Marie-Antoinette

  »  La revue de presse

par Guillaume Loison | 3/5

Le vrai défi du film reste donc celui-ci : relooker le film en costumes, faire naître la légèreté par une fébrile modernité.
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par Sabrina | 2/5

Comédie d'époque, satire sociale, peinture romantique, ode à la nature : on adore cette patte à la fois sucrée et baroque qui viendra effectivement confirmer les promesses d'atemporalité et universalité pitchées avant projection, illustration musicale rock international et ouverture au monde (en l'occurrence ici à la Chine) en exquis bonus. Marie Antoinette nous laissera pourtant sur notre faim (malgré les délicieux macarons), avérément scindé en deux inégales parties ; la première jubilatoire - une véritable friandise - la seconde amère, embourbée, semblant difficilement chercher une issue...
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par Jean-Luc Douin | Positif

Car s'agissant d'un film sur l'adolescence (éternelle), il s'agit aussi d'un film sur la hantise de l'ennui, l'insouciance de la dépense, le sexe (ses ratés, ses ivresses), les pâleurs vagues et fuchsia, les spirales d'abandon, le culte de la new wave, du quotidien éthéré, de la vie dissipée.
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par Jean Roy | Négatif

Et voici par ailleurs que frappe à la porte la montée de la révolte populaire, aiguisée par le célèbre : « Ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche. » Là, il fallait soit arrêter le film avant, soit changer de camp et finir à Valmy, comme Renoir, puisque de toute façon la réalisatrice n'entendait pas poursuivre sa biographie jusqu'en 1793. Du coup, l'oeuvre se délite, tourne au drame rabougri, mouline à vide. Marie-Antoinette n'a pas seulement été « confrontée aux mêmes problèmes qu'une lycéenne » (S. C.). La cinéaste aurait été plus avisée de s'inspirer de la biographie de Stefan Sweig que de celle d'Antonia Fraser.
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par Aurélien Allin | 4/5

Un film poème émouvant qui séduit au-delà de son seul sujet historique.
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par Louis Guichard | Positif

Cette plus-value mystérieuse qui se répand peu à peu comme un parfum au-dessus de la cour de France a de quoi raviver l'antédiluvienne politique des auteurs. Car il s'agit de la même essence délicate que dans Virgin Suicides et Lost in translation. Vu le contexte, il est presque miraculeux que la cinéaste l'ait reconstituée. Superproduction, Marie-Antoinette est pourtant un nouveau voyage au centre d'une psyché juvénile. L'auscultation d'un indicible sentiment de désarroi et d'isolement malgré un continuum de fastes et de fêtes.
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par Eric Van Cutsem | Positif

Voilà donc un film qui fleure bon l'ironie et qui, tout en remettant les pendules historiques à l'heure (on a souvent critiqué Marie-Antoinette après la révolution), propose un portrait de femme qui n'est pas sans reflet dans notre réalité actuelle...
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par Eric Libiot | Positif

Car, oui, Marie-Antoinette est un film d'auteur, au point de vue radical et à l'ambition populaire.
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