par François-Guillaume Lorrain | Positif
Selon les historiens, cette sympathie n'aurait fait le lit ni du pacifisme ni des désertions de 1917. Il s'agirait surtout d'une logique de survie. D'une gestion au quotidien de l'horreur. D'une résistance à la propagande. Mais le temps, l'usure, les morts auront raison de cette résistance. Ainsi, Noël 1915 ne verra pas se renouveler le miracle de l'an 1914. Un miracle dont un poilu résuma l'absurdité : "J'étais là à serrer la main des hommes que j'avais essayé de tuer quelques heures auparavant."
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Selon les historiens, cette sympathie n'aurait fait le lit ni du pacifisme ni des désertions de 1917. Il s'agirait surtout d'une logique de survie. D'une gestion au quotidien de l'horreur. D'une résistance à la propagande. Mais le temps, l'usure, les morts auront raison de cette résistance. Ainsi, Noël 1915 ne verra pas se renouveler le miracle de l'an 1914. Un miracle dont un poilu résuma l'absurdité : "J'étais là à serrer la main des hommes que j'avais essayé de tuer quelques heures auparavant."
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par Jean-Philippe Tessé | 1/5
Promis, murmure-t-on, à devenir le gros carton de cette fin d'année, Joyeux Noël n'est que le récit de son plan de financement, à savoir l'Europe vue comme agrégat consensuel de nations. Tout le monde a mis la main au portefeuille, de Londres à Bucarest, de Bruxelles à Paris, pour chanter le bien commun. Joyeux Noël commence plutôt pas mal : des cartes militaires, des enfants de tous pays déclamant des poèmes nationalistes en classe. Il raconte un épisode qu'il présente (ou plutôt ceux qui en font la pub) comme une absolue révélation : les brèves fraternisations entre soldats ennemis sur le front de la Grande Guerre (il semble bien, à ceux qui ont eu leur brevet des collèges, que cela comme les mutineries de 1917 n'est quand même pas un secret d'état). Chez Christian Carion, ça se passe comme ça : dans un bourbier de l'est de la France, un soir de Noël la musique fait son effet et réunit un moment des soldats allemands, écossais et français autour d'une cornemuse, d'un couple de chanteurs lyriques allemands et d'un peu de vin chaud. Bref cessez-le-feu qui culmine le temps d'une messe, ben voyons.
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Promis, murmure-t-on, à devenir le gros carton de cette fin d'année, Joyeux Noël n'est que le récit de son plan de financement, à savoir l'Europe vue comme agrégat consensuel de nations. Tout le monde a mis la main au portefeuille, de Londres à Bucarest, de Bruxelles à Paris, pour chanter le bien commun. Joyeux Noël commence plutôt pas mal : des cartes militaires, des enfants de tous pays déclamant des poèmes nationalistes en classe. Il raconte un épisode qu'il présente (ou plutôt ceux qui en font la pub) comme une absolue révélation : les brèves fraternisations entre soldats ennemis sur le front de la Grande Guerre (il semble bien, à ceux qui ont eu leur brevet des collèges, que cela comme les mutineries de 1917 n'est quand même pas un secret d'état). Chez Christian Carion, ça se passe comme ça : dans un bourbier de l'est de la France, un soir de Noël la musique fait son effet et réunit un moment des soldats allemands, écossais et français autour d'une cornemuse, d'un couple de chanteurs lyriques allemands et d'un peu de vin chaud. Bref cessez-le-feu qui culmine le temps d'une messe, ben voyons.
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par Sabrina | 2/5
Ce devait être une chronique historique, humaniste, haute en altruisme, rebondissements et pensées constructives. Au final, le réalisateur ne nous offre guère plus que d'impassibles aventures hivernales. A raison, certes, Carion met l'accent sur toute l'absurdité de la grande guerre. Malheureusement, son propos ne trouvera pas la portée escomptée. Jouant de récurrentes mises en parallèles et d'élans fraternels invariablement spontanés Joyeux Noël finit par dérouter, tant son scénario use connections faciles.
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Ce devait être une chronique historique, humaniste, haute en altruisme, rebondissements et pensées constructives. Au final, le réalisateur ne nous offre guère plus que d'impassibles aventures hivernales. A raison, certes, Carion met l'accent sur toute l'absurdité de la grande guerre. Malheureusement, son propos ne trouvera pas la portée escomptée. Jouant de récurrentes mises en parallèles et d'élans fraternels invariablement spontanés Joyeux Noël finit par dérouter, tant son scénario use connections faciles.
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par Jean-Luc Douin | Positif
Bravo donc à Christian Carion, auteur d'Une hirondelle a fait le printemps, inattendu succès contant une fraternisation en campagne (entre une jeune citadine, Mathilde Seigner, et un paysan bourru, Michel Serrault), d'avoir retracé la geste utopiste de ces mobilisés qui, le 25 décembre 1914, déposent les armes pour assister ensemble à la messe de Noël, échanger cigarettes et tablettes de chocolat, jouer au football et enterrer leurs morts. Tout est authentique dans ce film issu d'un travail d'exploration des archives, y compris le patriotisme imbécile de cet officier qui fit fusiller pour intelligence avec l'ennemi un chat qui allait et venait entre les lignes.
