par Véronique Juneau | 2.5/5

Le résultat ressemble, en fait, à un patchwork de situations cocasses, de répliques acidulées, de gestes colorés et de regards dubitatifs. Mais Crowe, qui arrive à toucher au sublime, ne rate pas complètement son exercice. La lumineuse Susan Sarandon, émeut dans un numéro effectué sur le classique Moon River, un morceau d'une mélancolie absolue. Bloom, qui n'a rien à se reprocher, nous apparaît aussi fort sympathique. Et la chimie entre lui et Dunst est très bonne.
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par François-Guillaume Lorrain | Négatif

Malgré le joli minois de Kirsten Dunst, la romance est poussive et les effets comiques sont assez ratés. Dommage. Car la dernière demi-heure est nettement plus réussie.
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par Vincy | 2/5

Elizabethtown est une impasse où Cameron Crowe s'est un peu perdu. Cinéaste surfait depuis ses débuts mais disposant d'importants moyens pour ses chroniques dramatiques, il livre, à sa manière, une vision de l'Amérique qui aurait pu nous passionner. Cependant, à trop aborder de sujets, il se noie dans le bruit - verbes, musiques... - et il n'en ressort qu'une mélodie diffuse sur l'état d'un monde grossièrement dessiné. Reste que ce film ne manque pas de charme, d'âme, ou de flamme. Hélas, le style n'a pas de caractère, comme Bloom n'est pas Mortensen. Le regard est trop lisse pour ne pas dire neutre. Trop distant, à l'instar d'un voyage en voiture climatisée où l'on regarde le monde derrière sa vitre, sans les odeurs, la chaleur, l'humeur. Pour exemple cette scène où le personnage principal visite la chambre où mourut Martin Luther King, en passant du U2 : collage audio et visuel sans aucun sens. Ca fait juste "bien".
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par Thomas Sotinel | Négatif

Pour une raison inexplicable, le film dure plus de deux heures, alors que chaque séquence se traîne bien au-delà du temps réglementaire ­ - les quelques trouvailles scénaristiques surnagent dans une mare stagnante de bons sentiments. Il n'y a qu'une raison d'aller voir Elizabethtown : le 23 novembre sortira Lonesome Jim, de Steve Buscemi, sur un thème très voisin, un film qui a coûté vingt ou trente fois moins cher et la comparaison sur pièces prouvera, une fois de plus, que l'argent ne fait pas le bonheur du spectateur.
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par Vincent Ostria | Négatif

Bien que Crowe en ait coupé plus de quinze minutes depuis sa première présentation à la presse, cela ne change rien à l'affaire : l'incohérence, voire l'inconsistance, est consubstantielle à l'oeuvre. Défauts qui ne sont certes pas rédhibitoires ; ils n'empêchent pas cette romance mielleuse entre un fils de bonne famille, designer génial, et une hôtesse de l'air un peu paumée, de distiller un charme entêtant - dû en grande partie à la fantasque et piquante Kirsten, Minnie-petite-souris de cette americana méandreuse sur la nostalgie de la vie de province.
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par Hugo de Saint Phalle | 3/5

Crowe s'emploie aussi à enrichir son histoire d'amour de thèmes profonds comme l'attachement familial ou la recherche de soi. Du coup, même si le récit n'évite pas quelques écueils naïfs, même si certaines situations sont trop ubuesques (la scène de la cérémonie funéraire) RENCONTRES A ELIZABETHTOWN reste une histoire délicate à laquelle on a envie de croire et de s'attacher. Souhait rendu encore plus ardent par une bande originale rock littéralement jouissive.
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par Frédéric Strauss | Négatif

Essayant de retrouver le charme fou de cette romance fofolle, Crowe signe en fait un film de gros patapouf, où la légèreté devient platitude prétentieuse. Orlando Bloom est terriblement inconsistant, et les autres comédiens minaudent.
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