Inglourious Basterds

  »  La revue de presse

par Thomas Sotinel | 2.5

La symbolique est impossible à démêler, mais, au moins, la mise en scène se fait plus inventive, en jouant sur les espaces du cinéma, en suggérant les perversions et les libérations qu'offre l'art face à la cruauté de l'Histoire. Ici, contrairement au récent Walkyrie de Bryan Singer, le suspense reste entier puisqu'Inglourious Basterds se meut dans une totale apesanteur historique. Le dénouement, quel qu'il soit, devrait bouleverser ou transporter. Mais, c'est peut-être une déformation professionnelle, la seule réflexion qui vient est : "Peut tellement mieux faire".
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par Jacques Morice | 4

Changer le cours de l'Histoire, la fiction le peut. C'est ce pouvoir formidable que ­Tarantino célèbre, en utilisant la matière même du cinéma - la pellicule nitrate, ­extrêmement inflammable - comme arme réelle de combat contre le nazisme. Antinazi mais germanophile, voilà l'ultime atout d'Inglourious Basterds, qui cite Pabst, a été tourné à Berlin, comprend pas mal de vedettes d'outre-Rhin (Daniel Brühl, Til Schweiger) et en révèle une : Christoph Waltz, très savoureux en génie du mal, justement récompensé à Cannes. Chapeau, Quentin. Beau geste, schöner film, happy end.
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par NDLR | 3

Où est le réalisateur de «Pulp Fiction», qui maîtrisait son scénario avec précision ? «Inglourious Basterds» dure 2 heures 28 minutes, et laisse pourtant un goût d`inachevé.
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par Steven Tuffin | 2.5

Ce soi-disant comeback de Quentin tape sur les nerfs quasi dès les premières images. Brad Pitt qui dirige un bataillon de soldats américains assoiffés de scalps nazis se comporte encore plus bêtement qu'une starlette, Mélanie Laurent campe une juive ingénieuse avec un air très enjoué et les autres personnages sont présentés - si c'est possible - de manière encore plus superficielle. Petite lueur d'espoir : Christoph Waltz qui interprète magistralement un officier nazi ainsi que le jeu de caméra de Robert Richardson qui, par moment, est époustouflant.
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par MpM | 4

Au fond, qu'il s'agisse d'une allégorie sincère ou d'un pied de nez narquois importe peu. Car répondre à l'obscurantisme, à l'intolérance et à la bêtise par des films généreux, drôles et intelligents est un moyen comme un autre d'empêcher les êtres humains de s'exterminer les uns les autres. Même lorsque, comme ici, la démonstration ne manque pas de passer par deux ou trois déchaînements de violence… Ne pas se prendre au sérieux, jouer avec la morale et mettre le plaisir avant toute chose… pas de doute, Tarantino reste Tarantino !
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par Jean-Marc Lalanne | 5

Tarantino repeint le film de la seconde guerre mondiale aux couleurs du cinéma bis et du western-spaghetti. Un manifeste pour le détournement et le métissage. Grandiose.
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par Eric Libiot | 3

Un film de guerre de série B revisité par Tarantino. Du brillant et du terne.
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par Mélanie Carpentier | 3

Ni jouissif, ni ennuyeux, plutôt mou même en son coeur, le nouveau Tarantino, s'il n'égale pas les précédents, ne leur fait pas pour autant honte. Un bilan trop mitigé pour celui dont on attendait tant.
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par Gérard Delorme | 4

Dans sa seconde moitié, le film trouve un rythme idéal. Jusqu'au bouquet final qui, avec un culot invraisemblable, réécrit l'histoire au nom du cinéma.
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par Fabrice Leclerc | 4

Inglourious Basterds est une déclaration d'amour au cinéma de la part de son plus fidèle Don Juan, un opus Tarantinesque en forme de point d'orgue et de fin de cycle. Quentin est en pleine maturation et on aurait tort de bouder ce plaisir- là !
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par Eric Van Cutsem | 5

On ne peut donc que vous recommander d'aller voir cet INGLOURIOUS BASTERDS tout en vous rappelant de vous équiper de votre sens du troisième degré pour affronter une parodie souvent hilarante, faute de quoi vous risquer de vous heurter au premier degré à un film indigeste...
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