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Bravo donc à Christian Carion, auteur d'Une hirondelle a fait le printemps, inattendu succès contant une fraternisation en campagne (entre une jeune citadine, Mathilde Seigner, et un paysan bourru, Michel Serrault), d'avoir retracé la geste utopiste de ces mobilisés qui, le 25 décembre 1914, déposent les armes pour assister ensemble à la messe de Noël, échanger cigarettes et tablettes de chocolat, jouer au football et enterrer leurs morts. Tout est authentique dans ce film issu d'un travail d'exploration des archives, y compris le patriotisme imbécile de cet officier qui fit fusiller pour intelligence avec l'ennemi un chat qui allait et venait entre les lignes.
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par Dominique Borde | Mitigé
Dans les tranchées de la parabole, on s'embourbe dans l'outrance qui veut départager l'humanisme de la trahison, le bon grain des combattants innocents de l'ivraie des autorités qui décident des états d'âme de la chair à canons. Mêmes les interprètes comme Guillaume Canet, Gary Lewis ou Bernard Le Coq semblent empêtrés dans leurs personnages stéréotypés ou déplacés. Il y a bien plusieurs anecdotes authentiques prises dans l'étau de l'histoire officielle. Mais soudain desserré par le romanesque, celui-ci libère un flot d'images simplistes trop lourdement symboliques. Ce qui ne fait ni une oeuvre ni un pamphlet.
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Dans les tranchées de la parabole, on s'embourbe dans l'outrance qui veut départager l'humanisme de la trahison, le bon grain des combattants innocents de l'ivraie des autorités qui décident des états d'âme de la chair à canons. Mêmes les interprètes comme Guillaume Canet, Gary Lewis ou Bernard Le Coq semblent empêtrés dans leurs personnages stéréotypés ou déplacés. Il y a bien plusieurs anecdotes authentiques prises dans l'étau de l'histoire officielle. Mais soudain desserré par le romanesque, celui-ci libère un flot d'images simplistes trop lourdement symboliques. Ce qui ne fait ni une oeuvre ni un pamphlet.
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par Hugo de Saint Phalle | 3/5
Après quelques scènes obligées de mitraillades et explosions, le spectateur est vite évacué de la fureur des combats pour une autre aventure : celle de la chaleur humaine et de la solidarité. Impossible de pas s'émouvoir devant le comportement bouleversant de ces soldats aux intérêts divergents mais aux souffrances partagées. D'autant que l'international casting, Guillaume Canet et Daniel Brühl (GOOD BYE LENIN) en tête, transmet l'émotion avec la plus grande des sobriétés.
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Après quelques scènes obligées de mitraillades et explosions, le spectateur est vite évacué de la fureur des combats pour une autre aventure : celle de la chaleur humaine et de la solidarité. Impossible de pas s'émouvoir devant le comportement bouleversant de ces soldats aux intérêts divergents mais aux souffrances partagées. D'autant que l'international casting, Guillaume Canet et Daniel Brühl (GOOD BYE LENIN) en tête, transmet l'émotion avec la plus grande des sobriétés.
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par Louis Guichard | Négatif
C'est assurément une chose saisissante que des ennemis improvisent une paix éphémère et clandestine, renvoyant le conflit à son absurdité. Mais le film n'a rien à ajouter à cette évidence.
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C'est assurément une chose saisissante que des ennemis improvisent une paix éphémère et clandestine, renvoyant le conflit à son absurdité. Mais le film n'a rien à ajouter à cette évidence.
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par Ayon | Mitigé
La confiture de bons sentiments ne manque certes pas (la tuerie c'est mal, la paix c'est bien ; les Ecossais, Français, Allemands sont frères ; la musique adoucit les morts, les chats et les guirlandes de bondieuseries aussi). Mais même reconstituée, et si naturellement «cliché», la scène a existé. Foin de pudeurs mal placées, cette fraternisation entre ennemis jurés de bonne volonté, ces tranchées en guerre faisant cause commune contre le néant, restent inouïes.
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La confiture de bons sentiments ne manque certes pas (la tuerie c'est mal, la paix c'est bien ; les Ecossais, Français, Allemands sont frères ; la musique adoucit les morts, les chats et les guirlandes de bondieuseries aussi). Mais même reconstituée, et si naturellement «cliché», la scène a existé. Foin de pudeurs mal placées, cette fraternisation entre ennemis jurés de bonne volonté, ces tranchées en guerre faisant cause commune contre le néant, restent inouïes.
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par Eric Van Cutsem | Positif
Le réalisateur-scénariste Christian Carion (UNE HIRONDELLE A FAIT LE PRINTEMPS) signe avec JOYEUX NOEL un film humaniste, un parfait conte de Noël (parfois un peu trop Noël, il est vrai) qui se paie le luxe d'être basé sur des faits réels. Mais au-delà du conte, les conclusions du film ne laissent hélas aucun doute sur le fait que la paix dans le monde est loin d'être souhaitée par tout le monde, y compris une Eglise qui faisait de la guerre une véritable croisade...
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Le réalisateur-scénariste Christian Carion (UNE HIRONDELLE A FAIT LE PRINTEMPS) signe avec JOYEUX NOEL un film humaniste, un parfait conte de Noël (parfois un peu trop Noël, il est vrai) qui se paie le luxe d'être basé sur des faits réels. Mais au-delà du conte, les conclusions du film ne laissent hélas aucun doute sur le fait que la paix dans le monde est loin d'être souhaitée par tout le monde, y compris une Eglise qui faisait de la guerre une véritable croisade...
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L'actualité cinéma...
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