par Reynald Dal Barco | 8/10
Que faut-il penser de King Kong, dernière production pharaonique du richissime Peter Jackson ? Les réactions sont d’ores et déjà nombreuses, éclatées, voire rageuses. Les néo-romantiques critiquent les libertés prises par le Néo-Zélandais face à l’original de 1933. Les éternels insatisfaits gloussent devant la débauche d’effets spéciaux. Les libertaires rechigneront fatalement à payer pour aller voir un blockbuster annoncé. Alors Kong, version 2005 ?
Premier élément déterminant : c’est en voyant le film de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, un soir à la télé alors qu’il était âgé de 9 ans, que le réalisateur avoue avoir eu un flash. Peter Jackson déclare, entre autre, avoir conçu, durant sa douzième année, un petit film d’animation autour du mythe, armé seulement d’une figurine de l’animal et d’une petite caméra 8 millimètres. Trente années et une trilogie Seigneurs des Anneaux plus tard...
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Que faut-il penser de King Kong, dernière production pharaonique du richissime Peter Jackson ? Les réactions sont d’ores et déjà nombreuses, éclatées, voire rageuses. Les néo-romantiques critiquent les libertés prises par le Néo-Zélandais face à l’original de 1933. Les éternels insatisfaits gloussent devant la débauche d’effets spéciaux. Les libertaires rechigneront fatalement à payer pour aller voir un blockbuster annoncé. Alors Kong, version 2005 ?
Premier élément déterminant : c’est en voyant le film de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, un soir à la télé alors qu’il était âgé de 9 ans, que le réalisateur avoue avoir eu un flash. Peter Jackson déclare, entre autre, avoir conçu, durant sa douzième année, un petit film d’animation autour du mythe, armé seulement d’une figurine de l’animal et d’une petite caméra 8 millimètres. Trente années et une trilogie Seigneurs des Anneaux plus tard...
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par Jean-Philippe Tessé | 2/5
Cependant, lorsque la machine s'emballe, il se passe parfois quelque chose : le gorille à New York testant toutes les blondes de la ville à la recherche de la sienne ; la poursuite des dinos patapoufs qui trébuchent les uns sur les autres pour former un tas de boudins gris ; la présentation de King Kong au public new-yorkais. Côté King, ces mini événements ; côté Kong, le reste. Graisse du film jamais tout à fait lavée par les hypothèses qu'il lance sans faire exprès, comme on renverse un pot de peinture en barbouillant une toile. Film obèse, King Kong existe un peu, mais pour pas grand-chose, pour lui, pour rien, pourquoi pas.
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Cependant, lorsque la machine s'emballe, il se passe parfois quelque chose : le gorille à New York testant toutes les blondes de la ville à la recherche de la sienne ; la poursuite des dinos patapoufs qui trébuchent les uns sur les autres pour former un tas de boudins gris ; la présentation de King Kong au public new-yorkais. Côté King, ces mini événements ; côté Kong, le reste. Graisse du film jamais tout à fait lavée par les hypothèses qu'il lance sans faire exprès, comme on renverse un pot de peinture en barbouillant une toile. Film obèse, King Kong existe un peu, mais pour pas grand-chose, pour lui, pour rien, pourquoi pas.
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par Vincy | 3/5
"Suivez ce singe". Vraiment? Etonnons-nous de ne pas être surpris. Refaire un film mythique à sa sauce demande peut-être un peu plus qu'un simple lifting. C'est pas parce que c'est plus long (double durée quand même) et plus gros (10 mètres au bas mot) que c'est "plus bon". Certes, le divertissement est spectaculaire. Parfait pour faire passer un long samedi soir... Remis au(x) goût(s) du jour. On comprend les motifs de Peter Jackson. Lui qui a voulu devenir réalisateur en regardant King Kong à la télé, ne pouvait désirer plus fort un film flirtant avec les genres cauchemardesques du cinéma. "Un film avec des monstres, c'est une série B." Et il est le Roi, l'Oscarisé de la série B, à l'instar des Raimi et Cronenberg, devenus populaires. Du coup, il y a énormément de monstres : des tas de bestioles répugnantes, féroces, des dangers mortels pour tout être humain (pas forcément moins barbare). De quoi construire une surenchère dans le suspens et surtout le nombre de maccabés. Fait pas bon d'être noir ou asiat d'ailleurs, vous êtes surs d'y passer. Discrimination "négative" ou loi de la jungle? Peter Jackson n'a pas ce genre de soucis moraux. Son King Kong se veut hommage au film des années 30. Contrairement à la version des seventies, érotisante comme l'exigeait la période, nous sommes là dans un pur décalque, technologies en bonus. Pas de nénés. "Cecil B. De Mille n'en avait pas besoin." Un peu court pour expliquer le puritanisme désuet du film, pour ne pas dire anachronique avec notre époque. Mais Jackson est resté un grand enfant. Préfère faire "mumuse" avec ses joujoux.
