par Reynald Dal Barco | 8/10
Spielberg est un génie. Impossible de rester de marbre au sortir de la projection de cette quatrième version de La guerre des Mondes, nouvel épisode d’un mythe si souvent annonciateur de désastres.
On a dit que l’original de H.G. Wells reflétait le conflit latent de la Première Guerre Mondiale. En octobre 1938, sur les ondes de la CBS, Orson Wells contait le même scénario dantesque quelques mois avant l’invasion de l’Europe par la peste nazie. Si ces rapprochements ne tiennent qu’à un fil, ils témoignent cependant de l’esprit visionnaire de leurs géniteurs, véritables témoins vivants d’instants néfastes pour leurs contemporains. Avec Spielberg, on ne déroge pas à la règle : rappel qu’avec le 11 septembre, le monde est entré dans une ère nouvelle (Cruise couvert de cendres, la petite Rachel croit qu’il s’agit d’une attaque terroriste)...
Lire la critique...
Spielberg est un génie. Impossible de rester de marbre au sortir de la projection de cette quatrième version de La guerre des Mondes, nouvel épisode d’un mythe si souvent annonciateur de désastres.
On a dit que l’original de H.G. Wells reflétait le conflit latent de la Première Guerre Mondiale. En octobre 1938, sur les ondes de la CBS, Orson Wells contait le même scénario dantesque quelques mois avant l’invasion de l’Europe par la peste nazie. Si ces rapprochements ne tiennent qu’à un fil, ils témoignent cependant de l’esprit visionnaire de leurs géniteurs, véritables témoins vivants d’instants néfastes pour leurs contemporains. Avec Spielberg, on ne déroge pas à la règle : rappel qu’avec le 11 septembre, le monde est entré dans une ère nouvelle (Cruise couvert de cendres, la petite Rachel croit qu’il s’agit d’une attaque terroriste)...
Lire la critique...
par Vincent Malausa | 5/5
Après le piteux Terminal, retour aux choses sérieuses pour Spielberg. Pas de surprise donc, La Guerre des mondes est bien le champion attendu, un film monstrueux de puissance, étincelant de simplicité, absolu de noirceur.
Lire la critique...
Après le piteux Terminal, retour aux choses sérieuses pour Spielberg. Pas de surprise donc, La Guerre des mondes est bien le champion attendu, un film monstrueux de puissance, étincelant de simplicité, absolu de noirceur.
Lire la critique...
par Olivier Guéret | Positif
Oui, on peut réaliser de l'excellent divertissement de masse tout en ayant une intrigue éculée, des effets spéciaux gigantesques, une superstar scientologue comme acteur et co-producteur tout en y distillant un discours politique ironique et tellement juste.
Lire la critique...
Oui, on peut réaliser de l'excellent divertissement de masse tout en ayant une intrigue éculée, des effets spéciaux gigantesques, une superstar scientologue comme acteur et co-producteur tout en y distillant un discours politique ironique et tellement juste.
Lire la critique...
par PETSSSsss | 3/5
Il fut un temps utopique, que l'on regrettera, où les pères de famille prenaient la tangente en soucoupe volante, laissant leur progéniture se débrouiller. Spielberg avouera ne plus être capable de filmer ce type de comportement irresponsable. Sa maturité présumée de tuteur protecteur ne nous fait pourtant pas gagner au change, pas plus qu'elle ne remplace son absence frappante d'engagement politique ou philosophique. La fidélité au texte de Wells générant les meilleurs passages de cette nouvelle Guerres des Mondes, la déduction voudrait qu'une adaptation littérale de l'oeuvre eusse au moins permis au prodige californien de donner la libre mesure de son talent sans avoir à s'égarer sur des pistes confuses au conformisme rebutant.
Lire la critique...
Il fut un temps utopique, que l'on regrettera, où les pères de famille prenaient la tangente en soucoupe volante, laissant leur progéniture se débrouiller. Spielberg avouera ne plus être capable de filmer ce type de comportement irresponsable. Sa maturité présumée de tuteur protecteur ne nous fait pourtant pas gagner au change, pas plus qu'elle ne remplace son absence frappante d'engagement politique ou philosophique. La fidélité au texte de Wells générant les meilleurs passages de cette nouvelle Guerres des Mondes, la déduction voudrait qu'une adaptation littérale de l'oeuvre eusse au moins permis au prodige californien de donner la libre mesure de son talent sans avoir à s'égarer sur des pistes confuses au conformisme rebutant.
