Klimt

  »  La revue de presse

par Jean-Luc Douin | Positif

Ce portrait d'un Klimt éminemment "ruizien" est celui d'un exilé du réel, entre la vie et la mort, qui ne sait plus qui il est, quels vertiges l'assaillent, quels jeux prédominent chez lui, ceux de l'amoureux ou du voyeur. D'où la profusion de miroirs, brisés, sans tain, ou présentés devant ses lèvres pour vérifier qu'un souffle l'anime encore.
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par Olivier De Bruyn | Positif

Il y a quelques années, avec "Le temps retrouvé" (déjà interprété par Malkovich), Ruiz avait prouvé - et de quelle manière ! - que l'adaptation proustienne n'était pas nécessairement vouée au contresens et au ridicule. Encore fallait-il accepter de bouleverser la représentation naturaliste et d'épouser la subjectivité d'un personnage avec les moyens spécifiques du cinéma. "Klimt" témoigne des mêmes ambitions. Et, pour les amateurs de fictions singulières, s'avère une réussite tout aussi enivrante...
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par Antoine de Baecque | Positif

Ce Klimt emprunte le récit du «roman rêvé» à Schnitzler, la magie du cinéma primitif à Méliès (notamment dans les épisodes parisiens des amours du peintre avec la demi-mondaine Cléo de Mérode), sa lumière d'or au plus impressionnant des tableaux du maître visionnaire, Pallas Athénée, pour composer une valse à trois temps : tout à la fois personnelle, individuelle et collective. On y voit, ensemble et séparément, Ruiz, Klimt et Vienne.
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par Olivier Pélisson | 3/5

Les couleurs scintillent et magnifient les délires avant-gardistes d'un artiste hors pair. Et John Malkovich, familier des interprétations décalées, trouve en Klimt une figure idéale avec laquelle il s'amuse à jouer. Un jeu de l'oie étrange où l'on se perd avec malice.
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par Aurélien Ferenczi | Mitigé

Surnagent quelques scènes d'atelier - femmes nues dans des hamacs, copeaux d'or volant autour du peintre -, la composition tonique de la comédienne Saffron Burrows, dans le rôle d'une muse insaisissable, et une atmosphère de décadence à la Schnitzler. C'est épisodiquement envoûtant, mais pas au point qu'on se résolve à en sortir sans la moindre idée claire sur la peinture, l'Art nouveau et la "Sezession" viennoise.
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