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"Suivez ce singe". Vraiment? Etonnons-nous de ne pas être surpris. Refaire un film mythique à sa sauce demande peut-être un peu plus qu'un simple lifting. C'est pas parce que c'est plus long (double durée quand même) et plus gros (10 mètres au bas mot) que c'est "plus bon". Certes, le divertissement est spectaculaire. Parfait pour faire passer un long samedi soir... Remis au(x) goût(s) du jour. On comprend les motifs de Peter Jackson. Lui qui a voulu devenir réalisateur en regardant King Kong à la télé, ne pouvait désirer plus fort un film flirtant avec les genres cauchemardesques du cinéma. "Un film avec des monstres, c'est une série B." Et il est le Roi, l'Oscarisé de la série B, à l'instar des Raimi et Cronenberg, devenus populaires. Du coup, il y a énormément de monstres : des tas de bestioles répugnantes, féroces, des dangers mortels pour tout être humain (pas forcément moins barbare). De quoi construire une surenchère dans le suspens et surtout le nombre de maccabés. Fait pas bon d'être noir ou asiat d'ailleurs, vous êtes surs d'y passer. Discrimination "négative" ou loi de la jungle? Peter Jackson n'a pas ce genre de soucis moraux. Son King Kong se veut hommage au film des années 30. Contrairement à la version des seventies, érotisante comme l'exigeait la période, nous sommes là dans un pur décalque, technologies en bonus. Pas de nénés. "Cecil B. De Mille n'en avait pas besoin." Un peu court pour expliquer le puritanisme désuet du film, pour ne pas dire anachronique avec notre époque. Mais Jackson est resté un grand enfant. Préfère faire "mumuse" avec ses joujoux.
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par Thomas Sotinel | Mitigé
De mégalomanie, d'un amour immodéré pour le cinéma, de mise en abyme du premier film, d'explications interminable de ce qui n'était qu'effleuré par Cooper et Schoedsack, d'effets spéciaux numériques qui étonnent tantôt par leur virtuosité puis par leur grossièreté. Au bout du compte, King Kong s'achève aujourd'hui comme au temps de Franklin Delano Roosevelt et d'Adolf Hitler par la même réplique : "C'est la belle qui a tué la bête" (It was beauty killed the beast). Pour reprendre une expression chère à un autre cinéaste qui n'a pas toujours réussi à se hisser à la hauteur de ses ambitions : "Tout ça pour ça."
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De mégalomanie, d'un amour immodéré pour le cinéma, de mise en abyme du premier film, d'explications interminable de ce qui n'était qu'effleuré par Cooper et Schoedsack, d'effets spéciaux numériques qui étonnent tantôt par leur virtuosité puis par leur grossièreté. Au bout du compte, King Kong s'achève aujourd'hui comme au temps de Franklin Delano Roosevelt et d'Adolf Hitler par la même réplique : "C'est la belle qui a tué la bête" (It was beauty killed the beast). Pour reprendre une expression chère à un autre cinéaste qui n'a pas toujours réussi à se hisser à la hauteur de ses ambitions : "Tout ça pour ça."
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par Vincent Ostria | Négatif
Par contraste, la suite paraît plus aberrante : l'héroïne est offerte à un gorille géant qui ne peut ni la manger ni la violer... Si dans le premier King Kong, un trouble érotique surgissait, ici la mécanique l'emporte : effets spéciaux insensés, reconstitution de New York et scènes de combat essoufflantes entre gorille et dinosaures. Belle fantasmagorie, mais psychologie faible et sensualité zéro.
