Notes d'intention du réalisateur (extraites du dossier de presse) :
Terry Gilliam déclare : "TIDELAND, c’est la rencontre de ALICE AU PAYS DES MERVEILLES et de PSYCHOSE. C’est l’histoire d’une enfant qui se construit comme elle peut en dépit d’une grande souffrance. C’est une fable de survie dans des circonstances plutôt étranges." Optimiste et surréaliste, riche d’humour et de suspense, TIDELAND célèbre la puissance de l’imaginaire enfantin.
DU LIVRE AU FILM, LA PREMIÈRE AVENTURE...
Tout a commencé lorsque Mitch Cullin, l’auteur du livre "Tideland", a envoyé son ouvrage à Terry Gilliam dans l’espoir que celui-ci accepte d’écrire un commentaire pour la jaquette. L’écrivain explique : "Terry Gilliam occupe une place à part, il est lié à l’imaginaire de tellement de gens ! Je lui ai écrit comme un fan, en espérant que l’idole qu’il est pour moi accepterait de se pencher sur mon livre, y trouverait peut-être de l’intérêt et pourrait en dire quelque chose de gentil."
Quelque temps plus tard, Terry Gilliam redécouvrait le roman dans une pile de livres non lus dans son bureau. Dès la première page, il fut séduit par le sujet, qu’il trouvait "à la fois drôle, touchant et troublant." Il précise : "J’ai aimé les cinq personnages principaux, qui sont proprement incroyables, et les situations qui deviennent de plus en plus bizarres. Et par-dessus tout, j’ai aimé que ce soit l’univers d’une enfant."
Lorsque Gilliam prit contact avec l’auteur du livre, celui-ci en fut tellement heureux qu’il oublia complètement de lui demander s’il pouvait utiliser une citation pour la jaquette. À cette époque, en 2001, l’édition américaine était déjà parue, mais l’édition anglaise était encore en préparation.
L’un des commentaires de Gilliam fut "C’est foutrement brillant !" Mitch Cullin se souvient : "Je me suis dit à ce moment-là que si je voyais, dans une librairie, un livre avec marqué dessus "Foutrement brillant ! - Terry Gilliam", je n’hésiterais pas une seconde et je l’achèterais. Il faut saluer le courage de l’éditeur britannique : c’est exactement cette phrase que nous avons utilisée pour la couverture au Royaume-Uni."
Mitch Cullin avait pleinement confiance en Terry Gilliam et en Tony Grisoni, le scénariste, pour transformer son livre en scénario. "Terry et Tony m’ont posé des questions auxquelles j’ai bien sûr répondu, mais je me fiais davantage à leur sens esthétique qu’au mien ! Ce devait être un film de Terry Gilliam, quelque chose qu’il ressente comme une de ses créations pleines et entières."
Le scénariste précise : "Il était tout simplement impossible d’adapter ce livre sans l’apport de Mitch Cullin, parce que c’est une histoire et un univers qui forment un tout cohérent et vrai. Lorsque je l’ai contacté, je lui ai demandé s’il avait utilisé quelque chose durant l’écriture du livre pour l’aider à se mettre dans l’ambiance. Il m’a parlé de photos de la ferme où il avait vécu et de photos de corps momifiés, et il m’a dit aussi qu’il écoutait "de la musique Tideland"." Au cours de la préproduction, alors qu’il réfléchissait au style visuel du film, Terry Gilliam a mentionné à Mitch Cullin les peintures d’Andrew Wyeth. L’auteur raconte : "Je n’en croyais pas mes oreilles ! J’avais effectivement choisi certaines de ses oeuvres pour m’en inspirer quand j’écrivais Tideland, et je n’en avais jamais parlé ! Personne n’avait jamais fait le lien avant Terry. Il avait vu clairement ce que j’avais espéré que l’on voie dans mon histoire, et il avait aussi fait le rapprochement avec Alice au pays des merveilles."
Au début de la septième semaine de tournage, Mith Cullin est venu visiter le plateau de TIDELAND. Il avait prévu de ne rester qu’un week-end, mais a prolongé son séjour lorsque le réalisateur lui a demandé d’être figurant dans une des scènes. C’était la première fois que l’auteur rencontrait le réalisateur, après de nombreuses conversations au téléphone. "J’étais très impressionné," raconte Cullin, "plus que je ne l’aurais été par n’importe quelle autre célébrité - Terry est une véritable icône ! Mais il m’a mis tout de suite à l’aise. Il est exactement comme on l’imagine : il est accessible, il est facile de parler avec lui, de rire avec lui, et c’est un homme qui a les pieds sur terre."
