par Eric Van Cutsem | 3/5
En définitive, "Stage Beauty" se révèle à la fois plus profond et plus intéressant que "Shakespeare in Love" même si son caractère plus dramatique le destine à un public peut-être plus averti et plus enclin à la réflexion qu'au simple divertissement de qualité.
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En définitive, "Stage Beauty" se révèle à la fois plus profond et plus intéressant que "Shakespeare in Love" même si son caractère plus dramatique le destine à un public peut-être plus averti et plus enclin à la réflexion qu'au simple divertissement de qualité.
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par Véronique Juneau | 4/5
On applaudit la délicatesse, l'intelligence, et la charge poétique de "Stage Beauty", qui, même s'il prend quelques libertés, demeure traversé par la douleur de ses personnages. Eyre fait co-exister harmonieusement une intrigue amoureuse avec une situation sociologique et un conflit intérieur. Et si le cinéaste permet à certains de ses acteurs de cabotiner joliment, n'empêche qu'il dose avec tact entre farce et drame, entre satire et émotion. Et comme ce divertissement mise surtout sur la justesse des sentiments, il en résulte une oeuvre engageante.
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On applaudit la délicatesse, l'intelligence, et la charge poétique de "Stage Beauty", qui, même s'il prend quelques libertés, demeure traversé par la douleur de ses personnages. Eyre fait co-exister harmonieusement une intrigue amoureuse avec une situation sociologique et un conflit intérieur. Et si le cinéaste permet à certains de ses acteurs de cabotiner joliment, n'empêche qu'il dose avec tact entre farce et drame, entre satire et émotion. Et comme ce divertissement mise surtout sur la justesse des sentiments, il en résulte une oeuvre engageante.
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par Florence Colombani | Positif
Jusqu'au bout, Stage Beauty reste fidèle à son parti pris d'exigence : la fin n'apportera pas de réponse définitive sur ce qui fait l'identité sexuelle ou le talent de comédien. Dans une conclusion aussi magistrale que fantaisiste, Ned en Othello, égaré par la rage contre celle qui lui a volé son rôle, manque d'étouffer Maria - Desdémone. Richard Eyre filme ainsi l'apparition sur une scène du XVIIe siècle d'un jeu fiévreux tendance Actor's Studio et l'irruption de la sincérité, du goût de la complexité et de l'imagination dans le genre si empesé du film consacré au théâtre shakespearien.
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Jusqu'au bout, Stage Beauty reste fidèle à son parti pris d'exigence : la fin n'apportera pas de réponse définitive sur ce qui fait l'identité sexuelle ou le talent de comédien. Dans une conclusion aussi magistrale que fantaisiste, Ned en Othello, égaré par la rage contre celle qui lui a volé son rôle, manque d'étouffer Maria - Desdémone. Richard Eyre filme ainsi l'apparition sur une scène du XVIIe siècle d'un jeu fiévreux tendance Actor's Studio et l'irruption de la sincérité, du goût de la complexité et de l'imagination dans le genre si empesé du film consacré au théâtre shakespearien.
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par Camille Brun | 2/5
Si les personnages finissent par s'en sortir, c'est seulement grâce à des aberrations et des incohérences. Les spectateurs ne bénéficient pas de ces artifices et ne peuvent pas échapper au mal de crâne agacé.
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Si les personnages finissent par s'en sortir, c'est seulement grâce à des aberrations et des incohérences. Les spectateurs ne bénéficient pas de ces artifices et ne peuvent pas échapper au mal de crâne agacé.
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par Frédéric Mignard | Négatif
Si on ne s'ennuie pas vraiment pendant la projection, on regrette que le cinéaste, un metteur en scène dramatique à la base, se soit contenté d'une mise en scène aussi peu cinématographique. Le récit est traité sans entrain, de manière bien conventionnelle. Point de mystère et de folie, il frôle parfois l'académisme.
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Si on ne s'ennuie pas vraiment pendant la projection, on regrette que le cinéaste, un metteur en scène dramatique à la base, se soit contenté d'une mise en scène aussi peu cinématographique. Le récit est traité sans entrain, de manière bien conventionnelle. Point de mystère et de folie, il frôle parfois l'académisme.
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par Pierre Murat | Positif
Mise en scène luxueuse et amidonnée, style "Shakespeare in love". Le scénario, inspiré d'une pièce, fait la part belle à l'ambiguïté sexuelle, à l'hypocrisie de la cour et à la versatilité du public. On notera la réplique vipérine et très british du Premier ministre à son roi : "Chaque fois qu'on menace d'édicter une loi horrible, on nous dit que la France l'a adoptée depuis longtemps."
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Mise en scène luxueuse et amidonnée, style "Shakespeare in love". Le scénario, inspiré d'une pièce, fait la part belle à l'ambiguïté sexuelle, à l'hypocrisie de la cour et à la versatilité du public. On notera la réplique vipérine et très british du Premier ministre à son roi : "Chaque fois qu'on menace d'édicter une loi horrible, on nous dit que la France l'a adoptée depuis longtemps."
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par Axel | 2/5
Le film ne devient sérieux qu'à travers quelques dialogues qui distribuent mollement généralités et aphorismes. Les petites réparties cinglantes que s'envoient les personnages à la figure tiennent lieu de toute réflexion. Le film évoque pourtant une certaine idée de la modernité, tant sexuelle qu'artistique qui pourrait trouver une origine dans ce moment de l'histoire. Seulement, à force de mettre en perspective notre modernité, le film ne parle pas de l'époque dans laquelle il se situe.
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Le film ne devient sérieux qu'à travers quelques dialogues qui distribuent mollement généralités et aphorismes. Les petites réparties cinglantes que s'envoient les personnages à la figure tiennent lieu de toute réflexion. Le film évoque pourtant une certaine idée de la modernité, tant sexuelle qu'artistique qui pourrait trouver une origine dans ce moment de l'histoire. Seulement, à force de mettre en perspective notre modernité, le film ne parle pas de l'époque dans laquelle il se situe.
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par Ayon | Positif
L'entrée sociohistorique du film est la fin du monopole viril inepte, édictée par le roi Rupert Everett. Une intrigue amoureuse tordue, entre le héros efféminé bien monté Billy Crudup et la féministe androgyne Claire Danes, noue l'affaire. La fin, de sexe indéterminé, est à la hauteur du spectacle, de qualité.
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L'entrée sociohistorique du film est la fin du monopole viril inepte, édictée par le roi Rupert Everett. Une intrigue amoureuse tordue, entre le héros efféminé bien monté Billy Crudup et la féministe androgyne Claire Danes, noue l'affaire. La fin, de sexe indéterminé, est à la hauteur du spectacle, de qualité.
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par Karl Filion | 2.5/5
"Stage Beauty" est un film sentimental classique déguisé sous un film d'époque. Résolument moderne dans ses acteurs et dans ses thèmes, le film s'essouffle rapidement. Parce que ses acteurs sont agréables, mais que ses thèmes sont mal exploités, Belle de Scène mérite tout juste la note de passage.
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"Stage Beauty" est un film sentimental classique déguisé sous un film d'époque. Résolument moderne dans ses acteurs et dans ses thèmes, le film s'essouffle rapidement. Parce que ses acteurs sont agréables, mais que ses thèmes sont mal exploités, Belle de Scène mérite tout juste la note de passage.
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