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Par contraste, la suite paraît plus aberrante : l'héroïne est offerte à un gorille géant qui ne peut ni la manger ni la violer... Si dans le premier King Kong, un trouble érotique surgissait, ici la mécanique l'emporte : effets spéciaux insensés, reconstitution de New York et scènes de combat essoufflantes entre gorille et dinosaures. Belle fantasmagorie, mais psychologie faible et sensualité zéro.
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par Olivier De Bruyn | Mitigé
Dans ses studios, le cinéaste, fan transi du premier opus, a reconstitué la jungle, New York et, en héritier aveuglément respectueux de ses deux aînés, a tourné le remake qu'eux-mêmes auraient probablement réalisé ! Tyrannosaures traumatisants, créatures visqueuses, indigènes terrifiants, foules apeurées... le cinéaste, par la grâce du numérique, enfile les longues scènes d'action comme d'autres les perles. Plus encore que dans le film original, le scénario sert de prétexte à l'enchaînement des morceaux de bravoure. Dans son genre, le spectacle interpelle le regard, soit. Mais il est curieux de constater à quel point les qualités et défauts du nouveau « Kong » correspondent à ceux de son modèle. A une exception près : le charme naïf a disparu...
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Dans ses studios, le cinéaste, fan transi du premier opus, a reconstitué la jungle, New York et, en héritier aveuglément respectueux de ses deux aînés, a tourné le remake qu'eux-mêmes auraient probablement réalisé ! Tyrannosaures traumatisants, créatures visqueuses, indigènes terrifiants, foules apeurées... le cinéaste, par la grâce du numérique, enfile les longues scènes d'action comme d'autres les perles. Plus encore que dans le film original, le scénario sert de prétexte à l'enchaînement des morceaux de bravoure. Dans son genre, le spectacle interpelle le regard, soit. Mais il est curieux de constater à quel point les qualités et défauts du nouveau « Kong » correspondent à ceux de son modèle. A une exception près : le charme naïf a disparu...
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par Rémy Batteault | 4/5
Cette nouvelle version de KING KONG est l'oeuvre d'un grand enfant et l'on croit sur parole Peter Jackson lorsqu'il affirme que c'est le long métrage de 1933 qui lui a donné le désir de faire du cinéma. D'ailleurs il emprunte à cet incunable des répliques (la dernière du film, par exemple) et tente d'en recréer tout le charme. Sur ce point, le pari n'est pas totalement réussi. En effet, le réalisateur se laisse parfois aller à une mise en scène tonitruante (la découverte des indigènes, les luttes dans la jungle) et baigne son film d'une musique parfois trop présente.
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Cette nouvelle version de KING KONG est l'oeuvre d'un grand enfant et l'on croit sur parole Peter Jackson lorsqu'il affirme que c'est le long métrage de 1933 qui lui a donné le désir de faire du cinéma. D'ailleurs il emprunte à cet incunable des répliques (la dernière du film, par exemple) et tente d'en recréer tout le charme. Sur ce point, le pari n'est pas totalement réussi. En effet, le réalisateur se laisse parfois aller à une mise en scène tonitruante (la découverte des indigènes, les luttes dans la jungle) et baigne son film d'une musique parfois trop présente.
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par Hugo de Saint Phalle | 2/5
La faute à un schéma narratif beaucoup trop long et répétitif, alternant scènes d'exposition barbantes et séquences spectaculaires pas toujours réussies. On frise parfois l'overdose tant la surenchère est sans limite, d'autant que les effets spéciaux ne suivent pas toujours (fonds verts apparents, images numériques mal intégrées...). Reste l'essentiel : la bête est belle. Le gorille géant est une réussite indéniable dont les émotions humaines et les mouvements sont modélisés à la perfection. De quoi regretter les péchés d'orgueil du réalisateur qui alourdissent inutilement l'entreprise.
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La faute à un schéma narratif beaucoup trop long et répétitif, alternant scènes d'exposition barbantes et séquences spectaculaires pas toujours réussies. On frise parfois l'overdose tant la surenchère est sans limite, d'autant que les effets spéciaux ne suivent pas toujours (fonds verts apparents, images numériques mal intégrées...). Reste l'essentiel : la bête est belle. Le gorille géant est une réussite indéniable dont les émotions humaines et les mouvements sont modélisés à la perfection. De quoi regretter les péchés d'orgueil du réalisateur qui alourdissent inutilement l'entreprise.
