par Jacques Mandelbaum | Mitigé
On entrevoit cependant la raison de ce choix : infléchir la vocation pédagogique, parfois austère, du genre au profit d'un grand récit new age à la gloire d'un règne vivant indifférencié, auquel les Homo sapiens, qui demeurent le public majoritaire du film animalier, pourront plus facilement s'identifier. Le résultat, certes non dépourvu de beauté, est en vérité frustrant, ôtant sa part de mystère à l'animal et laissant sur leur faim les spectateurs encore désireux d'être un peu instruits (c'est-à-dire mis à l'épreuve d'une altérité) du monde et des espèces qui l'entourent.
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On entrevoit cependant la raison de ce choix : infléchir la vocation pédagogique, parfois austère, du genre au profit d'un grand récit new age à la gloire d'un règne vivant indifférencié, auquel les Homo sapiens, qui demeurent le public majoritaire du film animalier, pourront plus facilement s'identifier. Le résultat, certes non dépourvu de beauté, est en vérité frustrant, ôtant sa part de mystère à l'animal et laissant sur leur faim les spectateurs encore désireux d'être un peu instruits (c'est-à-dire mis à l'épreuve d'une altérité) du monde et des espèces qui l'entourent.
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par Sylvie Briet | Mitigé
Gros handicap pour ces manchots : commentaires et musique squattent ce film qui ne se voulait surtout pas documentaire animalier. Leur incroyable boucan, leurs silences lors des tempêtes, ou les gémissements de la glace qui se déchire à l'approche de l'été, tout cela suffisait... Comme si les manchots étaient condamnés à prendre leurs spectateurs par la main.
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Gros handicap pour ces manchots : commentaires et musique squattent ce film qui ne se voulait surtout pas documentaire animalier. Leur incroyable boucan, leurs silences lors des tempêtes, ou les gémissements de la glace qui se déchire à l'approche de l'été, tout cela suffisait... Comme si les manchots étaient condamnés à prendre leurs spectateurs par la main.
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par Caroline Collard | 3/5
Véritable conte puisant sa dramaturgie dans la réalité de la nature et du comportement animal - il est vrai assez stupéfiant -, l'histoire de ces pingouins marcheurs infatigables est totalement mise en scène. Et malgré les sublimes images proposées, l'aspect artificiel de l'ensemble nuit à notre émerveillement. Trop de musique, trop d'emphase, trop d'effets qui paraissent trop spéciaux, trop d'émotions téléguidées... Dommage, c'est l'émotion qui en pâtit.
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Véritable conte puisant sa dramaturgie dans la réalité de la nature et du comportement animal - il est vrai assez stupéfiant -, l'histoire de ces pingouins marcheurs infatigables est totalement mise en scène. Et malgré les sublimes images proposées, l'aspect artificiel de l'ensemble nuit à notre émerveillement. Trop de musique, trop d'emphase, trop d'effets qui paraissent trop spéciaux, trop d'émotions téléguidées... Dommage, c'est l'émotion qui en pâtit.
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par Frédéric Mignard | 3/4
Niveau réalisation, Jacquet a fait un bon travail. Les plans sont suffisamment soignés pour satisfaire le regard. Le cadre naturel, esthétisant par définition, s'impose magistralement sur fond d'une musique doucement électronique signée Emilie Simon. Ce n'est d'ailleurs pas le point fort du film avec ses airs kitsch. On est loin de l'envergure de la musique d'un Bruno Coulais pour "Le peuple migrateur." Mais bon, faute d'être un film impérial, "La marche de l'empereur" est un film princier qui saura réchauffer vos coeurs en ce début d'hiver. Courez-y !
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Niveau réalisation, Jacquet a fait un bon travail. Les plans sont suffisamment soignés pour satisfaire le regard. Le cadre naturel, esthétisant par définition, s'impose magistralement sur fond d'une musique doucement électronique signée Emilie Simon. Ce n'est d'ailleurs pas le point fort du film avec ses airs kitsch. On est loin de l'envergure de la musique d'un Bruno Coulais pour "Le peuple migrateur." Mais bon, faute d'être un film impérial, "La marche de l'empereur" est un film princier qui saura réchauffer vos coeurs en ce début d'hiver. Courez-y !
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par Guillemette Olivier | Négatif
Par anthropomorphisme excessif ou pour apprivoiser le jeune public, le réalisateur a donné les voix de Romane Bohringer, Charles Berling et Jules Sitruk à trois d'entre eux. Monsieur et madame Manchot, en quelque sorte, sans oublier Bébé. Dès qu'ils nous livrent leurs pensées, la force évocatrice du règne animal prend du plomb dans l'aile et la magie fond. Pire encore : la BO électro-groove chichiteuse, composée et chantée par Emilie Simon, qui emmielle les plus forts moments du film. Un vrai faux pas dans cette marche à suivre... avec des boules Quiès.
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Par anthropomorphisme excessif ou pour apprivoiser le jeune public, le réalisateur a donné les voix de Romane Bohringer, Charles Berling et Jules Sitruk à trois d'entre eux. Monsieur et madame Manchot, en quelque sorte, sans oublier Bébé. Dès qu'ils nous livrent leurs pensées, la force évocatrice du règne animal prend du plomb dans l'aile et la magie fond. Pire encore : la BO électro-groove chichiteuse, composée et chantée par Emilie Simon, qui emmielle les plus forts moments du film. Un vrai faux pas dans cette marche à suivre... avec des boules Quiès.
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