Mitch Cullin conclut en souriant : "À présent que le film est achevé, je peux à mon tour dire qu’il est "foutrement brillant" lui aussi !"
UN MONDE À SA DÉMESURE
Lorsque Terry Gilliam a découvert Tideland, le roman de Mitch Cullin, il a eu envie d’en faire un film. Il a appelé son ami, le scénariste Tony Grisoni, avec qui il avait collaboré sur LAS VEGAS PARANO.
Tony Grisoni se souvient : "L’un des premiers attraits du livre est qu’il reste remarquablement fidèle à tous ses personnages, aussi originaux soient-ils. C’est un roman en forme de fable, une parabole sombre mais extraordinaire. J’ai tout de suite senti comment je pouvais l’adapter sous forme de scénario."
Gilliam désirait travailler avec le producteur Jeremy Thomas depuis longtemps. Celui-ci explique : "J’ai lu le livre à la demande de Terry, et j’ai découvert une histoire d’une qualité exceptionnelle qui semblait avoir été écrite exprès pour lui, parce qu’elle était riche de tout ce qui le fascine. Que ce livre puisse devenir un film semblait une évidence."
Tony Grisoni observe : "Le plus grand changement que nous avons apporté à l’histoire a été de modifier le point de vue de la narration. Dans le livre, l’histoire est racontée à la première personne, par Jeliza-Rose, mais nous ne voulions pas d’une voix off qui materne le spectateur pendant tout le film. Décider de se passer de voix off, c’était permettre au spectateur de s’impliquer encore plus"."
Jeremy Thomas commente : "Trouver le financement n’a pas été facile, parce qu’il s’agissait d’un film inhabituel, quelque chose que personne n’avait encore jamais vu. Mais j’étais convaincu qu’il pouvait franchir toutes les barrières et plaire à un large public. Il mêle quelques-uns des thèmes que le public aime voir au cinéma. L’histoire d’une enfant qui souffre est universelle."
Terry Gilliam déclare : "TIDELAND, c’est la rencontre de ALICE AU PAYS DES MERVEILLES et de PSYCHOSE. C’est l’histoire d’une enfant qui se construit comme elle peut en dépit d’une grande souffrance. C’est une fable de survie dans des circonstances plutôt étranges." Optimiste et surréaliste, riche d’humour et de suspense, TIDELAND célèbre la puissance de l’imaginaire enfantin.
DU LIVRE AU FILM, LA PREMIÈRE AVENTURE...
Tout a commencé lorsque Mitch Cullin, l’auteur du livre "Tideland", a envoyé son ouvrage à Terry Gilliam dans l’espoir que celui-ci accepte d’écrire un commentaire pour la jaquette. L’écrivain explique : "Terry Gilliam occupe une place à part, il est lié à l’imaginaire de tellement de gens ! Je lui ai écrit comme un fan, en espérant que l’idole qu’il est pour moi accepterait de se pencher sur mon livre, y trouverait peut-être de l’intérêt et pourrait en dire quelque chose de gentil."
Quelque temps plus tard, Terry Gilliam redécouvrait le roman dans une pile de livres non lus dans son bureau. Dès la première page, il fut séduit par le sujet, qu’il trouvait "à la fois drôle, touchant et troublant." Il précise : "J’ai aimé les cinq personnages principaux, qui sont proprement incroyables, et les situations qui deviennent de plus en plus bizarres. Et par-dessus tout, j’ai aimé que ce soit l’univers d’une enfant."
Lorsque Gilliam prit contact avec l’auteur du livre, celui-ci en fut tellement heureux qu’il oublia complètement de lui demander s’il pouvait utiliser une citation pour la jaquette. À cette époque, en 2001, l’édition américaine était déjà parue, mais l’édition anglaise était encore en préparation.
L’un des commentaires de Gilliam fut "C’est foutrement brillant !" Mitch Cullin se souvient : "Je me suis dit à ce moment-là que si je voyais, dans une librairie, un livre avec marqué dessus "Foutrement brillant ! - Terry Gilliam", je n’hésiterais pas une seconde et je l’achèterais. Il faut saluer le courage de l’éditeur britannique : c’est exactement cette phrase que nous avons utilisée pour la couverture au Royaume-Uni."
