), a été sabotée. Après leur pause pipi matinale, importunées une nouvelle fois par le vent pestilentiel que la petite bande a reniflé la veille, les filles se mettent en quête de résoudre le mystérieux souffle. De la façon la plus ridicule qui soit, la belle (la copine de Paris) bascule alors dans le vide et se retrouve la truffe dans un charnier d’animaux sauvages. Abasourdi, le groupe accouru fait ici la rencontre d’un type louche édenté, sympa quand même malgré son couteau qui en dit long, puisqu’il est prêt à emmener le beau gosse et sa copine dans la ville la plus proche afin qu’ils achètent une courroie et réparent ainsi General Lee...
A partir de ce moment-là, les amis séparés, tout bascule dans le cauchemar. Il était temps, car le spectateur, lui, était à deux doigts de sortir de la salle devant ce qui s’annonçait comme l’une des plus belles daubes cinématographiques de l’année. Mais le cinéma, c’est magique. Jaume Serra ne se sera pas ennuyé à chiader son scénario. Et pourtant, au sortir de la salle, on se demande si le cinéaste ne s’est pas joué de nous en usant de tous les clichés du genre, pour mieux nous endormir, et accaparer son public en milieu de course. Après un démarrage vraiment laborieux, voici comment nos six belles gueules se trouvent plongées au cœur d’une ville fantôme, orchestrée par deux jumeaux totalement déjantés. Décapitations, scarifications, tortures, déchiquetages, mutilations, tout y passe et à un rythme effréné. Si le fond est quelque peu lisse (on devine quasiment tout à l’avance), la forme ne manque pas, au final, de panache, et de sordide. La disparition de Paris dans le film en est l’exemple le plus frappant : les fans n’aimeront pas, les détracteurs devraient rire aux larmes. Dans le genre trash, film aux relents gothiques et un peu rock (le groupe Interpol fait partie de la bof), La Maison de Cire est une agréable friandise dégoulinante (voir final assez réussi).
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