Domino

  »  La revue de presse

par Jean-Philippe Tessé | 3/5

Une récréative bifurcation du côté de la télé réalité (à travers deux acteurs de la série Beverly Hills embarqués dans le camping car de la bande à Domino, comme deux vestiges de son passé), le sex-appeal outré des comédiens qui circule dans le film telle une patate chaude, et d'autres pompons animent le film, bouillon informe et parfois réjouissant, empreint de l'inévitable vulgarité où se plait à barboter Scott. La vulgarité, c'est comme le cholestérol, il y a la bonne et la mauvaise. Tony Scott n'est pas tout à fait du côté de la bonne, n'y sera sans doute jamais, mais quand il bout comme ici, sa fausse candeur de biker en trottinette peut lui valoir, allez savoir pourquoi, un peu de crédit. Réussite mineure de cinéma nul, nouveau chapitre.
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par Arnaud | 2/5

D'une violence graphique et de situation sans détour, il demeure néanmoins un point obscur sur lequel il n'est pas interdit de s'interroger : la vraie Domino Harvey, dont l'oeuvre ici est plus ou moins un biopic, était lesbienne et sous l'emprise de drogues dures. A nul instant le film n'illustre ces aspects sinon importants, tout au moins intéressants quant à appréhender un personnage surgit du réel. Est-ce à dire, comme le fit un jour Jack Nicholson, que « A Hollywood, quand on coupe un sein, on montre. Et quand on montre un sein, on coupe » ?…
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par Jean-François Rauger | Négatif

Sur cette matière hautement romanesque, Scott et son scénariste Richard Kelly ont imaginé un récit à base d'escroquerie à la mafia, de casses foirés et de télé-réalité. Le style visuel de l'auteur de Top Gun tend à transformer le film en une expérience éprouvante à la fois pour la rétine et les neurones. Une hystérie qui s'allie au cabotinage sans vergogne des acteurs. La brutalité qui se veut virile de certaines péripéties est de façon permanente désamorcée par une morale à l'eau de rose mal déguisée.
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par Jean Christophe Derrien | 3/5

C'est que Tony Scott continue ses recherches formelles de MAN ON FIRE. Un film expérimental, une bio déviante, un divertissement qui remplit son contrat, DOMINO est tout cela à la fois. Keira Knightley semble née pour ce rôle ; Mickey Rourke, comme depuis quelques films, est le meilleur revenant du moment. Le reste du casting est ad hoc. Chapeau, Tony.
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par Frédéric Strauss | Négatif

-delà les banales fusillades, Tony Scott semble cependant sincèrement ému et fasciné par son héroïne. Elle lui a été inspirée par une fille qui avait à peu près la même vie : ex-top model et fille de l'acteur Laurence Harvey, elle s'appelait pour de bon Domino. Elle est morte en juin dernier, pas dans un règlement de comptes, mais d'un abus de drogue et de tranquillisants.
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