par Olivier De Bruyn | Positif
Pour favoriser l'identification à ce personnage hors norme et pourtant étrangement familier, Costa-Gavras a confié le rôle à José Garcia. Un comédien ultratalentueux, trop souvent cantonné dans des comédies (« La vérité si je mens », « Jet Set »...) qui ne reflètent que partiellement la richesse de son potentiel. Une riche idée... à la fois anti-héros inexcusable et pauvre type prisonnier d'un engrenage délétère, Davert obéit à une logique folle et froide. L'acteur, d'une sobriété glaçante, prête son humour noir et son inquiétude nerveuse à ce protagoniste qui, selon la volonté du réalisateur, ressemble à un Monsieur Verdoux de notre temps. La réussite du « Couperet », ce pamphlet déguisé en film de genre, doit beaucoup à sa prestation délicieusement ambiguë.
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Pour favoriser l'identification à ce personnage hors norme et pourtant étrangement familier, Costa-Gavras a confié le rôle à José Garcia. Un comédien ultratalentueux, trop souvent cantonné dans des comédies (« La vérité si je mens », « Jet Set »...) qui ne reflètent que partiellement la richesse de son potentiel. Une riche idée... à la fois anti-héros inexcusable et pauvre type prisonnier d'un engrenage délétère, Davert obéit à une logique folle et froide. L'acteur, d'une sobriété glaçante, prête son humour noir et son inquiétude nerveuse à ce protagoniste qui, selon la volonté du réalisateur, ressemble à un Monsieur Verdoux de notre temps. La réussite du « Couperet », ce pamphlet déguisé en film de genre, doit beaucoup à sa prestation délicieusement ambiguë.
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par Guillaume Loison | 4/5
Costa-Gavras trouve en José Garcia un partenaire de choc, à mi-chemin entre l'Actor's studio et une légèreté comique assez bluffante.
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Costa-Gavras trouve en José Garcia un partenaire de choc, à mi-chemin entre l'Actor's studio et une légèreté comique assez bluffante.
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par Jean-Luc Douin | Positif
Outre le talent de José Garcia à camper ce personnage sans le rendre antipathique, on retrouve dans Le Couperet l'attachement de Costa-Gavras pour les histoires de famille. Ici, l'assassin est motivé par sa responsabilité financière et morale de mari et de père. Ses absences (physiques et mentales) déglinguent son ménage, il est traîné chez un conseiller conjugal, mais l'horreur suprême serait pour lui de perdre son statut de "papa héros".
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Outre le talent de José Garcia à camper ce personnage sans le rendre antipathique, on retrouve dans Le Couperet l'attachement de Costa-Gavras pour les histoires de famille. Ici, l'assassin est motivé par sa responsabilité financière et morale de mari et de père. Ses absences (physiques et mentales) déglinguent son ménage, il est traîné chez un conseiller conjugal, mais l'horreur suprême serait pour lui de perdre son statut de "papa héros".
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par Emmanuèle Frois | Positif
Costa-Gavras a trouvé le sujet idéal avec Le Couperet, adaptation très fidèle du roman de Donald Westlake, transposé dans la France d'aujourd'hui. Bruno Davert (José Garcia), cadre supérieur au chômage depuis trois ans, passe à l'offensive en éliminant de façon méthodique ses concurrents potentiels. On retrouve un Costa-Gavras fidèle à lui-même qui, à travers ce conte amoral en forme de polar social tente de "poser des questions sur notre société plutôt que d'apporter des réponses."
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Costa-Gavras a trouvé le sujet idéal avec Le Couperet, adaptation très fidèle du roman de Donald Westlake, transposé dans la France d'aujourd'hui. Bruno Davert (José Garcia), cadre supérieur au chômage depuis trois ans, passe à l'offensive en éliminant de façon méthodique ses concurrents potentiels. On retrouve un Costa-Gavras fidèle à lui-même qui, à travers ce conte amoral en forme de polar social tente de "poser des questions sur notre société plutôt que d'apporter des réponses."
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par Ange-Dominique Bouzet | Positif
Forcé de resserrer le roman implacable de Donald Westlake dont il s'est inspiré, Costa-Gavras en nourrit le questionnement moral par une sorte de subversion fantastique, distillée en filigrane. Les meurtres ne sont pas sanguinolents. Néanmoins, la réalité ordinaire est menacée d'un déchirement obscur, minée de fausses notes, comme l'accroche racoleuse des panonceaux publicitaires muets (from Toscani) qui traversent l'arrière-plan.
