par Reynald Dal Barco | 7/10
La compétition 2005 du festival de Cannes s’ouvrait mercredi dernier par le film de Dominik Moll dénommé "Lemming". Un vent glacial a dû souffler sur la croisette, c’est certain. Artisanes de cette tempête glacée : deux Charlottes, aussi énigmatiques l’une que l’autre, Rampling associée ici à Gainsbourg. "Lemming", c’est l’histoire d’une vengeance, la plus pernicieuse qui soit, une vengeance d’amour, celle d’une femme, qui, avant de se faire sauter le caisson, formate un plan machiavélique, histoire de se venger de son homme qui la trompe à tours de bras…
Alain et Bénédicte, charmant couple bien rangé à qui rien ne manque, invite un soir le patron d’Alain, alias André Dussollier, et son énigmatique femme portant lunettes fumées, incarnée ici par Rampling la troublante. En fin de dîner...
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La compétition 2005 du festival de Cannes s’ouvrait mercredi dernier par le film de Dominik Moll dénommé "Lemming". Un vent glacial a dû souffler sur la croisette, c’est certain. Artisanes de cette tempête glacée : deux Charlottes, aussi énigmatiques l’une que l’autre, Rampling associée ici à Gainsbourg. "Lemming", c’est l’histoire d’une vengeance, la plus pernicieuse qui soit, une vengeance d’amour, celle d’une femme, qui, avant de se faire sauter le caisson, formate un plan machiavélique, histoire de se venger de son homme qui la trompe à tours de bras…
Alain et Bénédicte, charmant couple bien rangé à qui rien ne manque, invite un soir le patron d’Alain, alias André Dussollier, et son énigmatique femme portant lunettes fumées, incarnée ici par Rampling la troublante. En fin de dîner...
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par Guillaume Loison | 3/5
Le film grince de toutes parts, trop explicite d'un côté (les citations mal digérées aux maîtres Lynch, Kubrick et Polanski, la métaphore du lemming, qui pointe son museau à chaque cachoterie ou jeu de dupe), trop fastoches de l'autre (sur les effets pervers du contrôle par exemple). Reste une série de fulgurances, belles séquences qu'on détache facilement soi-même de la structure. Mais une angoisse persiste : on a bien peur de voir l'oeuvre à venir de Dominik Moll relever d'un work-in-progress plus pataud que réellement malade.
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Le film grince de toutes parts, trop explicite d'un côté (les citations mal digérées aux maîtres Lynch, Kubrick et Polanski, la métaphore du lemming, qui pointe son museau à chaque cachoterie ou jeu de dupe), trop fastoches de l'autre (sur les effets pervers du contrôle par exemple). Reste une série de fulgurances, belles séquences qu'on détache facilement soi-même de la structure. Mais une angoisse persiste : on a bien peur de voir l'oeuvre à venir de Dominik Moll relever d'un work-in-progress plus pataud que réellement malade.
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par Sabrina | 3/5
Au programme : perte de self-control, fragilité et dualité. Des faits plus ou moins porteurs, toujours selon l'axe de lecture que l'on choisit de suivre. Point fort : aussi volontairement confus soit le récit, Dominik Moll use d'un langage direct pour justement multiplier ces vraies et fausses pistes. Lemming embrasse ce territoire des fantasmes et désirs humains les plus ardents (adultère, folie meurtrière, vengeance froide) pour nourrir ses sujets de comportements instinctifs. Instinctifs ; par-là même tangibles, spontanés, peu à peu irrationnel. Tensions construites en catimini, jeux de reflets, projections et surimpressions, dangers et sentiments d'urgence : tout est là pour un film habilement nuancé, teinté d'humour en son ouverture et de lyrisme en son sein. Pour son troisième long métrage, Dominik Moll a ciblé haut. Il lui revient désormais de continuer sur sa lancée, pour un cinéma concrètement démarqué.
