par Jean-Luc Douin | Mitigé
L'échec public de ce film et le souci de rendre son récit universel l'aura poussé à confier cette fois à une star un rôle qui lui collait à la peau et un message qui lui tient à coeur (comment faire sa vie en plusieurs fois). Or, dans L'un reste, l'autre part, c'est ce que l'on perçoit d'autobiographique, dans un schéma convenu, qui distille une brûlure, une douleur et une culpabilité surmontées. "Je suis né passage du Désir et j'en ai eu. J'en ai encore" : ce qu'il écrivait en 2003 dans son livre affleure ici et là (par exemple dans la scène du premier baiser), et aurait peut-être été plus authentique encore si Claude Berri s'était mis à nu. Comme le faisait cet autre ami qu'était Maurice Pialat.
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L'échec public de ce film et le souci de rendre son récit universel l'aura poussé à confier cette fois à une star un rôle qui lui collait à la peau et un message qui lui tient à coeur (comment faire sa vie en plusieurs fois). Or, dans L'un reste, l'autre part, c'est ce que l'on perçoit d'autobiographique, dans un schéma convenu, qui distille une brûlure, une douleur et une culpabilité surmontées. "Je suis né passage du Désir et j'en ai eu. J'en ai encore" : ce qu'il écrivait en 2003 dans son livre affleure ici et là (par exemple dans la scène du premier baiser), et aurait peut-être été plus authentique encore si Claude Berri s'était mis à nu. Comme le faisait cet autre ami qu'était Maurice Pialat.
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par Didier Péron | Mitigé
Morale ? Etre riche, aimé de plusieurs femmes, entouré des beautés de l'art, ne protège de rien. Mais le film est trop soft pour toucher vraiment, et Berri reste un cinéaste trop conscient de ses limites pour oser mettre à sac les conventions qui l'étreignent.
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Morale ? Etre riche, aimé de plusieurs femmes, entouré des beautés de l'art, ne protège de rien. Mais le film est trop soft pour toucher vraiment, et Berri reste un cinéaste trop conscient de ses limites pour oser mettre à sac les conventions qui l'étreignent.
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par Caroline Collard | 4/5
Nourri d'éléments autobiographiques assumés, le film est porté par un casting de chair, de sang et de premier choix où l'on peut dire que chaque comédien(ne) est à la bonne place et donne à voir le meilleur de son art. Le cinéaste réussit surtout le difficile pari de naviguer entre sourires et larmes sans perdre en qualité de propos.
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Nourri d'éléments autobiographiques assumés, le film est porté par un casting de chair, de sang et de premier choix où l'on peut dire que chaque comédien(ne) est à la bonne place et donne à voir le meilleur de son art. Le cinéaste réussit surtout le difficile pari de naviguer entre sourires et larmes sans perdre en qualité de propos.
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par Emmanuelle Cocud | 1/4
Pour les plus endurants qui tiendront jusqu'au double happy-end sans saveur et bâclé, une petite récompense, bien méritée : Charlotte Gainsbourg interprétant une chansonnette qui donne in extremis quelque légèreté à cet imbroglio empâté.
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Pour les plus endurants qui tiendront jusqu'au double happy-end sans saveur et bâclé, une petite récompense, bien méritée : Charlotte Gainsbourg interprétant une chansonnette qui donne in extremis quelque légèreté à cet imbroglio empâté.
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par Herman | Mitigé
Entre humour et drame, Claude Berri n'a pas su choisir son parti. Au bout des 110 minutes de L'un reste l'autre part, il laisse les spectateurs dans la même incertitude que ses personnages. De son film, on appréciera en revanche sa tentative de dédramatisation du divorce, les tabous les plus vivaces aujourd'hui étant encore bien ceux qui touchent au thème sacré de la famille.
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Entre humour et drame, Claude Berri n'a pas su choisir son parti. Au bout des 110 minutes de L'un reste l'autre part, il laisse les spectateurs dans la même incertitude que ses personnages. De son film, on appréciera en revanche sa tentative de dédramatisation du divorce, les tabous les plus vivaces aujourd'hui étant encore bien ceux qui touchent au thème sacré de la famille.
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par Laurence | Mitigé
Le tout est ainsi un savant mélange de quelque chose de Sautet et de quelque chose de Feydeau pour finir par ressembler à une comédie dramatique tout à fait originale, plutôt réussie et très touchante. Et puis c'est un très joli hommage à Julien Rassam, qui, avant de disparaître, a passé deux ans dans un fauteuil roulant. Avec le Julien de son film, qui revient à la vie et se bat pour retrouver ses aptitudes motrices, c'est comme si Claude Berri donnait un second souffle à son propre fils disparu.
