par Jean-Philippe Tessé | 0/5
Depuis qu'il a vu "Birdy" d'Alan Parker (1985), Alejandro Amenabar n'est jamais redescendu. On dit même qu'il est en bonne intelligence avec la décennie qui suivit, où pullulaient films de malades et love story leucémiques, rain men et chouinantes odyssées médicales, dont "Mar adentro" n'est qu'un piètre avatar.
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Depuis qu'il a vu "Birdy" d'Alan Parker (1985), Alejandro Amenabar n'est jamais redescendu. On dit même qu'il est en bonne intelligence avec la décennie qui suivit, où pullulaient films de malades et love story leucémiques, rain men et chouinantes odyssées médicales, dont "Mar adentro" n'est qu'un piètre avatar.
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par Romain Le Vern | Négatif
Mis à part de très belles envolées lyriques et quelques images marquantes, on pourrait presque reprocher au cinéaste d'être trop conventionnel, de trop bien savoir nous faire pleurer et de se reposer sur les épaules d'un acteur (Javier Bardem) qui performe un personnage tout en contradictions. En même temps, on est certainement trop sévère avec ce Mar Adentro. Sans doute parce que, sur les quatre longs-métrages du réalisateur, trois font office d'authentiques chefs-d'oeuvre et que ce vilain petit canard a le malheur de n'être qu'un drame classique et beau.
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Mis à part de très belles envolées lyriques et quelques images marquantes, on pourrait presque reprocher au cinéaste d'être trop conventionnel, de trop bien savoir nous faire pleurer et de se reposer sur les épaules d'un acteur (Javier Bardem) qui performe un personnage tout en contradictions. En même temps, on est certainement trop sévère avec ce Mar Adentro. Sans doute parce que, sur les quatre longs-métrages du réalisateur, trois font office d'authentiques chefs-d'oeuvre et que ce vilain petit canard a le malheur de n'être qu'un drame classique et beau.
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par Thomas Sotinel | Positif
Cet entourage est ici constitué d'une troupe remarquable, essentiellement féminine, dont on retiendra surtout l'actrice galicienne Mabel Rivera dans le rôle de la belle-soeur de Sampedro. Ce sont ces acteurs qui empêchent le film d'être seulement un tire-larmes.
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Cet entourage est ici constitué d'une troupe remarquable, essentiellement féminine, dont on retiendra surtout l'actrice galicienne Mabel Rivera dans le rôle de la belle-soeur de Sampedro. Ce sont ces acteurs qui empêchent le film d'être seulement un tire-larmes.
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par Dominique Borde | Positif
Son film est émouvant, voire bouleversant, mais il a l'intelligence pernicieuse d'entrer dans un vaste débat par la porte étroite d'un cas individuel. Voilà un bel ouvrage, bien écrit, qui se referme comme un dossier. Difficile alors de le classer dans la bibliothèque du cinéma !
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Son film est émouvant, voire bouleversant, mais il a l'intelligence pernicieuse d'entrer dans un vaste débat par la porte étroite d'un cas individuel. Voilà un bel ouvrage, bien écrit, qui se referme comme un dossier. Difficile alors de le classer dans la bibliothèque du cinéma !
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par Ange-Dominique Bouzet | Négatif
Ce film immobile est traversé de conflits violents, conformes à ceux qu'affronta Sampedro. Rien de plus édifiant que la fermeté anticléricale de Ramón et la joute qui l'oppose à l'Eglise. Elle lui expédie, pour le convaincre de renoncer à mourir, un prêtre également paralysé. Il l'envoie sur les roses lors d'une scène burlesque dont découle, en filigrane, une leçon ambiguë : tout combat (fût-il, tel celui du curé, voué à emmerder les autres) peut fonder une option de vie.
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Ce film immobile est traversé de conflits violents, conformes à ceux qu'affronta Sampedro. Rien de plus édifiant que la fermeté anticléricale de Ramón et la joute qui l'oppose à l'Eglise. Elle lui expédie, pour le convaincre de renoncer à mourir, un prêtre également paralysé. Il l'envoie sur les roses lors d'une scène burlesque dont découle, en filigrane, une leçon ambiguë : tout combat (fût-il, tel celui du curé, voué à emmerder les autres) peut fonder une option de vie.
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par Hugo de Saint Phalle | 3/5
La mise en scène est comme toujours virtuose, mélange élégant de quelques effets bien vus (la visite de tous les amis au chevet de Ramon) et d'une touche de lyrisme (retrouvailles sur la plage avec Julia). Autre réussite, le traitement du sujet. Jamais le personnage de Ramon n'est jugé pour ce qu'il entreprend. Jamais non plus Amenabar ne tire inutilement sur la corde sensible pour nous émouvoir.
