La presse a pu découvrir à Cannes le dernier né du réalisateur maudit Leos Carax, Holy Motors. Sans aucun doute l'ovni de l'année ! A n'en pas douter certains crierons au génie. Bien entendu les comparaisons avec
Godard et
Buñuel seront de la partie (à raison). Mais ce n'est pas, à mon sens, une raison pour s'emballer autant, tel certains festivaliers qui s'esclaffaient au sortir de la projo : " Enfin du cinéma à Cannes " ! Arf !
Leos Carax, et son acteur fétiche
Denis Lavant, nous entraine dans sa rêverie cauchemardesque pendant deux longues heures au cours desquelles Mr Oscar
La presse a pu découvrir à Cannes le dernier né du réalisateur maudit Leos Carax, Holy Motors. Sans aucun doute l'ovni de l'année ! A n'en pas douter certains crierons au génie. Bien entendu les comparaisons avec
Godard et
Buñuel seront de la partie (à raison). Mais ce n'est pas, à mon sens, une raison pour s'emballer autant, tel certains festivaliers qui s'esclaffaient au sortir de la projo : " Enfin du cinéma à Cannes " ! Arf !
Leos Carax, et son acteur fétiche
Denis Lavant, nous entraine dans sa rêverie cauchemardesque pendant deux longues heures au cours desquelles Mr Oscar (Lavant) passe de vie en vie comme à la recherche de la sienne, de ses émotions, de son shoot.
Sans liens entre elles (ou si peu), ces saynètes n'arrivent jamais à absorber le spectateur et Leos Carax se perd en circonvolutions. Car le problème de Holy Motors en bien là. Rien ne participe à ce que l'on se sente impliqué ni touché. Pas même un appel du pied. Carax déroule. Le spectateur ne prendra jamais le train. Même les présences d'
Eva Mendes et de
Kylie Minogue nous apparaissent dénuées de sens. Les mauvaises langues diront que la dernière fut choisie pour pouvoir caser l'un de ses tubes à moindre frais !
Certaines scènes sont sublimes et empreintes d'une poésie évidente mais encore faudrait-il qu'elles puissent avoir un sens à l'écran et que l'on ait le temps de profiter. Car une fois le " gage " de Mr Oscar terminé on passe à autre chose de radicalement différent. Frustrant c'est bien le mot ! Holy Motors reste une oeuvre à part entière, ne lui enlevons pas ça ! Mais une oeuvre solitaire. L'oeuvre d'un homme que le cinéma a bien du mal à comprendre (et inversement).