Lovely Bones

  »  La revue de presse

par Reynald Dal Barco | 6.5/10

Il existe deux niveaux de lecture dans Lovely Bones. Un premier, que l’on dénommerait "terrestre", concentre toute la détresse de parents ayant perdu l’être cher, en l’occurrence leur première née appelée Susie. A l’incompréhension de leur malheur soudain, jouxte l’insupportable déclinaison des modes opératoires d’un serial-killer, tueur d’enfants et de jeunes femmes, tranquillement retranché dans cette banlieue cosi de la middle-class. D’un côté, la normalité dirions-nous (bonheur, développement, partage) ; de l’autre, violence cérébrale, repli déviant, un individualisme seulement motivé par le désir d’assouvir l’innommable. A cette vision sociétale...
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par Martin Gignac | 2.5

La progression est parfois hasardeuse et inégale. Mais en faisant fi des ficelles qui pendent un peu partout et de la finale incroyablement moralisatrice, l'ensemble se laisse regarder avec intérêt. L'enjeu n'est cependant pas de déterminer l'identité du tueur. Il s'agit plutôt d'une production sur le deuil et la souffrance, un mélange incongru entre «What Dreams May Come » de Vincent Ward et «The Fountain» de Darren Aronosky. Ce n'est pas surprenant si l'auditoire adorera ou détestera «The Lovely Bones».
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par Sonia Sarfati | 2.5

Dans son adaptation cinématographique de The Lovely Bones d'Alice Sebold, Peter Jackson est malheureusement tombé dans le piège qu'il avait si brillamment évité quand il a adapté pour le grand écran The Lord of the Rings de Tolkien. Il a oublié que les effets spéciaux sont au service de l'histoire. Utilisés autrement, ils nuisent - à l'histoire et à ceux qui l'interprètent.
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par Elizabeth Lepage-Boily | 4

L'éblouissement est le mot qui convient le mieux au nouveau film de Peter Jackson. Il parvient à plonger le spectateur dans l'univers fantasmé d'une adolescente de 14 ans, sauvagement assassinée avant même son premier baiser. Prémisse sombre certes - la mort d'une enfant n'est jamais chose vénielle - mais, grâce notamment à la texture incomparable des images, au talent indiscutable des comédiens et aux idéologies pertinentes développées dans le récit, le long métrage de Jackson s'avère une oeuvre digne, non loin de l'excellence.
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par Astrid Karoual | 4

Au risque de ressusciter un cinéma manichéen ancestral, Peter Jackson décomplexe et valorise les grands sentiments. Imprévisible et démesuré, il joue les équilibristes, entre impertinences formelles et conventions narratives. ‘Lovely Bones' engage la redéfinition d'un nouveau classicisme hollywoodien assumé et fort de ses contradictions.
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par Eric Van Cutsem | 3

Mais malgré une bonne approche du sujet alliant inquiétude et mystère et une construction qui joue sur l'angoisse, Jackson ne réussit pas à reproduire son succès de 1994. Manquant un peu de rythme, se laissant parfois embarquer dans des effets spéciaux moins utiles, THE LOVELY BONES ne parvient pas à entraîner le spectateur sur la longueur (plus de deux heures).
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par Thomas Baurez | 3

Si on trouve de très belles choses, Jackson peine à obtenir le ton et l'esthétique justes. Ainsi la confrontation entre le monde des vivants et celui des morts a du mal à convaincre.
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par Julien Welter | 2

Mais, à trop vouloir montrer qu'il sait filmer autre chose que les gros singes, Peter Jackson souligne, surligne et encadre chaque émotion. Une intrigue plus ramassée et un récit plus fluide auraient été utiles à ces "adorables ossements".
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par Thomas Sotinel | 2

Que c'est difficile de redescendre d'une grande échelle ! Après avoir peint la dévastation de la Terre du Milieu (la trilogie du Seigneur des anneaux, 2001-2003) et mis New York à sac (King Kong, 2005), le réalisateur néo-zélandais Peter Jackson aurait voulu revenir à l'intime. Il s'est emparé d'un roman à succès, La Nostalgie de l'ange, d'Alice Sebold (J'ai lu, 2003), l'histoire d'un deuil, celui d'une petite fille assassinée n'arrivant pas à quitter les vivants, celui de sa famille qui ne se résout pas à sa perte.
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par Samuel Douhair | 2

Le tout est filmé avec la finesse d'une charge d'orques dans Le Seigneur des anneaux. Quant à la représentation de l'au-delà, elle oscille entre le chromo sulpicien et l'esthétique lisse d'une pub pour parfum. Si le paradis ressemble à ça, non merci.
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par Marie Sauvion | 3

Situé dans l'Amérique des années 70, «Lovely bones» met en scène de formidables acteurs - la jeune Saoirse Ronan, Mark Wahlberg, Rachel Weisz... - et distille un suspense redoutable. Si la dimension fantastique du film déçoit par son imagerie new age naïve et datée, la force du drame familial l'emporte au final.
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par Léo Soesanto | 2

Lovely Bones semble être un curieux mix entre Zodiac (un crime obsédant à la sauce seventies) et le cinéma de M. Night Shyamalan (via un jeune Indien qui voit des gens morts).
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par Gérard Delorme | 2.5

Malgré sa virtuosité (prises individuellement, plusieurs scènes sont très fortes), Jackson ne trouve pas de lien, et son film se disperse comme un poulpe géant dont la tête n'arrive pas à contrôler les tentacules.
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par Steven Tuffin | 2

Une déception grand format.
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