par Jean-Philippe Tessé | 0/5
Bataille dans le ciel donne clairement dans l'épate-couillon en filmant les aventures d'un garde du corps qui couche avec la fille de son patron, la tue, et termine le film en se traînant à genoux, un sac sur la tête, devant Notre-Dame des Prétentieux. Parcours qui donne à réfléchir, attention, enjeu énormissimou. La poésie a-t-elle déserté le monde ? Dieu, qui est-il, d'où vient-il ? Quelqu'un a l'heure ? Il n'y a pourtant rien à tirer du film. C'est si vide, si creux, si bête et surtout, il n'y a pas un gramme de sincérité ou de fragilité là-dedans, c'est du travail de pro, du symbolisme à la truelle qui ne s'avoue pas. Film baudruche et cinéaste toc.
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Bataille dans le ciel donne clairement dans l'épate-couillon en filmant les aventures d'un garde du corps qui couche avec la fille de son patron, la tue, et termine le film en se traînant à genoux, un sac sur la tête, devant Notre-Dame des Prétentieux. Parcours qui donne à réfléchir, attention, enjeu énormissimou. La poésie a-t-elle déserté le monde ? Dieu, qui est-il, d'où vient-il ? Quelqu'un a l'heure ? Il n'y a pourtant rien à tirer du film. C'est si vide, si creux, si bête et surtout, il n'y a pas un gramme de sincérité ou de fragilité là-dedans, c'est du travail de pro, du symbolisme à la truelle qui ne s'avoue pas. Film baudruche et cinéaste toc.
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par Vincy | 2/5
Un homme adipeux. Le corps n'est pas beau. Une tête de femme, lorsque la caméra descend. Une pipe. La bite est volumineuse. Est-ce son volume qui tire une larme à la jeune fille? Ou l'innocence d'un amour perdu ? Bataille dans le ciel commence ainsi. Et finira de même. Peinture abstraite de la folie urbaine, d'un Mexico saturé de lumière, en proie à ses contradictions : pauvres, riches, blancs, hispanos, obèses, bien portants... Le film déroutera. Les aficionados y voueront un culte mystique. Illuminations ou mirages? Car, au-delà de la provocation que pourrait engendrer certaines scènes sexuellement explicites, le film évoquera surtout un désir de vouloir transporter le spectateur dans une expérience originale. Le film n'est donc pas offert à tous. Il peut aussi être reçu différemment.
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Un homme adipeux. Le corps n'est pas beau. Une tête de femme, lorsque la caméra descend. Une pipe. La bite est volumineuse. Est-ce son volume qui tire une larme à la jeune fille? Ou l'innocence d'un amour perdu ? Bataille dans le ciel commence ainsi. Et finira de même. Peinture abstraite de la folie urbaine, d'un Mexico saturé de lumière, en proie à ses contradictions : pauvres, riches, blancs, hispanos, obèses, bien portants... Le film déroutera. Les aficionados y voueront un culte mystique. Illuminations ou mirages? Car, au-delà de la provocation que pourrait engendrer certaines scènes sexuellement explicites, le film évoquera surtout un désir de vouloir transporter le spectateur dans une expérience originale. Le film n'est donc pas offert à tous. Il peut aussi être reçu différemment.
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par Jean-Luc Douin | Positif
On a rarement vu film aussi dérangeant depuis Un chien andalou de Luis Buñuel. Aussi violemment que l'image d'un oeil tranché au rasoir, que celle de deux mains palpant des seins et d'un homme bavant du sang sous l'effet du désir, plusieurs scènes de Bataille dans le ciel, du Mexicain Carlos Reygadas, né en 1971, exaltent de divins ravissements et la béatitude obscure de l'amour interdit.
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On a rarement vu film aussi dérangeant depuis Un chien andalou de Luis Buñuel. Aussi violemment que l'image d'un oeil tranché au rasoir, que celle de deux mains palpant des seins et d'un homme bavant du sang sous l'effet du désir, plusieurs scènes de Bataille dans le ciel, du Mexicain Carlos Reygadas, né en 1971, exaltent de divins ravissements et la béatitude obscure de l'amour interdit.
