par Guillaume Loison | 3/5
A force de poses de modes, d'images léchées et de fantasmagories érotiques, le film trouve naturellement sa respiration : indolente forcément, entre ennui béat et délassement hypnotique. Pas désagréable et même mieux que ça. Diane Bertrand n'est certes ni Claire Denis ni Wong Kar-waï, mais son style fait de dépouillements et de rondeurs successives assure le climax minimum.
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A force de poses de modes, d'images léchées et de fantasmagories érotiques, le film trouve naturellement sa respiration : indolente forcément, entre ennui béat et délassement hypnotique. Pas désagréable et même mieux que ça. Diane Bertrand n'est certes ni Claire Denis ni Wong Kar-waï, mais son style fait de dépouillements et de rondeurs successives assure le climax minimum.
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par Axel | 2/5
Les corps pour ce qu'ils sont donc, mais aussi pour ce qu'ils pourraient être : la belle silhouette d'Iris et son intégrité sont d'emblée mises en péril. Son petit bout de doigt perdu dès le commencement du film renvoie tout de suite aux multiples possibles du corps et aux dangers qu'il représente pour lui-même. De la simple coupure à la mort, de l'étreinte à la séparation des amants, L'Annulaire fait l'inventaire des limites du corps humain et des inquiétudes qui y sont liées. Ce complexe de séparation auquel est sensé remédier le fameux scientifique persiste à metaphoriser et à inscrire dans une perspective plus psychanalytique toute cette problématique. L'analyse plus profonde de ces considérations est néanmoins dispensable. Issus directement du roman de Yoko Ogawa, ces thèmes trouvent là une illustration assez réussie, parce que systématique. A regret, ce film, qui parfois (la première demie-heure surtout) trouve une grâce particulière et rare dans sa mise en image, n'est pas assez attachant, un brin trop hautain et excessif pour que le conte de la jeune fille égarée et de l'ogre charmant ne marque vraiment les esprits.
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Les corps pour ce qu'ils sont donc, mais aussi pour ce qu'ils pourraient être : la belle silhouette d'Iris et son intégrité sont d'emblée mises en péril. Son petit bout de doigt perdu dès le commencement du film renvoie tout de suite aux multiples possibles du corps et aux dangers qu'il représente pour lui-même. De la simple coupure à la mort, de l'étreinte à la séparation des amants, L'Annulaire fait l'inventaire des limites du corps humain et des inquiétudes qui y sont liées. Ce complexe de séparation auquel est sensé remédier le fameux scientifique persiste à metaphoriser et à inscrire dans une perspective plus psychanalytique toute cette problématique. L'analyse plus profonde de ces considérations est néanmoins dispensable. Issus directement du roman de Yoko Ogawa, ces thèmes trouvent là une illustration assez réussie, parce que systématique. A regret, ce film, qui parfois (la première demie-heure surtout) trouve une grâce particulière et rare dans sa mise en image, n'est pas assez attachant, un brin trop hautain et excessif pour que le conte de la jeune fille égarée et de l'ogre charmant ne marque vraiment les esprits.
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par T. S. | Négatif
Ce n'est donc pas l'intelligence ni l'élégance qui manquent au film de Diane Bertrand. Mais on dirait qu'elle s'est forcée de faire en sorte qu'il n'y ait à redire, et du coup, il n'y a plus grand chose à dire.
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Ce n'est donc pas l'intelligence ni l'élégance qui manquent au film de Diane Bertrand. Mais on dirait qu'elle s'est forcée de faire en sorte qu'il n'y ait à redire, et du coup, il n'y a plus grand chose à dire.
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par Aurélien Allin | 2/5
L'ennui guette rapidement, et le spectateur n'a plus qu'à se raccrocher à la beauté visuelle de ce film remarquablement photographié, et à la transcendante musique de Beth Gibbons, chanteuse du groupe Portishead.
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par Ophélie Wiel | Positif
On peut regretter qu'au jeu austère des acteurs Diane Bertrand ajoute une mise en scène cérébrale, assortie d'images trop léchées, supposées oniriques. Mais on se surprend à s'attacher au mystère du petit bout d'annulaire perdu, fil rouge de ce conte fantastique et excessif jusque dans la bizarrerie.
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On peut regretter qu'au jeu austère des acteurs Diane Bertrand ajoute une mise en scène cérébrale, assortie d'images trop léchées, supposées oniriques. Mais on se surprend à s'attacher au mystère du petit bout d'annulaire perdu, fil rouge de ce conte fantastique et excessif jusque dans la bizarrerie.
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par François-Guillaume Lorrain | Positif
Version fétichiste de « La Belle et la Bête », cet « Annulaire », très fidèle au roman de Yoki Okawa, repose sur une intrigue bien ténue, mais vous plonge dans une atmosphère feutrée et délétère. Diane Bertrand ne déflore rien, sinon sa jeune protagoniste, dont on épouse l'apprentissage peu banal et mystérieux. Une réussite certes mineure, mais où les acteurs sont au diapason d'une intrigue délicate et originale.
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Version fétichiste de « La Belle et la Bête », cet « Annulaire », très fidèle au roman de Yoki Okawa, repose sur une intrigue bien ténue, mais vous plonge dans une atmosphère feutrée et délétère. Diane Bertrand ne déflore rien, sinon sa jeune protagoniste, dont on épouse l'apprentissage peu banal et mystérieux. Une réussite certes mineure, mais où les acteurs sont au diapason d'une intrigue délicate et originale.
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L'actualité cinéma...
Le film The Artist vient de triompher une fois encore, et cette fois ce sont nos amis britanniques qui ont honoré le film en lui remettant...
