I'm Not There

  »  La revue de presse

par Frédéric Bas | 2/5

Hélas, I'm not there confirme nos sentiments anciens sur son cinéma : Haynes est sans doute un magnifique faiseur d'images, mais son feu d'artifice est sans âme, un peu longuet et manque Bob Dylan, grand absent, malgré tout ce bruit.
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par Isabelle Regnier | Positif

Plutôt que de reconstituer une hypothétique trajectoire linéaire, Todd Haynes, réalisateur du très inspiré Loin du Paradis, a éclaté l'icône des années 1960 dans un portrait tourbillonnant, entièrement nourri de l'imaginaire de l'artiste, et de la manière dont il s'est lui-même mis en scène au long de sa vie.
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par François Gorin | Positif

Le vrai est un moment du faux, tel serait le fin mot du film. Todd Haynes n'a pas de vision particulière de Bob Dylan. C'est un peu sa façon de dire : je ne suis pas là. Il a dû beaucoup lire, voir toutes les images (Don't look back, de Pennebaker, et le reste), repasser les disques. Son film est logiquement tissé de références et d'allusions, c'est son principe même : rien n'est pure invention, tout est reprise et remise en scène. Quand le Dylan folk l'inspire moins, Haynes le traite en faux documentaire et ça fait la blague (avec Julianne Moore en Joan Baez !). Paradoxe : de sa folle accumulation de détails, le film tient à la fois sa justesse et ses insuffisances.
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par Pierre Murat | Négatif

Idée enivrante que le réalisateur rend fumeuse, à force de suffisance. Car pour se retrouver dans le dédale des avatars de Bob Dylan, il ne suffit pas d'être un fan. Mais d'être dylanophile. Voire dylanodocte. Il s'agit de manier non seulement son oeuvre, mais sa vie, son esprit, voire son in(sub)-conscient. Tâche écrasante que le réalisateur ne nous facilite guère. Très vite, on se perd dans les inventions, les projections qu'il nous impose. Par moments, on arrive à discerner le talent d'un comédien (Cate Blanchett, en l'occurrence, même si sa perruque en fait le sosie parfait de Marie-Paule Belle). Mais quid de Richard Gere en vieux cow-boy ?
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par Julien Welter | Positif

Après Velvet Goldmine (1998), qui évoquait David Bowie, Todd Haynes réutilise son système de fausses incarnations et livre une oeuvre fascinante sur un immense artiste.
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par Philippe Azoury | Positif

L'insaisissable Rimbaud folk, auquel Todd Haynes prête six visages, devient dans cette bio d'avant-garde le précipité vivant de l'Amérique contemporaine.
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par Olivier Pélisson | 4/5

Beaucoup de choses sont là, mais sans lourdeur explicative. Noir et blanc et couleur se relaient, allers et retours spatio-temporels aussi, pour des moments réels ou symboliques, auxquels les comédiens se donnent démocratiquement, de la star à l'inconnu. Les faux témoins valent aussi leur pesant d'or (Julianne Moore en Joan Baez !).
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par Helen Faradji | 2/5

Bien sûr, on remerciera Todd Haynes de ne pas avoir été complaisant avec Dylan. On comprendra aussi la volonté du cinéaste de nous faire saisir toute l'universalité et l'intemporalité de l'oeuvre du chanteur. Mais on regrettera que cette dernière serve trop souvent de faire-valoir au film qui se perd parfois dans une longue auto-contemplation. Concept, vous avez dit concept ?
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par Karl Filion | 3/5

Au final, un film épuisant à regarder qu'il est difficile - mais pas impossible - d'apprécier. Un bel exemple de cinéma de l'évocation émotive qui a ses bons moments, mais qui repousse sa conclusion inutilement. Sinon, le montage scabreux perd presque son pari; derrière toute la confusion du film se cachent effectivement de nombreuses idées nouvelles qui méritent une attention particulière, mais la véritable innovation du film demeure de rejeter la simplicité et de ne pas se transformer en panégyrique flagorneur.
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par Michel Rebichon | 3/4

Pour toute tranche de la vie du musicien, Haynes adapte sa mise en scène, la couleur de l'image, son montage, sa bande son dans une invitation au voyage qui ravivera la nostalgie des fans et excitera la curiosité de ceux qui découvriront l'auteur de "Blowin' in the Wind".
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