36 quai des orfèvres

  »  La revue de presse

par Isabelle Kersimon | 9/10

Excellent polar tragique et crépusculaire, film coup de poing, sans concession… Ce sont les mots qui viennent à l’esprit au sujet de 36, quai des Orfèvres, qui aurait tout aussi bien pu s’appeler 36 tout court, tellement l’emblème est fort de cette Crim’ mythique dont les locaux se situent au cœur de Paris. Inspirée de faits réels, comme toutes les histoires de l’ancien flic Olivier Marchal, et toutes celles de tous les anciens flics devenus qui romancier, qui scénariste, l’histoire se déroule de manière brute dans le monde interlope des flics et des voyoux. La Ville de lumière y est soit bleu nuit et glaciale, silencieuse et comme vidée de toute humanité ; soit rouge et criarde, enfumée, trouble. Elle s’y révèle dans une étrange et fatale beauté. Le drame qui s’y joue est un maëlstrom d’une pure violence, réelle et métaphysique, dont le montage, admirable, soutient l’enchaînement absurde mais irrémédiable des événements...
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par Thomas Sotinel | Positif

Cet empilement de turpitudes est fait pour susciter un certain réconfort : heureusement que ceux-là se font la guerre pendant que je suis bien tranquille dans mon fauteuil de cinéma. Mais la manoeuvre échoue. Olivier Marchal dépasse souvent, comme par inadvertance, les codes héroïques qui lui servent de garde-fou, et sa misanthropie violente jaillit, donnant à "36, quai des Orfèvres" la tonalité d'un monologue rageur, une rage qui impressionne d'autant plus que son auteur fut naguère chargé de la protection de la paix publique.
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par Bruno Icher | Négatif

Filmant en gros plans féroces sa galerie des plus belles sales gueules du cinéma français, Olivier Marchal poursuit ses démons dans ce polar dont chaque scène transpire une étrange et douloureuse nostalgie et, en même temps, une référence ostentatoire à Heat de Michael Mann. On a connu filiation plus déshonorante.
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par Hugo de Saint Phalle | 3/5

Fan de la première heure du cinéaste Michael Mann, le réalisateur Olivier Marchal a tenté le coup du "Heat" à la Française. Tout dans "36 quai des orfèvres", de l'affiche à la trame générale, rappelle en effet le cinquième film de Mann. Petites différences tout de même, le couple de Niro / Pacino s'efface devant un duo Depardieu / Auteuil et les deux héros rivaux travaillent du même côté, celui de la police.
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par Romain Le Vern | 1/4

Inspiré de l'affaire Loiseau, ce film de facture télévisuelle bénéficie d'une véracité assurée (Marchal ayant été flic avant d'être réalisateur - et même étudiant en ciné avant d'être flic - sait de quoi il cause) mais le script se heurte aux lois du spectaculaire (montrer Depardieu en gros plan en train de dévorer son plat n'est pas une métaphore subtile), déborde de rebondissements souvent outranciers (histoires de vengeance qui n'en finissent plus aux multiples dommages collatéraux) et surabonde de personnages taillés dans le marbre manichéen.
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par Jean-François | 1/5

Polar faussement alambiqué voire paresseux, qui se laisse regarder aussi aisément qu'il s'oublie, "36 quai des orfèvres" jouit de l'enthousiasme bon enfant d'une certaine presse qui y voit le symbole unique du renouveau du film policier français. Un compliment qui à défaut d'être compris laisse résolument perplexe.
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par Jacques Morice | Négatif

Après la garde à vue musclée de "Gangsters", l'ancien flic Olivier Marchal récidive en sortant l'artillerie lourde. Gros moyens, monstres sacrés (Auteuil, Depardieu), scénario béton, et toujours cette brutalité poisseuse qui distinguait le premier opus du tout-venant.
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par Eric Van Cutsem | Mitigé

Film noir, violent et cru, servi par une palette d'acteurs très convaincants, "36 quai des orfèvres" est un film solide, à l'ancienne, et qui mérite le détour. Seule ombre au tableau, la musique omniprésente, souvent en surimpression des paroles des protagonistes, est de ce fait de temps en temps un peu agaçante.
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