Critique Cannoise : Adapté du roman d'Alfred de Musset,
Confession d'un enfant du siècle marque un changement radical dans la filmographie de Sylvie Verheyde mais sa culture littéraire l'a poussé vers cette période à la fois sombre et lumineuse, romantique et mélancolique. Très vite le personnage d'Octave pose les bases de ce romantisme en une seule phrase après avoir été trahie par sa maitresse : " Je ne peux l'aimer, je ne peux en aimer une autre, je ne peux vivre sans aimer ". Tout le film repose là-dessus et à ce titre la première partie du long-métrage est magnifique.
Critique Cannoise : Adapté du roman d'Alfred de Musset,
Confession d'un enfant du siècle marque un changement radical dans la filmographie de Sylvie Verheyde mais sa culture littéraire l'a poussé vers cette période à la fois sombre et lumineuse, romantique et mélancolique. Très vite le personnage d'Octave pose les bases de ce romantisme en une seule phrase après avoir été trahie par sa maitresse : " Je ne peux l'aimer, je ne peux en aimer une autre, je ne peux vivre sans aimer ". Tout le film repose là-dessus et à ce titre la première partie du long-métrage est magnifique.
Octave fait partie de cette jeunesse oisive engendrée par ceux qui ont fait l'Histoire et ses guerres. Une jeunesse paumée, décadente, se complaisant dans la luxure sans demander son reste. Mais voilà l'Amour s'immisce pour celui qui est prêt à y céder. C'est le cas d'Octave ! Mais y céder implique également d'en subir les douleurs du désamour et la mélancolie qui s'en suit. Cette mélancolie qui s'empare d'Octave est formidablement retranscrite à l'image par Verheyde (qui rappelle par instant le
Bright Star de
Jane Campion), le tout baigné par un thème musical sublime, récurrent et jamais intrusif. On se laisse bercer avec le personnage de Doherty sans s'en rendre compte.
C'est au moment de l'entrée en scène de
Charlotte Gainsbourg, paradoxalement, que les choses se gâtent un peu. Il faut dire que la réalisatrice à clairement calquée son rythme sur les émotions d'Octave. Et celles-ci font les montagnes russes dès qu'il tombe sous le charme de la douce Brigitte. Justement c'est ici que le bât blesse. Les émotions d'Octave sont tellement intérieures que l'on n'y participe plus vraiment au point que son amour pour Brigitte ne nous apparait pas flagrant alors qu'à ce moment bien précis, nous, spectateurs, avions besoin de ça. Du coup toute la suite s'en retrouve légèrement faussée et les longueurs sont légions même si l'on ne peut s'empêcher d'être hypnotisé par certaines scènes.
Quid de
Pete Doherty ? Eh bien c'est une réussite ! Même s'il apparait quelque peu théâtral par moment, il tient son rôle de bout en bout et fait totalement oublier son image de bad boy cocaïné. Pour être tout à fait honnête, n'étant par fan du bonhomme, c'est une surprise totale !
Malgré ses faiblesses, Confession d'un enfant du siècle est un film empreint d'un romantisme flamboyant. L'Amour comme ultime sens de vie ? La dernière foi possible ? La dernière folie qui vaille le coup d'être vécue, au risque de s'y bruler les ailes !