par Reynald Dal Barco | 7/10
Difficile effectivement de rester insensible devant Sin City, devant son esthétisme tout d’abord. A défaut d’un scénario alambiqué (trois ou quatre destins croisés déclinés seulement, alors qu’il y avait matière à faire bien mieux), l’univers sombre des BD de Miller aura trouvé un joyeux écho dans un matériau noir et blanc et ses ambiances à la James Ellroy, mouchetées de temps à autre par la couleur, comme pour mieux souligner le trait de caractère de tel ou tel personnage, comme pour mieux aiguiller le spectateur. Et puis il y a la violence (dont tout le monde parle), parfois un peu gratuite. Sin City, cité de la peur, et du sexe. Si la machine est bien huilée dans sa forme, on émettra cependant quelque doute dans l’apparente révolution cinématographique vendue par la communication du film. Oui, Sin City n’est pas un long comme les autres. Mais s’il bouscule les préceptes...
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Difficile effectivement de rester insensible devant Sin City, devant son esthétisme tout d’abord. A défaut d’un scénario alambiqué (trois ou quatre destins croisés déclinés seulement, alors qu’il y avait matière à faire bien mieux), l’univers sombre des BD de Miller aura trouvé un joyeux écho dans un matériau noir et blanc et ses ambiances à la James Ellroy, mouchetées de temps à autre par la couleur, comme pour mieux souligner le trait de caractère de tel ou tel personnage, comme pour mieux aiguiller le spectateur. Et puis il y a la violence (dont tout le monde parle), parfois un peu gratuite. Sin City, cité de la peur, et du sexe. Si la machine est bien huilée dans sa forme, on émettra cependant quelque doute dans l’apparente révolution cinématographique vendue par la communication du film. Oui, Sin City n’est pas un long comme les autres. Mais s’il bouscule les préceptes...
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par François-Guillaume Lorrain | Négatif
Mais on peut être le meilleur ami de Tarantino - c'est le cas de Rodriguez - et ne pas lui arriver à la cheville. Ce bric-à-brac d'épisodes pas toujours bien ficelés transpire la paresse et l'esbroufe. « Sin City » est le type même de ce cinéma américain qui, face aux BD, n'a à faire valoir que la virtuosité du chef opérateur et la puissance de ses acteurs. Les aficionados apprécieront ce film-somme, mais on peut se demander ce qu'il faisait en compétition officielle à Cannes.
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Mais on peut être le meilleur ami de Tarantino - c'est le cas de Rodriguez - et ne pas lui arriver à la cheville. Ce bric-à-brac d'épisodes pas toujours bien ficelés transpire la paresse et l'esbroufe. « Sin City » est le type même de ce cinéma américain qui, face aux BD, n'a à faire valoir que la virtuosité du chef opérateur et la puissance de ses acteurs. Les aficionados apprécieront ce film-somme, mais on peut se demander ce qu'il faisait en compétition officielle à Cannes.
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par Vincent Malausa | 5/5
Car rien dans Sin city ne relève du forçage, ni le style outrancièrement glamour et offensif du film, ni son dispositif soigneusement agencé (le noir et blanc que tâchent rouges, bleus, jaunes éclatants), ni même l'épaisseur naïve de ses personnages. Le meilleur exemple de cette candeur tient dans l'utilisation prodigieuse de la voix-off et dans le segment avec Mickey Rourke, bouleversant dans sa manière de faire renaître la beauté absolue de l'acteur de L'Année du dragon du fond de sa triste carapace de freak boursouflé. Y ajouter un pouvoir de séduction inouï (la sexualité offensive des personnages féminins), une gravité et une violence d'une invraisemblable pudeur -rien de moins docile pour autant : voici Sin city, vrai grand film, modeste et sans le moindre effet de petit malin, immense dans sa géniale nudité.
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Car rien dans Sin city ne relève du forçage, ni le style outrancièrement glamour et offensif du film, ni son dispositif soigneusement agencé (le noir et blanc que tâchent rouges, bleus, jaunes éclatants), ni même l'épaisseur naïve de ses personnages. Le meilleur exemple de cette candeur tient dans l'utilisation prodigieuse de la voix-off et dans le segment avec Mickey Rourke, bouleversant dans sa manière de faire renaître la beauté absolue de l'acteur de L'Année du dragon du fond de sa triste carapace de freak boursouflé. Y ajouter un pouvoir de séduction inouï (la sexualité offensive des personnages féminins), une gravité et une violence d'une invraisemblable pudeur -rien de moins docile pour autant : voici Sin city, vrai grand film, modeste et sans le moindre effet de petit malin, immense dans sa géniale nudité.
