par Olivier De Bruyn | Positif
Malgré le regard quasi documentaire qui inspire le scénario et le scrupuleux réalisme formel, le film de Zézé Gamboa adopte le ton de la fable pour donner à voir les difficultés de réinsertion rencontrées par ceux qui, dès leur plus jeune âge, ont été élevés pour devenir des machines de guerre. Une certaine naïveté dans le traitement de l'intrigue et la caractérisation parfois outrancière des personnages secondaires n'empêchent pas ce film sincère de constituer un témoignage précieux.
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Malgré le regard quasi documentaire qui inspire le scénario et le scrupuleux réalisme formel, le film de Zézé Gamboa adopte le ton de la fable pour donner à voir les difficultés de réinsertion rencontrées par ceux qui, dès leur plus jeune âge, ont été élevés pour devenir des machines de guerre. Une certaine naïveté dans le traitement de l'intrigue et la caractérisation parfois outrancière des personnages secondaires n'empêchent pas ce film sincère de constituer un témoignage précieux.
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par Isabelle Regnier | Mitigé
Faire un film dans un pays à peine remis de trente années de guerre n'est pas chose facile. Mais Zézé Gamboa l'a fait, et le résultat, malgré ses maladresses, est réjouissant. Situé dans l'Angola contemporain, où nombre de familles attendent encore le retour de proches portés disparus, Un héros témoigne d'un double et douloureux processus de convalescence collective. D'un côté le beau Vitorio, ancien sergent, privé d'une jambe par l'explosion d'une mine, revient en ville après vingt ans passés sous les drapeaux. Ses espoirs de réintégrer dignement la vie civile sont vite déçus, et il est réduit à la mendicité. Il lui faut alors trouver à la fois un travail et une prothèse pour sa jambe. Déjà difficile à obtenir à l'hôpital, celle-ci lui est volée, puis revendue au marché noir. Dès lors, la recherche de cet objet vital prend des allures d'épopée rocambolesque.
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Faire un film dans un pays à peine remis de trente années de guerre n'est pas chose facile. Mais Zézé Gamboa l'a fait, et le résultat, malgré ses maladresses, est réjouissant. Situé dans l'Angola contemporain, où nombre de familles attendent encore le retour de proches portés disparus, Un héros témoigne d'un double et douloureux processus de convalescence collective. D'un côté le beau Vitorio, ancien sergent, privé d'une jambe par l'explosion d'une mine, revient en ville après vingt ans passés sous les drapeaux. Ses espoirs de réintégrer dignement la vie civile sont vite déçus, et il est réduit à la mendicité. Il lui faut alors trouver à la fois un travail et une prothèse pour sa jambe. Déjà difficile à obtenir à l'hôpital, celle-ci lui est volée, puis revendue au marché noir. Dès lors, la recherche de cet objet vital prend des allures d'épopée rocambolesque.
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par Philippe Scrine | 3/5
UN HEROS n'est pas qu'un drame sur la situation en Angola, et plus particulièrement sur Luanda, après la guerre civile. Sa portée est universelle et pourrait tout aussi bien concerner d'autres pays d'Afrique, d'Amérique latine ou d'Europe centrale, et ces millions de personnes qui portent encore les stigmates des conflits. Quant au héros, Vitorió, le personnage principal, sobrement interprété par Oumar Makéna Diop, il n'est pas le seul à pouvoir revendiquer ce titre.
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UN HEROS n'est pas qu'un drame sur la situation en Angola, et plus particulièrement sur Luanda, après la guerre civile. Sa portée est universelle et pourrait tout aussi bien concerner d'autres pays d'Afrique, d'Amérique latine ou d'Europe centrale, et ces millions de personnes qui portent encore les stigmates des conflits. Quant au héros, Vitorió, le personnage principal, sobrement interprété par Oumar Makéna Diop, il n'est pas le seul à pouvoir revendiquer ce titre.
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par Mathilde Blottière | Négatif
Le sujet intéresse, mais la volonté un peu scolaire de le traiter sous tous ses angles (disparus de la guerre, problèmes d'éducation, etc.) rend le film plutôt laborieux. Et l'on ne dit rien des archétypes (la grand-mère sévère mais juste, la belle instit clairvoyante...) et de la lourdeur de certaines métaphores.
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Le sujet intéresse, mais la volonté un peu scolaire de le traiter sous tous ses angles (disparus de la guerre, problèmes d'éducation, etc.) rend le film plutôt laborieux. Et l'on ne dit rien des archétypes (la grand-mère sévère mais juste, la belle instit clairvoyante...) et de la lourdeur de certaines métaphores.
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L'actualité cinéma...
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