Watchmen - les gardiens

  »  La revue de presse

par Reynald Dal Barco | 9/10

Ne gâchez pas votre plaisir. Foncez dans la plus proche salle obscure pour aller mirer (apprécier) la troisième oeuvre de Zack Snyder. A défaut d'originalité scénaristique, l'Américain s'est, à nouveau, approprié l'oeuvre d'un tiers. Pour le coup, la critique le félicite pour son adaptation parfaite de la bande-dessinée des auteurs Dave Gibbons et Alan Moore. Watchmen : série prolifique de six albums des années 80, romans graphiques classés par le très couru quotidien américain "Times" comme l'une des 100 premières oeuvres de la littérature anglaise. Autant dire que le projet était attendu...
Lire la critique...
par Jacques Mandelbaum | 4

Le film de Zack Snyder est l'adaptation réussie du roman graphique d'Alan Moore et Dave Gibbons.
Lire la critique...
par Denis | 3

Enfin, l'attente est comblée, l'adaptation graphique la plus attendue depuis bien longtemps déboule sur nos écrans pour un spectacle de près de trois heures. Le résultat ? Une oeuvre boulimique dans son désir de transcrire les fameux Watchmen à l'écran qui, si elle a parfois tendance à s'égarer (le film gagnerait en intensité en ne dépassant pas les 2h20), n'en demeure pas moins un spectacle total fidèle au matériau d'origine et relevant la plupart des défis imposés.
Lire la critique...
par Daniel Teissier | 2

Aucun risque n'est pris avec le comics, et à trop coller comme un élève sage à l'oeuvre originale, Snyder oublie que la BD, d'une grande modernité, était aussi une parodie sardonique du super-héros. Sans cette distance, WATCHMEN devient une caricature inerte, parfois ridicule et déjà obsolète, bien loin d'un DARK KNIGHT ou d'un SPIDER-MAN 2, dont Chris Nolan et Sam Raimi avaient fait des longs métrages personnels, modernes, débordant de vie et transcendant le matériau d'origine.
Lire la critique...
par Aurélien Ferenczi | 3

Quasiment construit comme un film à sketchs, le récit passe d'un personnage à l'autre, et certains intéressent plus que d'autres, comme ce justicier qui cache son visage sous une tache mouvante (le test de Rorschach, auquel il emprunte son nom), ou la fille du « Spectre soyeux » lasse d'être négligée par le Dr Manhattan. Les superhéros sont-ils des bons coups ? Sont-ils de droite ou de gauche ? Réduisant les scènes d'action au minimum, ce drôle de blockbuster syncrétique ne manque pas d'étrangeté.
Lire la critique...
par Jean-Philippe Tessé | 4

Un art dénudé qui, surtout, percute de plein fouet la mythologie du super-héros. C'est plus profond que l'aspect sombre et désenchanté de cette culture tel qu'il est révélé par la BD et à sa suite le film, plus intense peut-être que son appétence pour la question de l'insurrection, telle que Snyder la laisse transpirer sur les murs, où à la faveur d'un regard lancé par un figurant portant une pancarte contestataire. Cela touche à l'essence même du super-héros qui, affrontant périls de quartier ou gouffre d'angoisse métaphysique, demeure toujours (et là en particulier, puisque les super-héros n'ont pas de pouvoirs) un type en collant, slip, cape et bonnet. Quelqu'un que l'on ne peut pas prendre au sérieux, tant son devenir jouet, son devenir figurine, relève de sa constitution même.
Lire la critique...
par Karl Filion | 4

On pourra lancer à Les gardiens à peu près toutes les insultes : prétentieux! complexe! brouillon! Et en effet, le film ne sera pas aussi unanime que Le chevalier noir. Il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'une oeuvre poussant jusqu'à ses extrêmes retranchements la notion de divertissement et qui est réservée à ceux qui ne s'en contentent pas.
Lire la critique...
par Steven Tuffin | 2

Mais le pire, c'est la collision frontale entre les scènes de blabla pseudo-intellectuel et les séquences d'action aux effets audio-visuels magnifiés. Résultat: au bout d'un quart d'heure, on en a marre de ces ralentis, de ces positionnements de caméra absurdes et de ces effets de son assourdissants.
Lire la critique...
par Martin Gignac | 3

Porté par un flux déstabilisant d'idées provocatrices et allumées, de séquences sexy et violentes, «Watchmen» se prend au sérieux en gardant toujours le second degré dans son rétroviseur, désirant autant rejoindre les gens qui vont adhérer à ses discours pompeux sur le sens de l'existence que ceux pour qui le genre n'est fait que pour rire et se divertir. Il s'agit donc d'un drôle objet, sorte de «Iron Man» en plus prétentieux et profond, qui aimerait bien être le prochain «Dark Knight» mais qui ne finit plus de multiplier les pistes brouillonnes et de traîner en longueur. Une curiosité imparfaite qui mérite tout de même le détour, seulement pour sa propension à divertir qui dépasse nettement celle de «The Incredible Hulk», «Hancock» et autres «Fantastic Four». Il y a toutefois beaucoup de cinéphiles qui se demanderont ce qu'aurait donner un tel projet dans les mains de Gilliam ou d'Aronofsky...
Lire la critique...