par Egil Bain | 8/10
Présenté à la presse française la semaine dernière, "Batman Begins" a surpris son monde... du moins pour ma part! Il faut avouer que j'y allais à reculons, présageant d'un énième blockbuster estival. Quelle erreur !
En faisant renaître la franchise laissée exsangue par le saccage de Joel Schumacher et George Clooney, Christopher Nolan et David Goyer se sont attaqués à une montagne où plus d'un se serait cassé la gueule ! Les deux protagonistes ont justement pris ce lourd passif à leur avantage en se démarquant complètement de la franchise existante. A l'inverse d'être une simple suite, avec toutes les ficelles que cela entraîne, "Batman Begins" est un film à part entière (peut-être le début d'une autre franchise...
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Présenté à la presse française la semaine dernière, "Batman Begins" a surpris son monde... du moins pour ma part! Il faut avouer que j'y allais à reculons, présageant d'un énième blockbuster estival. Quelle erreur !
En faisant renaître la franchise laissée exsangue par le saccage de Joel Schumacher et George Clooney, Christopher Nolan et David Goyer se sont attaqués à une montagne où plus d'un se serait cassé la gueule ! Les deux protagonistes ont justement pris ce lourd passif à leur avantage en se démarquant complètement de la franchise existante. A l'inverse d'être une simple suite, avec toutes les ficelles que cela entraîne, "Batman Begins" est un film à part entière (peut-être le début d'une autre franchise...
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par Vincent Malausa | 3/5
Effet escompté, un film lisse comme une peau de banane, sur lequel tout glisse et se recompose à l'envi. Pas désagréable, Batman begins oscille donc entre le minable et le lyrique, le nanar d'action et le mélo pompier, la farce théâtrale et le thriller hi-tech noirissime. La simplicité (euphémisme) de Nolan aidant, l'ensemble se la joue en sprint tranquille, pas un noeud de complexité, pas un court-circuit ne venant contrarier le mouvement en ligne droite du film. Deux choses auxquelles se raccrocher : un, l'équilibre du récit, porté par des personnages très solides et remarquablement caractérisés (le matériau préexistant aidant) ; deux, le sens visuel de Nolan qui trouve là une belle occasion d'exploser.
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Effet escompté, un film lisse comme une peau de banane, sur lequel tout glisse et se recompose à l'envi. Pas désagréable, Batman begins oscille donc entre le minable et le lyrique, le nanar d'action et le mélo pompier, la farce théâtrale et le thriller hi-tech noirissime. La simplicité (euphémisme) de Nolan aidant, l'ensemble se la joue en sprint tranquille, pas un noeud de complexité, pas un court-circuit ne venant contrarier le mouvement en ligne droite du film. Deux choses auxquelles se raccrocher : un, l'équilibre du récit, porté par des personnages très solides et remarquablement caractérisés (le matériau préexistant aidant) ; deux, le sens visuel de Nolan qui trouve là une belle occasion d'exploser.
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par Mélanie Che | Positif
Le réalisateur ne s'est pas trompé dans sa technique de narration et ne fait que confirmer tout le bien que l'on pensait de lui alors forcément, on se régale d'un come-back aussi maitrisé. Quant à l'univers si magique et cynique de Burton, il n'a pas servi de référence en la matière mais avouons qu'il aurait été abrutissant de se retrouver avec une pâle copie 16 ans après l'original.
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Le réalisateur ne s'est pas trompé dans sa technique de narration et ne fait que confirmer tout le bien que l'on pensait de lui alors forcément, on se régale d'un come-back aussi maitrisé. Quant à l'univers si magique et cynique de Burton, il n'a pas servi de référence en la matière mais avouons qu'il aurait été abrutissant de se retrouver avec une pâle copie 16 ans après l'original.
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par Asha | 4/5
Difficile de trouver à redire, donc, à ce récit des origines. Quelques lourdeurs, peut-être, dans la façon dont on nous assène les Vérités de l'histoire (notamment le rôle de la peur, qui aurait été tout aussi compréhensible dit avec davantage de subtilité) mais Hollywood reste Hollywood et Christopher Nolan se garde de s'isoler d'une audience populaire en négligeant la vulgarisation du sujet, sacrifiant par ailleurs à la dose de pure adrénaline nécessaire, sans toutefois concéder d'heures sup' (ce qui vaudra quelques séquences d'action un peu confuses). Il restera cependant, entre autres, commele réalisateur qui aura amorcé un retour vers la qualité des deux premiers Batman après une série de ratés véritablement impressionnants. Plus qu'une résurrection, c'est à une réappropriation du mythe que l'on assiste. La performance mérite d'être saluée.
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Difficile de trouver à redire, donc, à ce récit des origines. Quelques lourdeurs, peut-être, dans la façon dont on nous assène les Vérités de l'histoire (notamment le rôle de la peur, qui aurait été tout aussi compréhensible dit avec davantage de subtilité) mais Hollywood reste Hollywood et Christopher Nolan se garde de s'isoler d'une audience populaire en négligeant la vulgarisation du sujet, sacrifiant par ailleurs à la dose de pure adrénaline nécessaire, sans toutefois concéder d'heures sup' (ce qui vaudra quelques séquences d'action un peu confuses). Il restera cependant, entre autres, commele réalisateur qui aura amorcé un retour vers la qualité des deux premiers Batman après une série de ratés véritablement impressionnants. Plus qu'une résurrection, c'est à une réappropriation du mythe que l'on assiste. La performance mérite d'être saluée.
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par Jacques Mandelbaum | Négatif
La fantaisie, l'inventivité et le sex-appeal des épisodes burtoniens cèdent définitivement la place à la pure accumulation et surenchère des effets, que l'interprétation monolithique de Christian Bale dans le rôle-titre ne contribue pas particulièrement à alléger.
