Irrésistible Alfie

  »  La revue de presse

par Laurent Tity | Négatif

Malheureusement, à la manière du personnage, le spectateur a très vite l'impression de stagner. Plus précisément, dès que le scénario esquisse une avancée dans la vie d'Alfie et donc dans l'histoire, les événements suivants s'empressent de tout démonter pour nous laisser au point de départ avec notre Alfie, un nom qui commence d'ailleurs presque à nous énerver tellement il est cité tout au long du film. Un énervement dû également au manque total de progrès du héros, au point que l'on finit par se poser la même question : "A quoi ça rime ?".
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par Eric Van Cutsem | 1/4

En effet, ce remake du film de 1966 qui lança la carrière d'un autre séducteur, Michael Caine, sent bien trop la pièce de théâtre dont il est originellement issu (Alfie parlant face caméra) et balade le spectateur en une visite guidée de New York plus qu'il ne le fait réfléchir sur les dangers d'une séduction sans lendemain. Car même si certaines réflexions graves viennent étayer un peu le sujet, celui-ci reste très à l'image de la séduction et du flirt: superficiel et souvent prévisible.
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par Florence Colombani | Négatif

Il s'agit de dispenser, à travers l'histoire d'un séducteur impénitent pris à son propre piège (maladie vénérienne, grossesse non désirée et une si grande solitude) une leçon de vie qu'un personnage résume ainsi : "La prochaine fois, réfléchis avant de te débraguetter." Une morale que le spectateur aura tôt fait de réinterpréter à sa façon - par exemple, "la prochaine fois, réfléchis avant d'aller au cinéma".
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par Hugo de Saint Phalle | 3/5

Car la plupart du temps, Charles Shyer se contente, comme seule trouvaille, de faire parler son personnage au public, face caméra. Amusant au début, ce procédé redondant finit par lasser. Heureusement qu'Alfie est beau mec !
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par Romain Le Vern | 2/4

Alfie est un film sympathique qui prend des détours frivoles pour pointer du doigt là où ça fait mal. De quoi lui pardonner ses quelques baisses de régime et sa légère artificialité.
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par Vincy | 1/5

La "non fin" appuie cette vacuité individuelle. Le remplissage musical souligne l'insignifiance des propos. Il faut tout le temps du comédien pour persévérer à s'intéresser au jeune homme, évidemment amoral, et donc punit. Cette sanction, de trop, nous détruit toute espérance : l'impertinence n'était qu'un exercice de style. Les scénaristes n'ont pas voulu glorifier ce comportement décalé, marginal. Garçon stupide ou One Man Law, le film est à l'image de son personnage qui vit dans ses illusions. Ces clichés peu caustiques nous renvoient une image kitsch de la romance "clef en main".
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par François Gorin | Négatif

Alfie a eu une vie antérieure, en 1966, en plein Swingin' London, sous les traits de Michael Caine, qui donnait toute sa mesure au cynisme du personnage. On peut ignorer ce point d'histoire, mais Jude Law est-il trop joli play-boy pour être aussi vrai que l'original ? Une lourde repentance lui est ici infligée, qui achève de plomber ce remake.
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