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Le tout est ainsi un savant mélange de quelque chose de Sautet et de quelque chose de Feydeau pour finir par ressembler à une comédie dramatique tout à fait originale, plutôt réussie et très touchante. Et puis c'est un très joli hommage à Julien Rassam, qui, avant de disparaître, a passé deux ans dans un fauteuil roulant. Avec le Julien de son film, qui revient à la vie et se bat pour retrouver ses aptitudes motrices, c'est comme si Claude Berri donnait un second souffle à son propre fils disparu.
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par Eric Van Cutsem | Positif
Avec son scénario tendu mais fluide, Berri raconte des amours qui commencent sur les cadavres de celles qui se terminent. Il montre comment chacun, à force de compromissions et de mensonges sur tout et n'importe quoi, se construit des histoires qui ne peuvent que mal finir même si les protagonistes croient être innocents ("Je n'arrive pas à faire du mal" dira Daniel alors qu'il en fait à tout le monde autour de lui). Les dialogues sonnent juste et vrais et donnent aux personnages tout leur réalisme.
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Avec son scénario tendu mais fluide, Berri raconte des amours qui commencent sur les cadavres de celles qui se terminent. Il montre comment chacun, à force de compromissions et de mensonges sur tout et n'importe quoi, se construit des histoires qui ne peuvent que mal finir même si les protagonistes croient être innocents ("Je n'arrive pas à faire du mal" dira Daniel alors qu'il en fait à tout le monde autour de lui). Les dialogues sonnent juste et vrais et donnent aux personnages tout leur réalisme.
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par François-Guillaume Lorrain | Positif
Mais Berri a pris aussi ses précautions. En ajoutant la trame vaudevillesque d'un autre homme - Pierre Arditi -, pleutre et écartelé entre une épouse trop naïve - Nathalie Baye - et une maîtresse exigeante. La noirceur implacable du livre cède la place à une humeur moins funèbre. La gravité touchante alterne avec le rire léger. Car le septième art, le producteur d'"Astérix" le sait mieux que quiconque, est aussi une industrie. Or au cinéma le public boude la dépression et craint la mort. Certes, un livre est une chose, un film en est une autre. Mais on aurait aimé que Berri interprète son propre rôle. Qu'il ne délaie pas trop sa tragédie personnelle dans des genres plus universels, plus accessibles au public.
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Mais Berri a pris aussi ses précautions. En ajoutant la trame vaudevillesque d'un autre homme - Pierre Arditi -, pleutre et écartelé entre une épouse trop naïve - Nathalie Baye - et une maîtresse exigeante. La noirceur implacable du livre cède la place à une humeur moins funèbre. La gravité touchante alterne avec le rire léger. Car le septième art, le producteur d'"Astérix" le sait mieux que quiconque, est aussi une industrie. Or au cinéma le public boude la dépression et craint la mort. Certes, un livre est une chose, un film en est une autre. Mais on aurait aimé que Berri interprète son propre rôle. Qu'il ne délaie pas trop sa tragédie personnelle dans des genres plus universels, plus accessibles au public.
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par Louis Guichard | Positif
Coup de foudre à 50 ans. Faut-il quitter confort conjugal, épouse aimante, enfants sévères ? Daniel Auteuil et Pierre Arditi exécutent deux versions du dilemme. Comme dans le Woody Allen nouveau, la même histoire se fait tour à tour tragique (avec Auteuil), sur fond de tuile familiale, ou comique (avec Arditi), compliquée par l'ingérence d'une belle-soeur ayatollesque. Mais, contrairement à Allen, Claude Berri ne mise guère sur la confusion des deux registres. Plutôt sur leur collision, qui, en fait, ne produit pas d'étincelle particulière.
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Coup de foudre à 50 ans. Faut-il quitter confort conjugal, épouse aimante, enfants sévères ? Daniel Auteuil et Pierre Arditi exécutent deux versions du dilemme. Comme dans le Woody Allen nouveau, la même histoire se fait tour à tour tragique (avec Auteuil), sur fond de tuile familiale, ou comique (avec Arditi), compliquée par l'ingérence d'une belle-soeur ayatollesque. Mais, contrairement à Allen, Claude Berri ne mise guère sur la confusion des deux registres. Plutôt sur leur collision, qui, en fait, ne produit pas d'étincelle particulière.
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L'actualité cinéma...
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