par Reynald Dal Barco | 6/10
C’est bien dommage d’avoir une communication aussi à l’écart de ses fondements, car si Virgil se déroule dans l’univers de la boxe, le premier long de Mabrouk el Mechri est bel et bien la déclinaison d’une rencontre, la naissance d’une jolie histoire d’amour entre deux caractères pas si opposés que ça. Bien sûr, le contexte donne lieu à une critique souvent amusée de l’univers de la boxe, dévoré par les requins et magouilles de toutes sortes, et où le sportif semble de moins en moins maître de son destins. Mais ça, on le savait plus ou moins déjà.
Si on sourit souvent dans Virgil, des dialogues et des situations cocasses, on sourit peut-être plus encore des avancées et reculades de deux êtres touchants aux sentiments bien trempés. Dans ce sens, Jalil Lespert est plus qu’attendrissant, et Léa Drucker est beaucoup plus scintillantes que toutes les bimbos trois étoiles (voir la remarque de la comédienne dans le vestiaire...
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C’est bien dommage d’avoir une communication aussi à l’écart de ses fondements, car si Virgil se déroule dans l’univers de la boxe, le premier long de Mabrouk el Mechri est bel et bien la déclinaison d’une rencontre, la naissance d’une jolie histoire d’amour entre deux caractères pas si opposés que ça. Bien sûr, le contexte donne lieu à une critique souvent amusée de l’univers de la boxe, dévoré par les requins et magouilles de toutes sortes, et où le sportif semble de moins en moins maître de son destins. Mais ça, on le savait plus ou moins déjà.
Si on sourit souvent dans Virgil, des dialogues et des situations cocasses, on sourit peut-être plus encore des avancées et reculades de deux êtres touchants aux sentiments bien trempés. Dans ce sens, Jalil Lespert est plus qu’attendrissant, et Léa Drucker est beaucoup plus scintillantes que toutes les bimbos trois étoiles (voir la remarque de la comédienne dans le vestiaire...
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par Sabrina | 1/5
Naturellement, à trop s'enfermer et ainsi même se compliquer la vie, nos amis finiront par s'engourdir. Des situations qui, bien que portées par un évident sens de la dérision, convertiront très vite le film en un bout à bout de scènes au point mort. Un scénario qui pêche en intensité malgré toute la force de frappe esthétique de Mabrouk El Mechri. Le jeune cinéaste est prometteur, à condition qu'il trouve son propre terrain, qu'il se nourrisse sans se lester de ses influences. De surcroît au temple de la comédie grand public.
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Naturellement, à trop s'enfermer et ainsi même se compliquer la vie, nos amis finiront par s'engourdir. Des situations qui, bien que portées par un évident sens de la dérision, convertiront très vite le film en un bout à bout de scènes au point mort. Un scénario qui pêche en intensité malgré toute la force de frappe esthétique de Mabrouk El Mechri. Le jeune cinéaste est prometteur, à condition qu'il trouve son propre terrain, qu'il se nourrisse sans se lester de ses influences. De surcroît au temple de la comédie grand public.
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par Isabelle Regnier | Positif
Peu cohérent sur le plan formel, restant constamment à la surface des choses, le film n'en est pas moins attachant pour le traitement qu'il réserve à ses personnages de perdants et à leur environnement. Dénuée de pathos, loin des clichés, la manière dont Mabrouk El Mechri approche cette nébuleuse sociale de restaurants de kebabs et de petits clubs sans éclats respire la sincérité.
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Peu cohérent sur le plan formel, restant constamment à la surface des choses, le film n'en est pas moins attachant pour le traitement qu'il réserve à ses personnages de perdants et à leur environnement. Dénuée de pathos, loin des clichés, la manière dont Mabrouk El Mechri approche cette nébuleuse sociale de restaurants de kebabs et de petits clubs sans éclats respire la sincérité.
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par Benjamin Vernet | Positif
Si Virgil parvient à éviter certains écueils des films de boxe comme la sempiternelle victoire finale avec bras tendu et regard égaré, il ne s'épargne pas quelques maladresses. Ainsi, la sélection musicale omniprésente de la soul seventies et rarement justifiée éclipse la verve mordante des dialogues pour les plaquer dans un arrière-fond débordant de bons sentiments. Du premier long métrage de Mabrouk el-Mechri se dégage donc un contraste : une fougue servie par des idées originales et des acteurs justes, battue par l'intention parfois candide de faire l'éloge de l'amour.
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Si Virgil parvient à éviter certains écueils des films de boxe comme la sempiternelle victoire finale avec bras tendu et regard égaré, il ne s'épargne pas quelques maladresses. Ainsi, la sélection musicale omniprésente de la soul seventies et rarement justifiée éclipse la verve mordante des dialogues pour les plaquer dans un arrière-fond débordant de bons sentiments. Du premier long métrage de Mabrouk el-Mechri se dégage donc un contraste : une fougue servie par des idées originales et des acteurs justes, battue par l'intention parfois candide de faire l'éloge de l'amour.
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par Aurélien Allin | 3/5
Pourtant, le dernier tiers de VIRGIL rattrape le tir et l'émotion se fait cette fois réelle. El Mechri maîtrise alors complètement son sujet, axant tout sur ses personnages, et sur une magnifique utilisation de standards de la musique soul. Grâce à des acteurs remarquables, dont le détonant Jean-Pierre Cassel, VIRGIL se conclut en beauté, laissant l'agréable sensation d'avoir découvert un jeune auteur doué.
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Pourtant, le dernier tiers de VIRGIL rattrape le tir et l'émotion se fait cette fois réelle. El Mechri maîtrise alors complètement son sujet, axant tout sur ses personnages, et sur une magnifique utilisation de standards de la musique soul. Grâce à des acteurs remarquables, dont le détonant Jean-Pierre Cassel, VIRGIL se conclut en beauté, laissant l'agréable sensation d'avoir découvert un jeune auteur doué.
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par Guillemette Olivier-Odicino | Mitigé
La boxe n'est que le décor de ce premier film où l'on sent la tendresse du réalisateur pour un certain cinéma de papa qui faisait la part belle à des personnages cabossés. Dans le rôle du coriace attendrissant, Jean-Pierre Cassel, oeil de cocker, mais verbe haut et vert, bouffe l'écran. Son punch l'emporte sur une mise en scène qui transpire un peu trop l'habileté branchée...
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La boxe n'est que le décor de ce premier film où l'on sent la tendresse du réalisateur pour un certain cinéma de papa qui faisait la part belle à des personnages cabossés. Dans le rôle du coriace attendrissant, Jean-Pierre Cassel, oeil de cocker, mais verbe haut et vert, bouffe l'écran. Son punch l'emporte sur une mise en scène qui transpire un peu trop l'habileté branchée...
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L'actualité cinéma...
Le film The Artist vient de triompher une fois encore, et cette fois ce sont nos amis britanniques qui ont honoré le film en lui remettant...