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Au programme : perte de self-control, fragilité et dualité. Des faits plus ou moins porteurs, toujours selon l'axe de lecture que l'on choisit de suivre. Point fort : aussi volontairement confus soit le récit, Dominik Moll use d'un langage direct pour justement multiplier ces vraies et fausses pistes. Lemming embrasse ce territoire des fantasmes et désirs humains les plus ardents (adultère, folie meurtrière, vengeance froide) pour nourrir ses sujets de comportements instinctifs. Instinctifs ; par-là même tangibles, spontanés, peu à peu irrationnel. Tensions construites en catimini, jeux de reflets, projections et surimpressions, dangers et sentiments d'urgence : tout est là pour un film habilement nuancé, teinté d'humour en son ouverture et de lyrisme en son sein. Pour son troisième long métrage, Dominik Moll a ciblé haut. Il lui revient désormais de continuer sur sa lancée, pour un cinéma concrètement démarqué.
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par Philippe Azoury | Positif
Dans Lemming, au-delà du trouble, il y a la conscience que les désastres ont eu lieu, et que, si la vie a basculé dans un ailleurs terrifiant, c'est par effet de contamination. La parano est contagieuse parce qu'on la nourrit à trop vouloir tout maîtriser. Le film, partant de là, trouve une ampleur insoupçonnée, regardant, scientifiquement, placidement, comment la contagion, le doute, la folie se répandent en l'homme. Rien ne sert à Moll de s'énerver, de jouer les codes du film de genre. Ce qu'il montre se trouve ici même : comment une société qui rêve de tout contrôler, et qui a peur de la contamination, s'offre, par refoulé, comme la plus contaminable. Le plus contrôlable des corps.
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Dans Lemming, au-delà du trouble, il y a la conscience que les désastres ont eu lieu, et que, si la vie a basculé dans un ailleurs terrifiant, c'est par effet de contamination. La parano est contagieuse parce qu'on la nourrit à trop vouloir tout maîtriser. Le film, partant de là, trouve une ampleur insoupçonnée, regardant, scientifiquement, placidement, comment la contagion, le doute, la folie se répandent en l'homme. Rien ne sert à Moll de s'énerver, de jouer les codes du film de genre. Ce qu'il montre se trouve ici même : comment une société qui rêve de tout contrôler, et qui a peur de la contamination, s'offre, par refoulé, comme la plus contaminable. Le plus contrôlable des corps.
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par Hugo de Saint Phalle | 3/5
A vouloir faire trop mystérieux et psychologique, Dominik Moll finit par tomber dans la caricature. Heureusement, il n'a rien perdu de son talent de directeur d'acteurs. Alors, même si l'on ne goûte pas forcément les caprices narratifs et stylistiques, on se régale devant la performance impeccable des quatre comédiens. C'est déjà beaucoup.
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A vouloir faire trop mystérieux et psychologique, Dominik Moll finit par tomber dans la caricature. Heureusement, il n'a rien perdu de son talent de directeur d'acteurs. Alors, même si l'on ne goûte pas forcément les caprices narratifs et stylistiques, on se régale devant la performance impeccable des quatre comédiens. C'est déjà beaucoup.
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par Sylvie Jacquy | Négatif
Mêlant fantasme et fantastique à la manière d'un Lynch maladroit, osant l'inconscient et la sophistication façon Hitchcock en appuyant un peu trop sur ses respectables références, s'autorisant même au passage un clin d'oeil un peu caricatural au SHINING de Kubrick, à trop vouloir en faire, LEMMING perd de son efficacité et, pire que tout, finit par passablement ennuyer son monde. Bref on en arrive finalement et logiquement à se fiche de savoir pourquoi les lemmings se suicident quand ils n'arrivent pas à contourner un obstacle, le nôtre, à ce moment précis, étant la trotteuse de notre montre qui semble faire du surplace.
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Mêlant fantasme et fantastique à la manière d'un Lynch maladroit, osant l'inconscient et la sophistication façon Hitchcock en appuyant un peu trop sur ses respectables références, s'autorisant même au passage un clin d'oeil un peu caricatural au SHINING de Kubrick, à trop vouloir en faire, LEMMING perd de son efficacité et, pire que tout, finit par passablement ennuyer son monde. Bref on en arrive finalement et logiquement à se fiche de savoir pourquoi les lemmings se suicident quand ils n'arrivent pas à contourner un obstacle, le nôtre, à ce moment précis, étant la trotteuse de notre montre qui semble faire du surplace.
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L'actualité cinéma...
Le film The Artist vient de triompher une fois encore, et cette fois ce sont nos amis britanniques qui ont honoré le film en lui remettant...
