Le Diable s'habille en Prada

  »  La revue de presse

par Isabelle Kersimon | 7/10

Les aficionados de Sex and the City retrouveront sans mal la patte du réalisateur David Finkel dans cette adaptation très réussie du best-seller de romans dits « chicken litt » (littérature de poulettes, eh oui…) Le Diable s’habille en Prada : drôle, efficace, peuplé de jolies filles comme si New York n’était habitée que de canons trentenaires, fort en musique, proche des acteurs.

Les lecteurs et lectrices du roman seront, quant à eux, peut-être surpris par le travail effectué par le réalisateur sur le personnage dragonesque de Miranda Priestly, beaucoup plus intéressante dans la version filmique.

Très clairement campé, le décor annonce la couleur : dans un petit appartement un peu délabré, Andy Sachs (délicieuse Anne Hathaway) vit avec son cuisto de copain Nate (super sexy Adrian Grenier, l’un des acteurs principaux de l’autre série sur laquelle David Finkel travaille, Entourage). Elle sort fraîchement de l’université...
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par Yan Lauzon | 3.5/5

L'apparence semble être une des choses les plus importantes de notre société aujourd'hui. L'industrie de la mode a la cote et certains designers sont de véritables vedettes. Un film comme The Devil Wears Prada s'inscrit donc à merveille dans cette tendance qui donne toute la place à la beauté extérieure. Divertissant et entraînant, il a tout du produit bon à consommer, de la carte de mode agréable à regarder, mais qui devra céder sa place à la prochaine nouveauté.
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par Guillaume Loison | 1/5

Rêve droitier que ce Diable s'habille en Prada, confondant le travail bien fait avec l'esclavagisme moderne. C'est sûr, on ne grimpera jamais aux rideaux pour ce truc-là.
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par V. | 2/5

La réalisation, hélas, ne transcende pas les névroses décrites : soumission, superficialisme, ambition (et arrivisme), trahison... Trop plat, le traitement est plus proche de l'industrialisation façon Gap que de l'artisanat manière Hermès.
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par Thomas Sotinel | Positif

Le film s'offre quelques observations justes sur le sort, assez largement partagé, des stagiaires et assistants qui vivent par procuration dans l'opulence tout en percevant un salaire dérisoire. Mais Le diable s'habille en Prada n'est pas une comédie sociale, à peine une comédie de moeurs.
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par Camille Brun | 2/5

Or, LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA a une fâcheuse tendance à se centrer sur la fadasse et ennuyeuse Andy aux non-aventures tristounettes. Alors on se permettra de rajouter une phrase à la maxime d'Hitchcock : "meilleur est le méchant, meilleur est le film... mais il faut veiller à ne pas non plus négliger le gentil !."
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par Louis Guichard | Positif

Comme beaucoup de comédies américaines actuelles, Le diable… est un mélange de prêt-à-porter bas de gamme et de création. Dans ses meilleurs moments, la satire de la mode retrouverait presque la jubilation cruelle de La Femme modèle, de Minnelli, avec ses personnages frivoles, dédaigneux, et une manière de caricaturer un monde tout en cultivant son attrait.
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par Christophe Carrière | Positif

C'est plus convenu, moins acerbe. Pas désagréable toutefois, à la croisée de Pretty Woman et de Working Girl, sans l'étoffe du film culte qu'arborent ces deux-là.
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