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par Mélanie Che | Positif
Et oui c'est violent et c'est sexuel, oui ça va choquer les âmes sensibles mais quand on tourne un film qui s'appelle SIN CITY et qu'à l'occasion on appelle son pote Tarantino pour tourner l'une ou l'autre scène (pour pas cher en plus: un euro symbolique), le contraire nous aurait fait crier au scandale.
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Et oui c'est violent et c'est sexuel, oui ça va choquer les âmes sensibles mais quand on tourne un film qui s'appelle SIN CITY et qu'à l'occasion on appelle son pote Tarantino pour tourner l'une ou l'autre scène (pour pas cher en plus: un euro symbolique), le contraire nous aurait fait crier au scandale.
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par Sabrina | 2/5
Un film excessivement noir d'un point de vue formel comme scénaristique, des protagonistes définitivement dans le brouillard : qu'on ne s'attende pas à un Pulp Fiction stylisé ! La chute serait brutale !
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Un film excessivement noir d'un point de vue formel comme scénaristique, des protagonistes définitivement dans le brouillard : qu'on ne s'attende pas à un Pulp Fiction stylisé ! La chute serait brutale !
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par Claudine Mulard | Positif
Le générique final de Sin City énumère plus de cent vingt techniciens pour les seuls effets visuels. Le jeune réalisateur a fait appel aux meilleurs spécialistes des effets spéciaux et du maquillage, la société KNB SFX (K pour Robert Kurtzman, N pour Greg Nicotero, B pour Howard Berger). C'est eux qui ont entièrement défiguré Mickey Rourke pour lui donner les traits du personnage de Marv.
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Le générique final de Sin City énumère plus de cent vingt techniciens pour les seuls effets visuels. Le jeune réalisateur a fait appel aux meilleurs spécialistes des effets spéciaux et du maquillage, la société KNB SFX (K pour Robert Kurtzman, N pour Greg Nicotero, B pour Howard Berger). C'est eux qui ont entièrement défiguré Mickey Rourke pour lui donner les traits du personnage de Marv.
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par Aurélien Allin | 5/5
Si Rodriguez écrit une page de l'histoire du cinéma, on voit peu comment tirer partie de cette démarche stylistique, tant la symbiose entre la BD et son adaptation est totale. C'est justement cette identité profonde qui fait de SIN CITY une oeuvre extraordinaire et intimement originale, créant jouissance et fascination. Au final, ce film qui en rebutera plus d'un, est un monolithe imposant qui marquera son temps par sa singularité et le jusqu'au boutisme de sa démarche.
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Si Rodriguez écrit une page de l'histoire du cinéma, on voit peu comment tirer partie de cette démarche stylistique, tant la symbiose entre la BD et son adaptation est totale. C'est justement cette identité profonde qui fait de SIN CITY une oeuvre extraordinaire et intimement originale, créant jouissance et fascination. Au final, ce film qui en rebutera plus d'un, est un monolithe imposant qui marquera son temps par sa singularité et le jusqu'au boutisme de sa démarche.
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par Pierre Murat | Positif
Parce qu'il doit être un bon garçon - mais aussi parce qu'il est son fan -, Robert Rodriguez a nommé coréalisateur Frank Miller, l'auteur de la BD. Et il a embarqué Quentin Tarantino dans l'aventure. Les deux hommes sont amis depuis longtemps. Pour 1 dollar, Rodriguez a écrit la musique de Kill Bill 2. C'est pour la même somme que Tarantino, pas vraiment fan du numérique jusqu'à présent, a accepté de diriger une scène de Sin City : en l'occurrence celle où Clive Owen conduit une voiture avec, pour passager, un mort bavard (Benicio Del Toro). C'est dur pour Rodriguez, mais c'est, de loin, le meilleur moment du film.
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Parce qu'il doit être un bon garçon - mais aussi parce qu'il est son fan -, Robert Rodriguez a nommé coréalisateur Frank Miller, l'auteur de la BD. Et il a embarqué Quentin Tarantino dans l'aventure. Les deux hommes sont amis depuis longtemps. Pour 1 dollar, Rodriguez a écrit la musique de Kill Bill 2. C'est pour la même somme que Tarantino, pas vraiment fan du numérique jusqu'à présent, a accepté de diriger une scène de Sin City : en l'occurrence celle où Clive Owen conduit une voiture avec, pour passager, un mort bavard (Benicio Del Toro). C'est dur pour Rodriguez, mais c'est, de loin, le meilleur moment du film.
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