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par Alexis Bernier | Mitigé
On sent que Nolan aimerait nous dire des choses sur son pays. Sur le danger de céder à l'affolement et au désir de vengeance («N'ayez pas peur», nous répète le film à la manière de Chirac s'apprêtant à perdre le référendum), tout autant que sur la nécessité d'une justice impartiale. Mais le cinéaste, comme son Batman, ne semble pas savoir vraiment où est le bien, où est le mal, ni ce qu'est réellement la justice, tout en ayant l'air de donner une leçon d'éthique un rien déplacée. L'épilogue envisageant les risques d'escalade apocalyptique est néanmoins bien vu (même si Burton avait posé la question en faisant du Joker le «père» de Batman, et inversement): un superhéros n'existe pas sans ses superméchants, une superpuissance n'est rien sans son grand Satan.
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On sent que Nolan aimerait nous dire des choses sur son pays. Sur le danger de céder à l'affolement et au désir de vengeance («N'ayez pas peur», nous répète le film à la manière de Chirac s'apprêtant à perdre le référendum), tout autant que sur la nécessité d'une justice impartiale. Mais le cinéaste, comme son Batman, ne semble pas savoir vraiment où est le bien, où est le mal, ni ce qu'est réellement la justice, tout en ayant l'air de donner une leçon d'éthique un rien déplacée. L'épilogue envisageant les risques d'escalade apocalyptique est néanmoins bien vu (même si Burton avait posé la question en faisant du Joker le «père» de Batman, et inversement): un superhéros n'existe pas sans ses superméchants, une superpuissance n'est rien sans son grand Satan.
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par Olivier De Bruyn | Positif
Réalisé par Christopher Nolan (auteur des intéressants « Insomnia » et « Memento »), « Batman Begins » réconciliera les spectateurs avec une série mise à mal ces dernières années par les deux films pathétiques signés Joel Schumacher (« Batman Forever », « Batman et Robin »). Revenant habilement sur l'enfance perturbée du personnage, la fiction dévoile un super-héros contradictoire, en lutte contre ses ennemis terrifiants et surtout contre ses traumatismes fondateurs. Retour à une ambivalence thématique qui donne tout son intérêt à ce blockbuster stimulant.
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Réalisé par Christopher Nolan (auteur des intéressants « Insomnia » et « Memento »), « Batman Begins » réconciliera les spectateurs avec une série mise à mal ces dernières années par les deux films pathétiques signés Joel Schumacher (« Batman Forever », « Batman et Robin »). Revenant habilement sur l'enfance perturbée du personnage, la fiction dévoile un super-héros contradictoire, en lutte contre ses ennemis terrifiants et surtout contre ses traumatismes fondateurs. Retour à une ambivalence thématique qui donne tout son intérêt à ce blockbuster stimulant.
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par Jean-Christophe Derrien | 4/5
On pense aux SPIDERMAN de Sam Raimi, autres réussites en la matière. Après le piteux CATWOMAN de Pitof, on avait toutes les raisons d'avoir peur pour son Némésis : Christopher Nolan nous rassure et l'on se met à rêver d'une suite aussi convaincante.
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On pense aux SPIDERMAN de Sam Raimi, autres réussites en la matière. Après le piteux CATWOMAN de Pitof, on avait toutes les raisons d'avoir peur pour son Némésis : Christopher Nolan nous rassure et l'on se met à rêver d'une suite aussi convaincante.
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par Marc Gadoury | 4.5/5
Oubliez les quatre premiers films de la franchise BATMAN et la série télévisée des années 60. Avec BATMAN BEGINS, le réalisateur et scénariste Christopher Nolan ainsi que le scénariste David S. Goyer proposent une nouvelle approche du personnage qui se distingue des incarnations antérieures. Créé par Bob Kane en 1939, ce super-héros mythique a été l'objet de plusieurs crises de personnalité depuis ses débuts. Or, rarement aura-t-on vu le personnage aussi vrai et aussi humain que dans BATMAN BEGINS.
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Oubliez les quatre premiers films de la franchise BATMAN et la série télévisée des années 60. Avec BATMAN BEGINS, le réalisateur et scénariste Christopher Nolan ainsi que le scénariste David S. Goyer proposent une nouvelle approche du personnage qui se distingue des incarnations antérieures. Créé par Bob Kane en 1939, ce super-héros mythique a été l'objet de plusieurs crises de personnalité depuis ses débuts. Or, rarement aura-t-on vu le personnage aussi vrai et aussi humain que dans BATMAN BEGINS.
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par Aurélien Ferenczi | Négatif
Mais le film est desservi par le manque de charisme de son interprète principal, Christian Bale, et on peine à retrouver les qualités de mise en scène de notre cinéaste surdoué, comme paralysé par la logistique de sa superproduction : les multiples combats cafouilleux tournent in fine à la bouillie visuelle de routine. Burton avait serti Batman dans un univers pop gothique apparemment futile et tout à fait passionnant ; en tentant de lui substituer un semblant de réalisme - ô combien illusoire -, Nolan ôte beaucoup d'intérêt à l'aventure.
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Mais le film est desservi par le manque de charisme de son interprète principal, Christian Bale, et on peine à retrouver les qualités de mise en scène de notre cinéaste surdoué, comme paralysé par la logistique de sa superproduction : les multiples combats cafouilleux tournent in fine à la bouillie visuelle de routine. Burton avait serti Batman dans un univers pop gothique apparemment futile et tout à fait passionnant ; en tentant de lui substituer un semblant de réalisme - ô combien illusoire -, Nolan ôte beaucoup d'intérêt à l'aventure.
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