Mesrine : L'Instinct de mort

  »  La revue de presse

par Reynald Dal Barco | 9/10

Bizarrement, à une semaine d’intervalle, tandis que les parents fêtent le retour sur grand écran du Bouffon de la République en la personne de L’Histoire d’un mec (comique préféré des Français dans les années 80), leurs enfants, en sourdine, glorifient Mesrine : rebelle des seventies qui lui aussi, dix ans avant l’explosion de Coluche, fédérait beaucoup de sympathies tant du côté de la presse écrite que de la société romantique. Le règne asphyxiant de Giscard d’Estaing aura donc connu deux célèbres marginaux. L’un usant de sa verve ; l’autre faisant parler son flingue. Il paraît que l’on trouve d’ores et déjà du côté de la Capitale des T-Shirts à l’effigie du séduisant Jacques. C’est bien vite oublier ses nombreuses victimes...
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par MpM | 4/5

Qu'il s'agisse de sa prestation ou du film lui-même (NDLR : Vincent Cassel), on perçoit la subtile montée en puissance, l'annonce d'une suite où toutes les émotions contenues exploseront, mais sans avoir le sentiment que ce premier volet ne serait qu'une introduction ou une longue succession de scènes d'exposition. C'est au contraire une oeuvre à part entière, étonnamment bien équilibrée, et qui place la barre très haut pour la deuxième partie.
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par Jacques Mandelbaum | 4/5

Le premier volet du diptyque de Jean-François Richet est un brillant exercice de style.
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par Pierre Murat | 4/5

Le Mesrine de Jean-François Richet n'a pas le romantisme du Scarface de Howard Hawks. Il se rapprocherait plutôt de l'univers de Jules Dassin première manière (Les Forbans de la nuit), du Nicholas Ray débutant (Les Ruelles du malheur). De ces films brutaux et secs, privilégiant le rythme à la logique.
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par Eric Van Cutsem | 3/5

A sujet ambigu, il fallait une approche la plus factuelle possible afin d'éviter d'en faire une figure héroïque aux yeux des jeunes générations. C'est d'ailleurs le parti pris de cette première partie qui égrène la vie du truand depuis son retour de la guerre d'Algérie en 59 jusqu'à sa cavale au Canada en 69... mais sans hélas en approfondir vraiment les motivations.
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par NDLR | 5/5

Un grand film de gangster sur un gangster.
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par Didier Péron | 4/5

Mesrine selon Vincent Cassel, qui écrase ici définitivement la concurrence par son amplitude de jeu, son charisme hollywoodien et son énergie féroce, c'est un type qui aboie pendant quatre heures, rue dans les brancards, cogne comme un perdu, tire à bout portant, change de gueule comme de chemise, s'évade avec une prestance d'athlète chinois quand on croyait avoir affaire à un boucher rougeaud des Halles.
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par Olivier Pélisson | 3/5

Le réalisateur, brillant et solide, réussit à faire coexister le film de gangsters, riche en ambiance et cher au cinéma français des années 50 et 60, avec le portrait sans fard d'un être extrême (les exécutions font froid dans le dos). Et, dans sa performance à l'américaine, Vincent Cassel assure.
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par Béatrice Toulon | 3.5/5

Le récit délibérément centré sur le criminel lui donne certes une force étonnante mais c'est au détriment de son entourage qui peine à exister. Même le personnage de Jeanne Schneider (étonnante Cécile de France), qui a dû être une sacrée bonne femme, n'est qu'esquissé. Mais au final, ce Mesrine prouve qu'il n'y a pas qu'Hollywood à pouvoir réussir ce genre de film. Constat un rien chauvin, d'accord, mais réjouissant.
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par Vincent Malausa | 3/5

Chaque nouveau film de Jean-François Richet est un événement, alors deux en un, on touche presque au miracle. Ce premier épisode, qui suit Mesrine de ses origines à sa phénoménale attaque du quartier HS de Montrééal, en passant par son premier grand amour, ne devrait être qu'une mise en bouche.
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