Lire la critique...
par Thomas Sotinel | Positif
Ce qui reste du film, ce n'est pas sa conclusion convenue étrangement sabotée (il y a presque un faux raccord lors de la réunion familiale finale) c'est sa description de la destruction de l'humanité : pas seulement les innombrables morts, mais aussi la transformation d'une petite fille (et Dakota Fanning fait une formidable victime, qui est au cri suraigu et au regard catatonique ce que Shirley Temple était aux claquettes et aux fossettes) en ancienne combattante, la désintégration de la société en une addition d'individus prêts à tout pour échapper au sort commun une Apocalypse - sans intervention divine.
Lire la critique...
Ce qui reste du film, ce n'est pas sa conclusion convenue étrangement sabotée (il y a presque un faux raccord lors de la réunion familiale finale) c'est sa description de la destruction de l'humanité : pas seulement les innombrables morts, mais aussi la transformation d'une petite fille (et Dakota Fanning fait une formidable victime, qui est au cri suraigu et au regard catatonique ce que Shirley Temple était aux claquettes et aux fossettes) en ancienne combattante, la désintégration de la société en une addition d'individus prêts à tout pour échapper au sort commun une Apocalypse - sans intervention divine.
Lire la critique...
par Olivier De Bruyn | Positif
La première heure de « La guerre des mondes », version Spielberg, est un monument. Adoptant le point de vue de Ray, le film soumet les scènes d'action à la perception subjective et affolée de cet Américain lambda. Pas de séquences éloquentes dans les corridors du Pentagone et de la Maison-Blanche, où les grands de ce monde organiseraient, selon les figures imposées, une spectaculaire riposte à l'invasion des aliens. Les protagonistes errent sur les routes et ne rencontrent que désolation, paysages anéantis, humanité renvoyée pour le pire à ses instincts primitifs... La noirceur du film ? Totale. Le spectateur, manipulé par une mise en scène implacable (qui excelle à alterner brusques montées d'angoisse et périodes de latence), songe que l'époque d'« E. T. » et de « Rencontres du troisième type », avec leurs extraterrestres aimables et conciliants, est bel et bien révolue...
Lire la critique...
La première heure de « La guerre des mondes », version Spielberg, est un monument. Adoptant le point de vue de Ray, le film soumet les scènes d'action à la perception subjective et affolée de cet Américain lambda. Pas de séquences éloquentes dans les corridors du Pentagone et de la Maison-Blanche, où les grands de ce monde organiseraient, selon les figures imposées, une spectaculaire riposte à l'invasion des aliens. Les protagonistes errent sur les routes et ne rencontrent que désolation, paysages anéantis, humanité renvoyée pour le pire à ses instincts primitifs... La noirceur du film ? Totale. Le spectateur, manipulé par une mise en scène implacable (qui excelle à alterner brusques montées d'angoisse et périodes de latence), songe que l'époque d'« E. T. » et de « Rencontres du troisième type », avec leurs extraterrestres aimables et conciliants, est bel et bien révolue...
Lire la critique...
par Gilles Renault | Mitigé
Voici maintenant la version 2005, telle qu'envisagée par le marchand de rêve hollywoodien Steven Spielberg, sur fond nauséeux de 11 Septembre et d'expédition punitive en Irak, qui n'ont pas fini de tarabuster la psyché américaine. Du reste, c'est là, au pire du cauchemar, le meilleur de la Guerre des mondes. Quand le film sort de l'archétype du blockbuster qui joue au yo-yo entre brusques (et prévisibles) montées d'adrénaline et baisses de tensions éclairantes sur le tourment des protagonistes. Il baisse alors délibérément la garde pour ressasser l'hébétude d'une société d'autant plus mortifiée qu'elle se croyait invincible.
Lire la critique...
