Bad Teacher. Totalement politiquement incorrect, c’est la qualité du film qui a l’audace de porter un mauvais esprit de bout en bout, mais dans quel but? Nous divertir? C’est l’objectif qu’atteint partiellement ce film avant de nous écoeurer tout à fait.
Le format est court, 1h30, on a donc pas véritablement le temps de s’ennuyer mais heureusement car cela pourrait tourner à l’épreuve de force.
Elizabeth le personnage qu’incarne
Cameron Diaz est sans concession aucune au bon goût, c’est
Bad Teacher. Totalement politiquement incorrect, c’est la qualité du film qui a l’audace de porter un mauvais esprit de bout en bout, mais dans quel but? Nous divertir? C’est l’objectif qu’atteint partiellement ce film avant de nous écoeurer tout à fait.
Le format est court, 1h30, on a donc pas véritablement le temps de s’ennuyer mais heureusement car cela pourrait tourner à l’épreuve de force.
Elizabeth le personnage qu’incarne
Cameron Diaz est sans concession aucune au bon goût, c’est une salope finie. Elle ne veut pas travailler, son seul but dans la vie, serrer un mec plein aux as qui pourra entretenir ses goûts de luxe.
Elle est professeur mais même ses élèves la laisse totalement indifférente et à qui elle passe des vidéos de films sur des enseignants inspirés (oui mais quel est la vraie idée derrière ce clin d‘œil?). Elle usera donc de toutes les bassesses imaginables pour gagner de l’argent et se faire faire une grosse paire de seins, ce qu’elle considère indispensable pour la pêche aux gros … plein de pognon.
Voilà pour la trame, puisque plaquée par son précédent bienfaiteur, elle vise désormais l’enseignant remplaçant du collège où elle enseigne, dont elle a repéré la montre à 10 000 dollars! Pour parfaire le portrait de cette totale garce, elle est d’une vulgarité écoeurante.
Et nous voici donc arrivé au seul véritable débat que sucite ce film. Où en est Cameron Diaz qui rappelons-le, avait a priori assez de talent pour tourner avec des réalisateurs tels que
Spike Jonze,
Danny Boyle,
Oliver Stone et
Martin Scorsese. Elle qui a enchaîné les comédies sans intérêt, devient une véritable caricature d’elle-même, une femme superficielle, même plus drôle comme dans
Mary à tout prix mais tout simplement vulgaire comme dans Allumeuses.On peut au moins lui accorder qu’elle n’a peur de rien, qu’elle ne craint pas d’écorcher son image mais tout de même quel est le but de tout cela car franchement on ne se dit pas qu’elle est audacieuse et bonne actrice mais plutôt totalement pathétique, a fortiori du haut de ses bientôt 40 ans!
Si en lisant ce scénario, elle a pensé refaire le coup de Mary à tout prix, alors c’est qu’elle n’a pas une once d’intelligence! Il y a toujours une subtilité entre le charme de la provocation et l’horreur de la vulgarité.
On voit mal comment elle pourrait désormais remettre sa carrière sur de bons rails et quand on y pense, quel gâchis. Ce serait comme imaginer
Carey Mulligan devenir, dans deux trois ans, la reine des mauvaises comédies!
Le plus ironique dans cette histoire c’est que l’on a pensé que cette orientation de carrière était partiellement dûe à sa relation avec la star de la pop,
Justin Timberlake. Mais il se trouve que lui s’est lancé dans une carrière cinématographique plutôt intéressante et intelligente et on ajoutera que dans ce Bad Teacher il est de loin ce qu’il y a de meilleur!
On a même envie de souligner qu’au passage il a largué Cameron la surfeuse aux yeux lagon, mais ce serait s’acharner sur le cas de Mademoiselle Diaz.
On est d’accord pour dire que le minaudage irrite et que les femmes ont le droit de jurer et de fumer des pétards, mais soulignons tout de même qu’ici toutes les perservités sont autorisées sans qu’il n’y ait, à aucun moment, un contrepoids. Va pour un public adulte mais qu’en est-il des adolescentes qui iront voir ce film?
La courte scène où son personnage échange un peu plus posément avec un élève "sensible" n’y change en rien, on ressort en se disant que ce
Bad Teacher aurait dû s’appeler Bad Taste, et pas celui de Peter Jackson!