par Guillaume Loison | 3/5
La comparaison avec quelques récents hits indépendants plus friqués et classieux méduse. Là où un Collision, par exemple, s'acharne à reconstituer le réel pour s'élever dans un grand mouvement choral assez pompier, Hustle & flow à l'inverse, n'avance que dans l'intention de s'en extraire -du réel- assumant sans complexe son statut de film de transition. Du coup, le constat de la misère n'en est que plus boosté et les poncifs qui vont avec naturellement dégraissés. Chaque scène de pathos est appréhendée non sans une certaine douleur, comme un nouveau problème de mise en scène à régler, un passage obligé qu'il faut gérer au mieux. Pour preuve, la belle séquence d'achat du micro, où Djay se résout à redevenir minable petit hustler en sacrifiant au vendeur la fille qui l'accompagne pour une passe gratuite.
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La comparaison avec quelques récents hits indépendants plus friqués et classieux méduse. Là où un Collision, par exemple, s'acharne à reconstituer le réel pour s'élever dans un grand mouvement choral assez pompier, Hustle & flow à l'inverse, n'avance que dans l'intention de s'en extraire -du réel- assumant sans complexe son statut de film de transition. Du coup, le constat de la misère n'en est que plus boosté et les poncifs qui vont avec naturellement dégraissés. Chaque scène de pathos est appréhendée non sans une certaine douleur, comme un nouveau problème de mise en scène à régler, un passage obligé qu'il faut gérer au mieux. Pour preuve, la belle séquence d'achat du micro, où Djay se résout à redevenir minable petit hustler en sacrifiant au vendeur la fille qui l'accompagne pour une passe gratuite.
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par Franz Miceli | 4/5
Connaissance prise de l'affiche ou de l'histoire d'HUSTLE & FLOW, on s'attend à un énième film de ghetto avec sa palanquée de fusillades, bagarres et provocations inter-gangs. Dix minutes à peine suffisent pourtant à voir s'envoler la peur de se retrouver nez à nez avec un ersatz de MENACE TO SOCIETY ou, dieu nous en préserve, LES PRINCES DE LA VILLE. HUSTLE & FLOW n'entend pas décrire la vie de quartier mais raconter le destin d'un homme, maquereau faute de mieux, superstar du rap en devenir. L'environnement se résume ici à un bar glauque, une maison décrépite et quelques plans sales de rues déshumanisées. Memphis la belle n'a rien à envier aux cités de Compton ou de Long Beach.
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Connaissance prise de l'affiche ou de l'histoire d'HUSTLE & FLOW, on s'attend à un énième film de ghetto avec sa palanquée de fusillades, bagarres et provocations inter-gangs. Dix minutes à peine suffisent pourtant à voir s'envoler la peur de se retrouver nez à nez avec un ersatz de MENACE TO SOCIETY ou, dieu nous en préserve, LES PRINCES DE LA VILLE. HUSTLE & FLOW n'entend pas décrire la vie de quartier mais raconter le destin d'un homme, maquereau faute de mieux, superstar du rap en devenir. L'environnement se résume ici à un bar glauque, une maison décrépite et quelques plans sales de rues déshumanisées. Memphis la belle n'a rien à envier aux cités de Compton ou de Long Beach.
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par Jacques Morice | Positif
Au début chronique sociale sur fond de mouise, le récit se concentre peu à peu sur l'enregistrement « familial » des morceaux, où DJay le tenace se raconte en rythmes tendus. Craig Brewer, jeune réalisateur et auteur du scénario, montre le work in progress, les tâtonnements, le cran de se jeter à l'eau que nécessite le flow (traduisez : le débit). Apre mais poignant, l'accouchement débouche sur des morceaux très puissants où l'acteur, Terrence Howard (un petit rôle remarqué dans Ray), chante lui-même, avec un réel talent de musicien. Ce type, sorte de Benicio Del Toro noir, crève l'écran. On va vite reparler de lui, c'est sûr.
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Au début chronique sociale sur fond de mouise, le récit se concentre peu à peu sur l'enregistrement « familial » des morceaux, où DJay le tenace se raconte en rythmes tendus. Craig Brewer, jeune réalisateur et auteur du scénario, montre le work in progress, les tâtonnements, le cran de se jeter à l'eau que nécessite le flow (traduisez : le débit). Apre mais poignant, l'accouchement débouche sur des morceaux très puissants où l'acteur, Terrence Howard (un petit rôle remarqué dans Ray), chante lui-même, avec un réel talent de musicien. Ce type, sorte de Benicio Del Toro noir, crève l'écran. On va vite reparler de lui, c'est sûr.
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L'actualité cinéma...
Le film The Artist vient de triompher une fois encore, et cette fois ce sont nos amis britanniques qui ont honoré le film en lui remettant...