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par Philippe Azoury | Positif
Des scènes virtuoses, des petits chocs, avec lesquels la mise en scène, comme devant un défi, va devoir jouer pendant une heure trente. Sentiment encore que ces mêmes films se construisent autour d'une absence : ici, c'est un enfant, enlevé par Marcos et sa femme qui vend des beignets au sugus dans les couloirs du métro. Un bambin rapté pour du fric, qu'ils ont, par mégarde, laissé crever. Et c'est ce moment hors champ, qui a fait d'eux des criminels, qui ouvre une sorte de siphon dans le fond du film par lequel tout va être entraîné à l'égout : l'hallucination auditive, et son pendant visuel. C'est par absence généralisée que naîtront ces suites d'actes, dont on ne sait jamais quelle raison les pousse. Tout ça entouré de dégénérés civilisés, qui pissent dans le coffre arrière de la voiture. Compliments !
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Des scènes virtuoses, des petits chocs, avec lesquels la mise en scène, comme devant un défi, va devoir jouer pendant une heure trente. Sentiment encore que ces mêmes films se construisent autour d'une absence : ici, c'est un enfant, enlevé par Marcos et sa femme qui vend des beignets au sugus dans les couloirs du métro. Un bambin rapté pour du fric, qu'ils ont, par mégarde, laissé crever. Et c'est ce moment hors champ, qui a fait d'eux des criminels, qui ouvre une sorte de siphon dans le fond du film par lequel tout va être entraîné à l'égout : l'hallucination auditive, et son pendant visuel. C'est par absence généralisée que naîtront ces suites d'actes, dont on ne sait jamais quelle raison les pousse. Tout ça entouré de dégénérés civilisés, qui pissent dans le coffre arrière de la voiture. Compliments !
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par Hugo de Saint Phalle | 2/5
BATALLA EN EL CIELO est-il un bijou d'ambition ou un désespérant exercice de masturbation intellectuelle ? Pas sûr, en toute honnêteté, que l'on puisse vraiment trancher ce débat de pures subjectivités. Ce que l'on peut regretter néanmoins, c'est l'aliénation totale des émotions, rendues inexistantes par un traitement trop clinique.
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BATALLA EN EL CIELO est-il un bijou d'ambition ou un désespérant exercice de masturbation intellectuelle ? Pas sûr, en toute honnêteté, que l'on puisse vraiment trancher ce débat de pures subjectivités. Ce que l'on peut regretter néanmoins, c'est l'aliénation totale des émotions, rendues inexistantes par un traitement trop clinique.
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par Pierre Murat | Mitigé
La mise en scène est d'un brio qui agace mais confond. Elle agace lorsque Reygadas, exhibo, se lance dans un superbe et ostentatoire travelling-panoramique à 360 degrés, commençant sur un couple qui fait l'amour pour finir sur le même couple, après qu'il a (tristement) joui. Elle est confondante lorsque Reygadas filme des pèlerins en pleine extase mystique, se traînant à genoux vers une cathédrale, avec parmi eux Marcos, à mi-chemin entre le crime et le châtiment, presque dostoïevskien...
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La mise en scène est d'un brio qui agace mais confond. Elle agace lorsque Reygadas, exhibo, se lance dans un superbe et ostentatoire travelling-panoramique à 360 degrés, commençant sur un couple qui fait l'amour pour finir sur le même couple, après qu'il a (tristement) joui. Elle est confondante lorsque Reygadas filme des pèlerins en pleine extase mystique, se traînant à genoux vers une cathédrale, avec parmi eux Marcos, à mi-chemin entre le crime et le châtiment, presque dostoïevskien...
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L'actualité cinéma...
Celle qui fut reine de la pop R'n'B dans les années 80 et 90 a été retrouvée morte dans sa chambre de l'hôtel...
