par Jean-Sébastien Chauvin | 4/5
Sans effacer ce sentiment, "Nobody knows" vient prouver s'il était besoin que Kore-Eda est un cinéaste sur qui il faudra désormais compter. Inspiré d'un fait divers, le film décrit la survie d'un groupe d'enfants après que leur mère ait déserté le foyer, les laissant seuls sans grand chose pour subvenir à leurs moyens. Un secret que les gamins garderont jalousement tout au long du film, refusant de révéler à quiconque ce qui s'est abattu sur eux.
Lire la critique...
Sans effacer ce sentiment, "Nobody knows" vient prouver s'il était besoin que Kore-Eda est un cinéaste sur qui il faudra désormais compter. Inspiré d'un fait divers, le film décrit la survie d'un groupe d'enfants après que leur mère ait déserté le foyer, les laissant seuls sans grand chose pour subvenir à leurs moyens. Un secret que les gamins garderont jalousement tout au long du film, refusant de révéler à quiconque ce qui s'est abattu sur eux.
Lire la critique...
par Philippe Azoury | Positif
"Nobody Knows" porte bien son nom : son seul horizon est le silence, celui de la dernière séquence, véritable ferment du film, avec un petit corps mort dans une valise que l'on enterre sans se dire le moindre mot. Les deux heures vingt qui ont précédé n'avaient pas d'autre destination : fin des biens, fin de la société (le film balaie une société japonaise qui se veut irréprochable en surface), mise à sac du moindre espoir, puis fermeture des portes, des derniers volets, avant que l'eau ne se coupe, pour ne plus laisser qu'un appartement-sanctuaire, écrasé de chaleur, où les corps humains n'en peuvent plus. Au revoir, les enfants.
Lire la critique...
"Nobody Knows" porte bien son nom : son seul horizon est le silence, celui de la dernière séquence, véritable ferment du film, avec un petit corps mort dans une valise que l'on enterre sans se dire le moindre mot. Les deux heures vingt qui ont précédé n'avaient pas d'autre destination : fin des biens, fin de la société (le film balaie une société japonaise qui se veut irréprochable en surface), mise à sac du moindre espoir, puis fermeture des portes, des derniers volets, avant que l'eau ne se coupe, pour ne plus laisser qu'un appartement-sanctuaire, écrasé de chaleur, où les corps humains n'en peuvent plus. Au revoir, les enfants.
Lire la critique...
par Hugo de Saint Phalle | 4/5
Comme "Le tombeau des lucioles"de Isao Takahata, "Nobody knows" est à la fois mélancolique et attachant. Même s'il s'étire parfois en longueur, on se rattache inévitablement à la pureté de ces visages enfantins et au tempo enivrant de ce conte désenchanté, décliné au rythme des saisons.
Lire la critique...
Comme "Le tombeau des lucioles"de Isao Takahata, "Nobody knows" est à la fois mélancolique et attachant. Même s'il s'étire parfois en longueur, on se rattache inévitablement à la pureté de ces visages enfantins et au tempo enivrant de ce conte désenchanté, décliné au rythme des saisons.
Lire la critique...
par Nicolas Bardot | 4/4
Le ton semble pourtant beaucoup plus léger dans "Nobody knows" que dans les précédents longs métrages de Hirokazu Kore-eda. "Maborosi" suivait les pas défaits d'une veuve, "After life" se penchait sur ce dont rêvent les morts, et "Distance" racontait le pèlerinage douloureux là où d'autres ont disparu. "Nobody knows" se base sur un fait divers dont les tournants peuvent s'annoncer sordides (une mère abandonne ses enfants à leur propre sort), mais la caméra de Kore-eda est à niveau du regard d'enfant.
Lire la critique...
Le ton semble pourtant beaucoup plus léger dans "Nobody knows" que dans les précédents longs métrages de Hirokazu Kore-eda. "Maborosi" suivait les pas défaits d'une veuve, "After life" se penchait sur ce dont rêvent les morts, et "Distance" racontait le pèlerinage douloureux là où d'autres ont disparu. "Nobody knows" se base sur un fait divers dont les tournants peuvent s'annoncer sordides (une mère abandonne ses enfants à leur propre sort), mais la caméra de Kore-eda est à niveau du regard d'enfant.
Lire la critique...
par Vincy | 1/5
A trop faire l'éloge de l'oisiveté comme vertu de l'innocence et du bonheur, à ne pas leur faire vraiment du mal, le cinéaste oublie de s'intéresser à l'atrocité de la situation, et se complaît dans une forme d'allégorie sur un eden oublié, celui d'avant l'adolescence. Si l'on reste captif, c'est sans aucun doute grâce à ces protagonistes aux cheveux qui poussent : ces beaux sauvageons qui endossent des costumes trop grands pour eux ont un lourd bagage en héritage. Le final trop optimiste nous empêche de nous lier au propos et à la vision de son auteur
Lire la critique...
A trop faire l'éloge de l'oisiveté comme vertu de l'innocence et du bonheur, à ne pas leur faire vraiment du mal, le cinéaste oublie de s'intéresser à l'atrocité de la situation, et se complaît dans une forme d'allégorie sur un eden oublié, celui d'avant l'adolescence. Si l'on reste captif, c'est sans aucun doute grâce à ces protagonistes aux cheveux qui poussent : ces beaux sauvageons qui endossent des costumes trop grands pour eux ont un lourd bagage en héritage. Le final trop optimiste nous empêche de nous lier au propos et à la vision de son auteur
Lire la critique...
L'actualité cinéma...
Le film The Artist vient de triompher une fois encore, et cette fois ce sont nos amis britanniques qui ont honoré le film en lui remettant...
