Inside job

  »  La revue de presse

par Jean-Luc Douin | Positif

Autant que dans ses vacillantes images, l'intérêt "d'Inside Job" réside dans la personnalité du scénariste. Il s'agit en effet d'Hubert Selby Jr. (mort en avril), expert en "westerns psychiques" dont on retrouve la soif d'expérience sensorielle, la thématique de l'ange déchu.
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Positif

Un vigile part sur les traces de l'assassin de sa femme. Entre réalité et fantasme, un film noir étrangement onirique.
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par Bruno Bayon | Négatif

Le spectateur, pas tout à fait perdu, ni convaincu sur la distance, notamment du dénouement, en est quitte pour vérifier, avec feu Selby parlant de cette oeuvre comme héroïnée, qu'"on ne sait jamais si ce qui se passe se passe dans la tête d'Harry ou autour de lui". L'écrivain, résumant "FearX" peu avant sa mort "On devient son pire ennemi en voulant comprendre une vérité qui n'existe pas", rapportait d'ailleurs ainsi son expérience de scénariste sur le plateau. "Pour me mettre en condition, je me mettais un doigt dans la gorge, jusqu'à être sur le point de vomir ; et j'étais prêt."
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par Philippe Scrine | 3/5

Sans être original à 100%, "Inside job" n'en est pas moins un film à découvrir, signé par un cinéaste dont on est curieux de voir les précédentes réalisations, "Pusher" et "Bleeder", inédites en France.
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par Romain Le Vern | 2/4

Aux antipodes des conventions, ce petit film étrange et fascinant ressemble à un croisement tordu entre les univers d'Antonioni et de Lynch, avec un surplus de prétention et de pédanterie. On peut ne pas adhérer à cette forme de cinéma, mais pour peu qu'on succombe au charme et qu'on prenne le temps d'écouter la détresse du protagoniste, alors le voyage mérite qu'on s'y perde.
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par Romain Le Vern | Positif

Il arrive parfois qu'au sein d'un cinéma de plus en plus tourné vers le consensus, il naisse des oeuvres originales, incongrues, dont l'irrévérence révèle une incontestable liberté artistique. "Inside Job", qu'on peut préférer sous son titre original "Fear X" (dont la belle consonne anonyme renforçait le délice de l'abîme et de la perte de soi), en fait partie.
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