par Isabelle Kersimon | 8/10
Traduit en français par Substance mort, ce roman très personnel de Philipp K. Dick méritait une adaptation cinématographique qui tienne compte tout à la fois de sa dimension tragi-comique et de sa force hallucinée - voire visionnaire - sans tomber dans les travers guignolesques d'une interprétation "purement SF". C'est chose faite.
Enferrés dans une société paranoïaque très actuelle, les personnages sont confrontés à une perte d'identité mêlée à un désir de retrouver une qualité humaine perdue en livrant un combat contre la drogue même qui les délivre et les enchaîne. Dans cet univers abscons, ils tentent de trouver un sens à leur vie, de continuer à rire, à aimer, à rêver d'un avenir, quel qu'il soit (une vie à la ferme pour les uns, un suicide romanesque réussi pour un autre…). Ils tentent de résister, dans ce qui semble être une lutte gouvernementale contre l'addiction pharmacologique...
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Traduit en français par Substance mort, ce roman très personnel de Philipp K. Dick méritait une adaptation cinématographique qui tienne compte tout à la fois de sa dimension tragi-comique et de sa force hallucinée - voire visionnaire - sans tomber dans les travers guignolesques d'une interprétation "purement SF". C'est chose faite.
Enferrés dans une société paranoïaque très actuelle, les personnages sont confrontés à une perte d'identité mêlée à un désir de retrouver une qualité humaine perdue en livrant un combat contre la drogue même qui les délivre et les enchaîne. Dans cet univers abscons, ils tentent de trouver un sens à leur vie, de continuer à rire, à aimer, à rêver d'un avenir, quel qu'il soit (une vie à la ferme pour les uns, un suicide romanesque réussi pour un autre…). Ils tentent de résister, dans ce qui semble être une lutte gouvernementale contre l'addiction pharmacologique...
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par Jérôme Momcilovic | 4/5
Mais que l'on adhère ou non au résultat, il faut au moins lui concéder la pertinence de ses intentions. Si ses personnages, décidemment, n'arrivent pas à se trouver, au moins A Scanner darkly est-il un film qui cherche.
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Mais que l'on adhère ou non au résultat, il faut au moins lui concéder la pertinence de ses intentions. Si ses personnages, décidemment, n'arrivent pas à se trouver, au moins A Scanner darkly est-il un film qui cherche.
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par V. | 0/5
Nulle hallucination ici pour le spectateur. Juste un cinéma qui s'adresse à une jeunesse en mal de vivre, espérant autre chose qu'une vie moyenne, et fantasmant sur des armes, des seins et quelques pilules ou joints. Le film est un miroir à leur vacuité. Vain.
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Nulle hallucination ici pour le spectateur. Juste un cinéma qui s'adresse à une jeunesse en mal de vivre, espérant autre chose qu'une vie moyenne, et fantasmant sur des armes, des seins et quelques pilules ou joints. Le film est un miroir à leur vacuité. Vain.
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par Thomas Sotinel | Positif
Ce n'est pas très gai, mais le rythme somnambulique, l'effet hypnotisant que confère la texture des images, la légère distorsion des mouvements, parviennent à retrouver en termes cinématographique le paradoxe de Substance mort tel que l'avait écrit Philip K. Dick : explorer sans ciller les terreurs d'une expérience tout en faisant partager les troubles sensations.
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Ce n'est pas très gai, mais le rythme somnambulique, l'effet hypnotisant que confère la texture des images, la légère distorsion des mouvements, parviennent à retrouver en termes cinématographique le paradoxe de Substance mort tel que l'avait écrit Philip K. Dick : explorer sans ciller les terreurs d'une expérience tout en faisant partager les troubles sensations.
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par Hugo de Saint Phalle | 2/5
Linklater se perd dans les méandres psychologiques de ses personnages et rend totalement incompréhensible et inodore la réflexion de K. Dick sur l'addiction. Usé que l'on est, il ne nous reste plus que le spectacle visuel pour tenir le coup. Sans ce parti-pris artistique passionnant, A SCANNER DARKLY serait un mauvais trip à oublier au plus vite.
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Linklater se perd dans les méandres psychologiques de ses personnages et rend totalement incompréhensible et inodore la réflexion de K. Dick sur l'addiction. Usé que l'on est, il ne nous reste plus que le spectacle visuel pour tenir le coup. Sans ce parti-pris artistique passionnant, A SCANNER DARKLY serait un mauvais trip à oublier au plus vite.
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par Aurélien Ferenczi | Mitigé
Deux-trois belles séquences de réalité mouvante (notamment une scène d'ouverture où un junkie tente en vain de se débarrasser d'insectes imaginaires), mais, peu à peu, l'intérêt s'émousse, la faute à un récit où rien n'est jamais sûr, et où rien de ce qui arrive n'a vraiment d'importance.
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Deux-trois belles séquences de réalité mouvante (notamment une scène d'ouverture où un junkie tente en vain de se débarrasser d'insectes imaginaires), mais, peu à peu, l'intérêt s'émousse, la faute à un récit où rien n'est jamais sûr, et où rien de ce qui arrive n'a vraiment d'importance.
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par Frédérique Roussel | Positif
L'impression de huis clos et de perte identitaire est bien rendue dans A Scanner Darkly , mais l'exploit de la réalisation tient dans l'expressivité des visages. La couche graphique surajoutée n'efface pas les regards, les expressions, le jeu même. Elle aide aussi à créer l'élément le plus futuriste, le «complet brouillé» endossé par les agents des stups, qui garantit l'anonymat en superposant l'apparence de plusieurs individus, avec 1,5 million d'images fragmentaires. Ce kaléidoscope de corps, d'hommes, de femmes, d'enfants, de bouches, de cheveux, de vêtements, d'expressions est fascinant de dépersonnalisation.
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L'impression de huis clos et de perte identitaire est bien rendue dans A Scanner Darkly , mais l'exploit de la réalisation tient dans l'expressivité des visages. La couche graphique surajoutée n'efface pas les regards, les expressions, le jeu même. Elle aide aussi à créer l'élément le plus futuriste, le «complet brouillé» endossé par les agents des stups, qui garantit l'anonymat en superposant l'apparence de plusieurs individus, avec 1,5 million d'images fragmentaires. Ce kaléidoscope de corps, d'hommes, de femmes, d'enfants, de bouches, de cheveux, de vêtements, d'expressions est fascinant de dépersonnalisation.
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