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Forcé de resserrer le roman implacable de Donald Westlake dont il s'est inspiré, Costa-Gavras en nourrit le questionnement moral par une sorte de subversion fantastique, distillée en filigrane. Les meurtres ne sont pas sanguinolents. Néanmoins, la réalité ordinaire est menacée d'un déchirement obscur, minée de fausses notes, comme l'accroche racoleuse des panonceaux publicitaires muets (from Toscani) qui traversent l'arrière-plan.
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par Guillaume Tion | 4/5
Pour la performance de Garcia, son sujet oblique, et malgré quelques longueurs, on peut aller voir ce Couperet sans hésiter.
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par Nicole Maïon | 3/4
Après avoir dénoncé les dictatures politiques et morales, Costa-Gavras s'en prend à la dictature économique qui délocalise et licencie au gré de ce qu'on appelle désormais non sans malice les plans de "sauvegarde de l'emploi". Son film, coproduit par les frères Dardenne, est d'ailleurs une suite logique de "Rosetta" et s'inscrit dans ce même courant de réalisateurs qui filme crûment les dégâts du libéralisme, à l'instar de "Violence des échanges en milieu tempéré" ou "Ressources humaines."
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Après avoir dénoncé les dictatures politiques et morales, Costa-Gavras s'en prend à la dictature économique qui délocalise et licencie au gré de ce qu'on appelle désormais non sans malice les plans de "sauvegarde de l'emploi". Son film, coproduit par les frères Dardenne, est d'ailleurs une suite logique de "Rosetta" et s'inscrit dans ce même courant de réalisateurs qui filme crûment les dégâts du libéralisme, à l'instar de "Violence des échanges en milieu tempéré" ou "Ressources humaines."
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par Pierre Murat | Positif
La grande intelligence de Costa-Gavras, c'est, évidemment, d'avoir choisi José Garcia pour interpréter Bruno. Quoi qu'il fasse, celui-ci a le don de susciter la connivence. Et l'art, aussi, de ce qu'on pourrait appeler le "rire à l'italienne", talent dont seul s'était servi, jusqu'alors, Philippe Harel dans "Extension du domaine de la lutte." Le mélange entre la démesure et la finesse. La délicate balance entre la drôlerie et l'effroi.
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La grande intelligence de Costa-Gavras, c'est, évidemment, d'avoir choisi José Garcia pour interpréter Bruno. Quoi qu'il fasse, celui-ci a le don de susciter la connivence. Et l'art, aussi, de ce qu'on pourrait appeler le "rire à l'italienne", talent dont seul s'était servi, jusqu'alors, Philippe Harel dans "Extension du domaine de la lutte." Le mélange entre la démesure et la finesse. La délicate balance entre la drôlerie et l'effroi.
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par Axel | 3/5
Comme d'autres histoires dans le drame, "Le Couperet" sombre doucement dans la comédie. Hésitante et bancale, l'entreprise absurde du tueur en série amuse. Un traitement sérieux pour un tel sujet est impensable. Les monomaniaques, les gens prêts à tout sont pathétiques et drôles par nature. "Prête à tout", le film de Gus Van Sant avait la même drôlerie grinçante. Dans ce registre, José Garcia est idéalement choisi.
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Comme d'autres histoires dans le drame, "Le Couperet" sombre doucement dans la comédie. Hésitante et bancale, l'entreprise absurde du tueur en série amuse. Un traitement sérieux pour un tel sujet est impensable. Les monomaniaques, les gens prêts à tout sont pathétiques et drôles par nature. "Prête à tout", le film de Gus Van Sant avait la même drôlerie grinçante. Dans ce registre, José Garcia est idéalement choisi.
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par Sylvie Jacquy | Positif
Fable morale violemment pertinente déguisée en polar décapant, "Le Couperet" est avant tout une intelligente métaphore du monde déshumanisé qui nous entoure. Balançant entre humour noir et effroi, la force de ce film repose beaucoup sur la prestation délicieusement ambiguë d'un José Garcia affûté comme une lame de rasoir dans un registre dramatique qu'on ne lui connaissait pas et qui lui sied diaboliquement bien.
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Fable morale violemment pertinente déguisée en polar décapant, "Le Couperet" est avant tout une intelligente métaphore du monde déshumanisé qui nous entoure. Balançant entre humour noir et effroi, la force de ce film repose beaucoup sur la prestation délicieusement ambiguë d'un José Garcia affûté comme une lame de rasoir dans un registre dramatique qu'on ne lui connaissait pas et qui lui sied diaboliquement bien.
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L'actualité cinéma...
Ah, c'est sûr, ils viennent de travailler ensemble sur Prometheus mais, sinon, quand ils sont annoncés sur des projets, que ce soit...
