Moi, Peter Sellers

  »  La revue de presse

par Thomas Sotinel | Négatif

Mais le scénario garde des pudeurs mal placées qui empêchent Geoffrey Rush d'aller plus avant. Et la mise en scène est de celles qui mettent en avant le travail du décorateur et de l'ensemblier. Cette précision maniaque ne suffit pas à masquer l'antinomie fondamentale entre le conformisme du film et la démesure de son sujet.
Lire la critique...
par Hugo de Saint Phalle | 2/5

Pas grand chose à critiquer non plus du côté du casting, chaque étoile tenant son rang bien sagement. Le problème c'est que, comme la majorité des films du genre, "Moi, Peter Sellers" finit par ennuyer. A cause de sa forme narrative beaucoup trop classique. A cause également de la lourdeur qui entoure le personnage principal.
Lire la critique...
par Romain Le Vern | 2/4

Un peu à la manière du "Man on the Moon" de Milos Forman, Hopkins plonge dans les zones d'ombre d'un acteur magicien, touchant comme un enfant autiste et atrabilaire qui vit dans sa bulle, et insiste sur les disparités entre l'apparence qu'il tente de véhiculer et la personne qu'il est vraiment. En filigrane, il donne à voir le portrait d'un homme égotiste et fou qui a passé sa vie à douter, à se mettre en danger et surtout à répandre une méchanceté ambiguë palpable lors des rapports avec ses conquêtes (incarnées par Emily Watson et Charlize Theron) ou plus explicitement dans cette amitié sadomaso qu'il a longtemps entretenue avec Blake Edwards (John Lithgow).
Lire la critique...
par Romain Le Vern | Positif

A travers un puzzle identitaire schizophrène qui tend à différencier le Peter Sellers de l'intimité et le Peter Sellers médiatique (un peu à la manière de Milos Forman et de son "Man on the Moon"), Hopkins ne tombe pas dans l'hommage cérémonieux et laisse apparaître les zones d'ombre chez cet acteur magicien, touchant comme un enfant autiste et atrabilaire qui vit dans sa bulle. Un homme qui a passé sa vie à douter, à se mettre en danger et surtout à répandre une méchanceté ambiguë palpable lors des rapports avec ses conquêtes (incarnées par Emily Watson et Charlize Theron) ou plus explicitement dans cette amitié sadomaso qu'il a entretenue avec Blake Edwards (John Lithgow, excellent) comme lors de la scène du discours pour la sortie du nouveau film du duo (sans doute la plus mémorable du film) où l'ironie et le sarcasme de Sellers l'emportent sur la bonne humeur ambiante et provoquent un malaise redoutable.
Lire la critique...
par Vincy | 1/5

A l'instar des compilations de musiques de bar, on use des samples (un Kubrick, un Edwards, quelques morceaux de vie connus) pour former un film remasterisé au son du jour. Tout est répétitif, jusque dans les événements de la vie de Sellers, monstre égoïste. On préférera se souvenir du comédien. Ici, le film n'est même pas passable. Le cinéma est bien médiocre comparé au talent de Sellers, lui-même emprisonné dans son personnage polymorphe. "La malédiction de la Panthère Rose" continue...
Lire la critique...
par Benjamin d'Aoust | Mitigé

A l'image de ces quelques très réussies reproductions de scènes réellement tournées par Sellers, la réalisation très plastique et soignée de Hopkins semble ne s'attacher qu'au cadre, au décor d'une vie, plutôt qu'elle n'en éclaire le sens, laissant le spectateur errer seul entre les doubles de Peter.
Lire la critique...