Night Watch

  »  La revue de presse

par Vincent Malausa | 3/5

Arrivée avec Night watch d'un cinéma dont on connaît peu les rouages : une forme surboostée du film de genre russe à mi-chemin entre la grosse série Z et le blockbuster dégoulinant de moyens. Le récit est sans la moindre finesse, incroyable feuilleté de traces et de bribes de formes narratives éculées, piochant à tous les râteliers, de l'ouverture évoquant Le Seigneur des anneaux au délire spatio-temporel SF en passant par le polar mafieux ou la fable ésotérique. La surprise ? C'est que tout cela prend une forme relativement digeste, que l'ensemble dépote à la moindre occasion et que la réalisation est d'une redoutable efficacité. Pas le Pérou, mais une leçon d'américano-morphisme à faire pâlir n'importe quel faiseur de par chez nous.
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par Christophe Bruynix | Positif

Serait-ce donc ça l'achèvement ultime du cinéma russe? Consacrer un des plus gros budgets de son histoire pour prouver qu'on peut non seulement égaler les blockbusters américains mais aussi les dépasser en bêtise et en mercantilisme vulgaire. Pourquoi s'en soucier puisque le succès est déjà planétaire ?
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par Jean-François Rauger | Mitigé

Night Watch, production russe réalisée par Timur Bekmambetov, inspirée par le premier volet d'une trilogie romanesque de Sergueï Loukianenko, louche vers une esthétique visuelle internationale et tente d'affronter Hollywood sur son propre terrain avec les mêmes moyens. Le film s'adresse à un public susceptible d'en décoder une partie des données.
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par Ayon | Négatif

L'heure cinquante-cinq de ce borchtch digitalo-teutonique (il y a des chevaliers) fonde, paraît-il, «le nouveau cinéma» du pays de la mafia KGB, dans la foulée d'une trilogie à succès de fort tonneau littéraire, et pèse sa tonne d'ennui plombé de ce côté-ci de l'Oural en attendant. Peu restent, d'autres pas.
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par Franz Miceli | 2/5

Le plaisir cède rapidement la place à l'ennui, voire à l'indifférence. Le rythme s'essouffle et le scénario tourne en rond. Les super-héros ne sont pas supers, les monstres n'ont rien de monstrueux et pire, les effets spéciaux apparaissent...normaux. Dans ces conditions, difficile d'apprécier ce long métrage qui, pourtant, n'a plus grand chose à voir avec le cinéma russe tel que nous le connaissions jusqu'alors.
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par Pierre Murat | Négatif

Le héros fait partie des « Nightwatchers » (les agents du Bien), qui luttent contre les « Daywatchers » (les vampires) oeuvrant dans les bas fonds de Moscou... Fumeux et spectaculaire, le film a dépassé, en Russie, les entrées du Seigneur des anneaux.
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par Vincent Ostria | Négatif

Incompréhensible, le film gagnerait à être élagué. La bande-annonce est plus réussie que ce clip - gothique touillant sans trêve la même bouillasse stroboscopique.
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