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par Cécile Mury | Positif
De retour à New York avec son gorille enfin capturé, Peter Jackson semble fasciné comme une midinette par ledit tête-à-tête. Ces tourtereaux mal assortis se font des mines dans la ville en proie à la panique et le récit s'enlise quelque peu. La scène mythique des biplans attaquant le singe géant semble par exemple bien longue. Coincés au sommet de l'Empire State Building, on rêve, comme King Kong, de retourner à Skull Island.
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De retour à New York avec son gorille enfin capturé, Peter Jackson semble fasciné comme une midinette par ledit tête-à-tête. Ces tourtereaux mal assortis se font des mines dans la ville en proie à la panique et le récit s'enlise quelque peu. La scène mythique des biplans attaquant le singe géant semble par exemple bien longue. Coincés au sommet de l'Empire State Building, on rêve, comme King Kong, de retourner à Skull Island.
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par Eric Van Cutsem | Positif
Et une fois de plus, il ne nous déçoit pas! En plaçant l'histoire dans les années 30, il rend, avec ses scénaristes fétiches (dont sa femme Fran Walsh), un vibrant hommage au Kong des origines. Avec une reconstitution minutieuse en studio et en images de synthèse de cette époque, Peter Jackson donne aussi une plus grande intemporalité à son histoire pour mieux la rendre universelle. Il faut dire que le sujet est on ne peut plus d'actualité en ce 21e siècle où l'argent domine le monde en dépit du bon sens qui voudrait que l'être humain se rappelle plutôt d'où il vient et qui il est afin de retrouver sa place réelle dans la nature. Le réalisateur Carl Denham est, dans le film, le parfait représentant de cette espèce humaine qui fait fi des règles élémentaires de la vie pour se remplir les poches. Et lorsque l'un des protagonistes glisse au sujet de Denham: "C'est son indéfectible capacité à détruire les choses qu'il aime...", on se doute que ce n'est pas là une phrase anodine pour les scénaristes !
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Et une fois de plus, il ne nous déçoit pas! En plaçant l'histoire dans les années 30, il rend, avec ses scénaristes fétiches (dont sa femme Fran Walsh), un vibrant hommage au Kong des origines. Avec une reconstitution minutieuse en studio et en images de synthèse de cette époque, Peter Jackson donne aussi une plus grande intemporalité à son histoire pour mieux la rendre universelle. Il faut dire que le sujet est on ne peut plus d'actualité en ce 21e siècle où l'argent domine le monde en dépit du bon sens qui voudrait que l'être humain se rappelle plutôt d'où il vient et qui il est afin de retrouver sa place réelle dans la nature. Le réalisateur Carl Denham est, dans le film, le parfait représentant de cette espèce humaine qui fait fi des règles élémentaires de la vie pour se remplir les poches. Et lorsque l'un des protagonistes glisse au sujet de Denham: "C'est son indéfectible capacité à détruire les choses qu'il aime...", on se doute que ce n'est pas là une phrase anodine pour les scénaristes !
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par Marc Gadoury | 4.5/5
Spectacle grandiose, Peter Jackson est parvenu à renouveler ce classique du cinéma américain et lui donner un nouveau souffle. Grâce à des interprètes de calibre, Naomi Watts en tête, et des moyens techniques colossaux, le réalisateur est parvenu à nous faire croire une nouvelle fois à cette histoire d'amour incongrue. C'est du grand cinéma et un divertissement qui vous tiendra en haleine du début à la fin.
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Spectacle grandiose, Peter Jackson est parvenu à renouveler ce classique du cinéma américain et lui donner un nouveau souffle. Grâce à des interprètes de calibre, Naomi Watts en tête, et des moyens techniques colossaux, le réalisateur est parvenu à nous faire croire une nouvelle fois à cette histoire d'amour incongrue. C'est du grand cinéma et un divertissement qui vous tiendra en haleine du début à la fin.
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L'actualité cinéma...
Le film The Artist vient de triompher une fois encore, et cette fois ce sont nos amis britanniques qui ont honoré le film en lui remettant...
