par Sabrina | 3/5
Le plus simplement du monde, Camera Kids suivra le courant, dénué de sentimentalisme, captant ces regards, sourires et élans d'enfants au vif de l'instant présent. Une aventure humaine à l'origine improvisée sous l'oeil de la caméra, au hasard des ruelles, des couloirs de ce bordel, des excursions, témoignages, récits et moments de bonheur coexistant avec l'inconcevable quotidien. Monté à la façon d'un journal filmé, le film souffrira d'un bon manque de structure en sa première moitié. Peu de détails nous seront révélés quant aux conditions de vies, notamment l'histoire familiale de chacun. Si le procédé ralenti quelque peu notre immersion, il présentera l'immense avantage d'un discours exempt de pathos, jamais complaisant, toujours centré sur la sensibilité de chacun. A juste titre, Ross Kaufmann et Zana Briski banalisent le chaotique Sonagachi ne dessinant l'enfer qu'en catimini. Ici, le coup de gueule d'une mère asphyxiée par la présence de son fils ou encore l'écrasant poids des modèles sociaux ; là, le décès d'une d'entre elles dans de suspectes conditions. Un décès de plus classé sans suite parmi tant d'autres.
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Le plus simplement du monde, Camera Kids suivra le courant, dénué de sentimentalisme, captant ces regards, sourires et élans d'enfants au vif de l'instant présent. Une aventure humaine à l'origine improvisée sous l'oeil de la caméra, au hasard des ruelles, des couloirs de ce bordel, des excursions, témoignages, récits et moments de bonheur coexistant avec l'inconcevable quotidien. Monté à la façon d'un journal filmé, le film souffrira d'un bon manque de structure en sa première moitié. Peu de détails nous seront révélés quant aux conditions de vies, notamment l'histoire familiale de chacun. Si le procédé ralenti quelque peu notre immersion, il présentera l'immense avantage d'un discours exempt de pathos, jamais complaisant, toujours centré sur la sensibilité de chacun. A juste titre, Ross Kaufmann et Zana Briski banalisent le chaotique Sonagachi ne dessinant l'enfer qu'en catimini. Ici, le coup de gueule d'une mère asphyxiée par la présence de son fils ou encore l'écrasant poids des modèles sociaux ; là, le décès d'une d'entre elles dans de suspectes conditions. Un décès de plus classé sans suite parmi tant d'autres.
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par Jacques Mandelbaum | Mitigé
Qu'en dire, sinon que la misère noire de ces enfants et l'aide effective que leur a apportée la photographe incitent à passer sous silence la querelle esthétique et politique que pourrait susciter la candeur de ce clip humanitaire ?
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Qu'en dire, sinon que la misère noire de ces enfants et l'aide effective que leur a apportée la photographe incitent à passer sous silence la querelle esthétique et politique que pourrait susciter la candeur de ce clip humanitaire ?
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par Hugo de Saint Phalle | 4/5
On pourrait bien reprocher aux deux co-réalisateurs quelques plans hésitants par-ci par-là ou une trame narrative un peu brouillone mais, franchement, s'arrêter là serait passer à côté de l'essentiel : CAMERA KIDS est le récit d'une aventure unique. Voir cette jeune femme mettre tout en oeuvre pour sortir quelques gamins de la misère et arriver à quelques résultats concrets est bouleversant. De même, il faut entendre ces gosses des rues sortir, le plus naturellement du monde, des leçons sur la vie dont beaucoup d'adultes feraient bien de s'inspirer. Cerise sur le gâteau, s'ajoute à ce volet universel une intéressante exploration de l'art photographique, à travers les clichés parfois somptueux des enfants. On ne voit pas ce que l'on pourrait demander de plus.
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On pourrait bien reprocher aux deux co-réalisateurs quelques plans hésitants par-ci par-là ou une trame narrative un peu brouillone mais, franchement, s'arrêter là serait passer à côté de l'essentiel : CAMERA KIDS est le récit d'une aventure unique. Voir cette jeune femme mettre tout en oeuvre pour sortir quelques gamins de la misère et arriver à quelques résultats concrets est bouleversant. De même, il faut entendre ces gosses des rues sortir, le plus naturellement du monde, des leçons sur la vie dont beaucoup d'adultes feraient bien de s'inspirer. Cerise sur le gâteau, s'ajoute à ce volet universel une intéressante exploration de l'art photographique, à travers les clichés parfois somptueux des enfants. On ne voit pas ce que l'on pourrait demander de plus.
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par Frédéric Strauss | Positif
L'oscar du meilleur documentaire a récompensé, en février, ce film, dont le titre original est plus violent : Born into brothels - « Nés dans des bordels ». On y fait connaissance avec des enfants d'un quartier chaud de Calcutta, où la photographe et journaliste new-yorkaise Zana Briski était venue enquêter sur la condition des femmes. Devant la curiosité des enfants pour son travail, elle leur a enseigné la technique de la prise de vues, avant de confier à chacun un appareil photo. Ces filles et fils de prostituées, mis au ban de la société, sont devenus reporters de leur propre vie, et artistes : la force de leur regard a surgi, d'une manière magnifique, dans des photos qui ont été exposées, mises en vente, et leur ont ouvert un nouvel horizon.
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L'oscar du meilleur documentaire a récompensé, en février, ce film, dont le titre original est plus violent : Born into brothels - « Nés dans des bordels ». On y fait connaissance avec des enfants d'un quartier chaud de Calcutta, où la photographe et journaliste new-yorkaise Zana Briski était venue enquêter sur la condition des femmes. Devant la curiosité des enfants pour son travail, elle leur a enseigné la technique de la prise de vues, avant de confier à chacun un appareil photo. Ces filles et fils de prostituées, mis au ban de la société, sont devenus reporters de leur propre vie, et artistes : la force de leur regard a surgi, d'une manière magnifique, dans des photos qui ont été exposées, mises en vente, et leur ont ouvert un nouvel horizon.
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L'actualité cinéma...
Le film The Artist vient de triompher une fois encore, et cette fois ce sont nos amis britanniques qui ont honoré le film en lui remettant...