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La mise en scène est comme toujours virtuose, mélange élégant de quelques effets bien vus (la visite de tous les amis au chevet de Ramon) et d'une touche de lyrisme (retrouvailles sur la plage avec Julia). Autre réussite, le traitement du sujet. Jamais le personnage de Ramon n'est jugé pour ce qu'il entreprend. Jamais non plus Amenabar ne tire inutilement sur la corde sensible pour nous émouvoir.
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par Catherine Le Ferrand | 4/4
Javier Bardem, époustouflant, joue de son seul visage pour donner la mesure d'un personnage infiniment complexe, dans une Galice où rien ne passe par les mots. Amenábar lui, joue les équilibristes, sur le fil d'un sujet plus que sensible dont il parvient à rendre toutes les ambiguïtés, les dits et les non-dits, dans une sorte d'évidence. Du grand art.
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Javier Bardem, époustouflant, joue de son seul visage pour donner la mesure d'un personnage infiniment complexe, dans une Galice où rien ne passe par les mots. Amenábar lui, joue les équilibristes, sur le fil d'un sujet plus que sensible dont il parvient à rendre toutes les ambiguïtés, les dits et les non-dits, dans une sorte d'évidence. Du grand art.
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par Frédéric Strauss | Positif
En s'emparant de cette histoire vraie, qui s'est achevée le 12 janvier 1998, Alejandro Amenábar ne nous livre pas un film-dossier sur l'euthanasie. Chaque scène de "Mar adentro" porte une ambition bien plus singulière : créer le lien avec Ramón Sampedro. La chose n'est pas facile, car cet homme, tel que l'interprète Javier Bardem, est à la fois un bloc de refus et une belle âme, un poète habité par des visions de "mer intérieure" et de "grand large" (double traduction possible du titre, qui reprend celui d'un poème écrit par Sampedro). D'un côté, il rejette la vie et ce qui pourrait la lui faire mieux supporter, il redoute et méprise l'apitoiement. De l'autre, il possède une sensibilité qui lui donne une intelligence profonde de tous ceux qui l'entourent, et cette humanité devient, à l'occasion, grand pouvoir de séduction.
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En s'emparant de cette histoire vraie, qui s'est achevée le 12 janvier 1998, Alejandro Amenábar ne nous livre pas un film-dossier sur l'euthanasie. Chaque scène de "Mar adentro" porte une ambition bien plus singulière : créer le lien avec Ramón Sampedro. La chose n'est pas facile, car cet homme, tel que l'interprète Javier Bardem, est à la fois un bloc de refus et une belle âme, un poète habité par des visions de "mer intérieure" et de "grand large" (double traduction possible du titre, qui reprend celui d'un poème écrit par Sampedro). D'un côté, il rejette la vie et ce qui pourrait la lui faire mieux supporter, il redoute et méprise l'apitoiement. De l'autre, il possède une sensibilité qui lui donne une intelligence profonde de tous ceux qui l'entourent, et cette humanité devient, à l'occasion, grand pouvoir de séduction.
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par Jean Roy | Positif
La photo, couleur et écran large, de Javier Aguirresarobe en met plein la vue et la musique d'Amenabar lui-même, façon violons à gogo soulignant l'effet telle une cocotte forçant sur le maquillage, ne dépare pas avec l'ensemble. Le film serait-il un mélodrame qu'on admirerait le savoir-faire. Mais il s'agit bien d'un drame réaliste censé laisser ouverte la réflexion. Amenabar semble regarder Brecht et ne fixe que Verdi.
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La photo, couleur et écran large, de Javier Aguirresarobe en met plein la vue et la musique d'Amenabar lui-même, façon violons à gogo soulignant l'effet telle une cocotte forçant sur le maquillage, ne dépare pas avec l'ensemble. Le film serait-il un mélodrame qu'on admirerait le savoir-faire. Mais il s'agit bien d'un drame réaliste censé laisser ouverte la réflexion. Amenabar semble regarder Brecht et ne fixe que Verdi.
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par Vincy | 5/5
Il s'agit de l'un des meilleurs films de ces dernières années - en attendant "Vera Drake", film morbide et vital de Mike Leigh. La mort clandestine - avortement ou euthanasie - est innommable, parce qu'indigne de note soi disante humanité, de notre soi disante civilisation évoluée. Les humains doivent aussi se cacher pour mourir ?
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Il s'agit de l'un des meilleurs films de ces dernières années - en attendant "Vera Drake", film morbide et vital de Mike Leigh. La mort clandestine - avortement ou euthanasie - est innommable, parce qu'indigne de note soi disante humanité, de notre soi disante civilisation évoluée. Les humains doivent aussi se cacher pour mourir ?
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L'actualité cinéma...
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