Mitch Cullin avait pleinement confiance en Terry Gilliam et en Tony Grisoni, le scénariste, pour transformer son livre en scénario. "Terry et Tony m’ont posé des questions auxquelles j’ai bien sûr répondu, mais je me fiais davantage à leur sens esthétique qu’au mien ! Ce devait être un film de Terry Gilliam, quelque chose qu’il ressente comme une de ses créations pleines et entières."
Le scénariste précise : "Il était tout simplement impossible d’adapter ce livre sans l’apport de Mitch Cullin, parce que c’est une histoire et un univers qui forment un tout cohérent et vrai. Lorsque je l’ai contacté, je lui ai demandé s’il avait utilisé quelque chose durant l’écriture du livre pour l’aider à se mettre dans l’ambiance. Il m’a parlé de photos de la ferme où il avait vécu et de photos de corps momifiés, et il m’a dit aussi qu’il écoutait "de la musique Tideland"." Au cours de la préproduction, alors qu’il réfléchissait au style visuel du film, Terry Gilliam a mentionné à Mitch Cullin les peintures d’Andrew Wyeth. L’auteur raconte : "Je n’en croyais pas mes oreilles ! J’avais effectivement choisi certaines de ses oeuvres pour m’en inspirer quand j’écrivais Tideland, et je n’en avais jamais parlé ! Personne n’avait jamais fait le lien avant Terry. Il avait vu clairement ce que j’avais espéré que l’on voie dans mon histoire, et il avait aussi fait le rapprochement avec Alice au pays des merveilles."
Au début de la septième semaine de tournage, Mith Cullin est venu visiter le plateau de TIDELAND. Il avait prévu de ne rester qu’un week-end, mais a prolongé son séjour lorsque le réalisateur lui a demandé d’être figurant dans une des scènes. C’était la première fois que l’auteur rencontrait le réalisateur, après de nombreuses conversations au téléphone. "J’étais très impressionné," raconte Cullin, "plus que je ne l’aurais été par n’importe quelle autre célébrité - Terry est une véritable icône ! Mais il m’a mis tout de suite à l’aise. Il est exactement comme on l’imagine : il est accessible, il est facile de parler avec lui, de rire avec lui, et c’est un homme qui a les pieds sur terre."
Mitch Cullin conclut en souriant : "À présent que le film est achevé, je peux à mon tour dire qu’il est "foutrement brillant" lui aussi !"
UN MONDE À SA DÉMESURE
Lorsque Terry Gilliam a découvert Tideland, le roman de Mitch Cullin, il a eu envie d’en faire un film. Il a appelé son ami, le scénariste Tony Grisoni, avec qui il avait collaboré sur LAS VEGAS PARANO.
Tony Grisoni se souvient : "L’un des premiers attraits du livre est qu’il reste remarquablement fidèle à tous ses personnages, aussi originaux soient-ils. C’est un roman en forme de fable, une parabole sombre mais extraordinaire. J’ai tout de suite senti comment je pouvais l’adapter sous forme de scénario."
Gilliam désirait travailler avec le producteur Jeremy Thomas depuis longtemps. Celui-ci explique : "J’ai lu le livre à la demande de Terry, et j’ai découvert une histoire d’une qualité exceptionnelle qui semblait avoir été écrite exprès pour lui, parce qu’elle était riche de tout ce qui le fascine. Que ce livre puisse devenir un film semblait une évidence."
Tony Grisoni observe : "Le plus grand changement que nous avons apporté à l’histoire a été de modifier le point de vue de la narration. Dans le livre, l’histoire est racontée à la première personne, par Jeliza-Rose, mais nous ne voulions pas d’une voix off qui materne le spectateur pendant tout le film. Décider de se passer de voix off, c’était permettre au spectateur de s’impliquer encore plus"."
Jeremy Thomas commente : "Trouver le financement n’a pas été facile, parce qu’il s’agissait d’un film inhabituel, quelque chose que personne n’avait encore jamais vu. Mais j’étais convaincu qu’il pouvait franchir toutes les barrières et plaire à un large public. Il mêle quelques-uns des thèmes que le public aime voir au cinéma. L’histoire d’une enfant qui souffre est universelle."
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