Voici maintenant la version 2005, telle qu'envisagée par le marchand de rêve hollywoodien Steven Spielberg, sur fond nauséeux de 11 Septembre et d'expédition punitive en Irak, qui n'ont pas fini de tarabuster la psyché américaine. Du reste, c'est là, au pire du cauchemar, le meilleur de la Guerre des mondes. Quand le film sort de l'archétype du blockbuster qui joue au yo-yo entre brusques (et prévisibles) montées d'adrénaline et baisses de tensions éclairantes sur le tourment des protagonistes. Il baisse alors délibérément la garde pour ressasser l'hébétude d'une société d'autant plus mortifiée qu'elle se croyait invincible.
Lire la critique...
par Hugo de Saint Phalle | 4/5
Mais une fois brocardés ces travers mineurs, il n'y a plus qu'à applaudir. Devant l'atmosphère sombre et glaciale, que Spielberg dépeint avec un ton radical qu'on ne lui connaissait pas. Devant l'effarante maîtrise des effets visuels qui, contrairement à ceux de la majorité des superproductions, ne souffrent aucune réserve. Devant la prestation hystérique mais bluffante de la petite Dakota Fanning (TROUBLE JEU).
Lire la critique...
Mais une fois brocardés ces travers mineurs, il n'y a plus qu'à applaudir. Devant l'atmosphère sombre et glaciale, que Spielberg dépeint avec un ton radical qu'on ne lui connaissait pas. Devant l'effarante maîtrise des effets visuels qui, contrairement à ceux de la majorité des superproductions, ne souffrent aucune réserve. Devant la prestation hystérique mais bluffante de la petite Dakota Fanning (TROUBLE JEU).
Lire la critique...
par Marc Gadoury | 4/5
On n'apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces pas plus qu'on n'apprend à Steven Spielberg comment tenir en haleine les cinéphiles. WAR OF THE WORLDS, cette nouvelle adaptation cinématographique du classique de H.G. Wells, un roman écrit en 1898, est absolument captivante et ce malgré un scénario qui laisse place à certaines interrogations.
Lire la critique...
On n'apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces pas plus qu'on n'apprend à Steven Spielberg comment tenir en haleine les cinéphiles. WAR OF THE WORLDS, cette nouvelle adaptation cinématographique du classique de H.G. Wells, un roman écrit en 1898, est absolument captivante et ce malgré un scénario qui laisse place à certaines interrogations.
Lire la critique...
par Frédéric Strauss | Positif
A l'approche de la soixantaine, Steven Spielberg est en train de réaliser un rêve pas ordinaire : après avoir été sacré roi du box-office, après avoir bâti son empire (les studios DreamWorks), il devient finalement un auteur majeur. Coup sur coup, il nous a offert deux films de science-fiction habités par une surprenante inquiétude quant au sort de l'humain (A.I., Intelligence artificielle ; Minority Report), puis deux comédies empreintes d'une précieuse mélancolie interrogeant le sens de la vie (Arrête-moi si tu peux, Le Terminal). On était prêts à lui accorder le droit de revenir à un cinéma commercial mastodonte. Au lieu de quoi il signe, avec La Guerre des mondes, son plus grand film. Une machine à dollars, certes, mais qui n'en est pas moins une oeuvre de visionnaire.
Lire la critique...
A l'approche de la soixantaine, Steven Spielberg est en train de réaliser un rêve pas ordinaire : après avoir été sacré roi du box-office, après avoir bâti son empire (les studios DreamWorks), il devient finalement un auteur majeur. Coup sur coup, il nous a offert deux films de science-fiction habités par une surprenante inquiétude quant au sort de l'humain (A.I., Intelligence artificielle ; Minority Report), puis deux comédies empreintes d'une précieuse mélancolie interrogeant le sens de la vie (Arrête-moi si tu peux, Le Terminal). On était prêts à lui accorder le droit de revenir à un cinéma commercial mastodonte. Au lieu de quoi il signe, avec La Guerre des mondes, son plus grand film. Une machine à dollars, certes, mais qui n'en est pas moins une oeuvre de visionnaire.
Lire la critique...
L'actualité cinéma...
Celle qui fut reine de la pop R'n'B dans les années 80 et 90 a été retrouvée morte dans sa chambre de l'hôtel...
