par Jean-Philippe Tessé | 3/5
Dommage que le réalisateur tienne à tout prix à un suspens malvenu (cette petite fille-là, est-ce Alice ?), étiré inutilement (la longue chasse hésitante, pour rien, à travers Lisbonne), ne sachant comment conclure, paradoxe à part, un film coupant.
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Dommage que le réalisateur tienne à tout prix à un suspens malvenu (cette petite fille-là, est-ce Alice ?), étiré inutilement (la longue chasse hésitante, pour rien, à travers Lisbonne), ne sachant comment conclure, paradoxe à part, un film coupant.
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par Isabelle Regnier | Positif
Comme Keane, le film américain de Lodge Kerrigan actuellement à l'affiche (Le Monde du 21 septembre), Alice, de Marco Martins, fut découvert cette année par la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. De manière très troublante, les deux films traitent du même sujet, la tragédie singulière d'un père que la disparition d'un enfant plonge dans une folie schizophrène.
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Comme Keane, le film américain de Lodge Kerrigan actuellement à l'affiche (Le Monde du 21 septembre), Alice, de Marco Martins, fut découvert cette année par la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. De manière très troublante, les deux films traitent du même sujet, la tragédie singulière d'un père que la disparition d'un enfant plonge dans une folie schizophrène.
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Positif
Une façon de dénoncer l'absence par le manque de perception et plus loin par la destruction de toute humanité. Un seul être vous manque... et l'univers de Mario est dépeuplé. C'est ce que distille ce film qui survole le mélodrame, évite la sensiblerie pour planer dans l'atmosphère opaque et inutile d'un monde soudain dépouillé de sa signification essentielle.
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Une façon de dénoncer l'absence par le manque de perception et plus loin par la destruction de toute humanité. Un seul être vous manque... et l'univers de Mario est dépeuplé. C'est ce que distille ce film qui survole le mélodrame, évite la sensiblerie pour planer dans l'atmosphère opaque et inutile d'un monde soudain dépouillé de sa signification essentielle.
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par Antoine de Baecque | Positif
Cette confrontation entre la ville machine et la face humaine atteint dans Alice la dimension poignante de la tragédie d'un homme seul. Perdu face au monde, aux images, au non-sens de sa vie, à la répétition infinie de ses propres angoisses.
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Cette confrontation entre la ville machine et la face humaine atteint dans Alice la dimension poignante de la tragédie d'un homme seul. Perdu face au monde, aux images, au non-sens de sa vie, à la répétition infinie de ses propres angoisses.
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par Rémy Batteault | 4/5
ALICE, premier film, refuse la tiédeur. Le parti pris de conter une histoire tragique est assumé du début à la fin, servi en cela par des images aux teintes froides et aux cadrages très travaillés (le jeu avec les lignes de fuite, les lignes droites, les courbes, les volumes). Autant dire que l'on peut facilement être rebuté par cette approche. On peut, au contraire, s'y laisser prendre. Le refus de la sensiblerie et de l'émotion facile est relayé par l'intégralité de la distribution, car Marco Martins sait faire la place belle aux acteurs.
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ALICE, premier film, refuse la tiédeur. Le parti pris de conter une histoire tragique est assumé du début à la fin, servi en cela par des images aux teintes froides et aux cadrages très travaillés (le jeu avec les lignes de fuite, les lignes droites, les courbes, les volumes). Autant dire que l'on peut facilement être rebuté par cette approche. On peut, au contraire, s'y laisser prendre. Le refus de la sensiblerie et de l'émotion facile est relayé par l'intégralité de la distribution, car Marco Martins sait faire la place belle aux acteurs.
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par Cécile Mury | Positif
L'installation mise en place par Mario, avec son monde de caméras et d'écrans, épouse la recherche formelle du cinéaste. Dans cet abîme, l'humain se cherche, se représente, sans jamais se trouver. Ce savant dispositif peut paraître un peu voyant, et le film, un peu statique. Mais il ouvre un vide vertigineux, au carrefour des angoisses contemporaines. Et le comédien Nuno Lopes, en père torturé d'espoir, livre une interprétation bouleversante.
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L'installation mise en place par Mario, avec son monde de caméras et d'écrans, épouse la recherche formelle du cinéaste. Dans cet abîme, l'humain se cherche, se représente, sans jamais se trouver. Ce savant dispositif peut paraître un peu voyant, et le film, un peu statique. Mais il ouvre un vide vertigineux, au carrefour des angoisses contemporaines. Et le comédien Nuno Lopes, en père torturé d'espoir, livre une interprétation bouleversante.
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L'actualité cinéma...
Pour sa première venue au Festival de Cannes, le réalisateur noir américain Lee Daniels a demandé à Nicole Kidman...
