par Reynald Dal Barco | 7/10
Si l’on pouvait critiquer le détachement de Jean-Francois Richet concernant le mythe Mesrine dans L’instinct de Mort, ou son manque de clarté quant aux origines du mal, L’Ennemi public numéro 1 semble apporter plus de réponses. Tout du moins, l’une des clés de compréhension se situe-t-elle dans l’ultime partie du film, celle de la mort du gangster Porte de Clignancourt. Le propos de l’œuvre est clair : Mesrine a été abattu par l’anti-gang. Certes, le film montre bien la tension pesante sur les épaules des policiers (et trop peu la guerre des polices dont Mesrine fut l'origine), la peur du voyou toujours armé jusqu’aux dents prêt à tous les carnages pour recouvrer la liberté. Mais...
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Si l’on pouvait critiquer le détachement de Jean-Francois Richet concernant le mythe Mesrine dans L’instinct de Mort, ou son manque de clarté quant aux origines du mal, L’Ennemi public numéro 1 semble apporter plus de réponses. Tout du moins, l’une des clés de compréhension se situe-t-elle dans l’ultime partie du film, celle de la mort du gangster Porte de Clignancourt. Le propos de l’œuvre est clair : Mesrine a été abattu par l’anti-gang. Certes, le film montre bien la tension pesante sur les épaules des policiers (et trop peu la guerre des polices dont Mesrine fut l'origine), la peur du voyou toujours armé jusqu’aux dents prêt à tous les carnages pour recouvrer la liberté. Mais...
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par Vincent Malausa | 3/5
Reste un agréable divertissement, comme on dit : pas mal, mais la déception n'en est paradoxalement que plus grande.
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par MpM | 3/5
Car autant L'instinct de mort dressait un portrait complexe et nuancé de Mesrine, une nouvelle facette de sa personnalité apparaissant quasiment à chaque scène, autant L'ennemi public n°1 en fait une synthèse presque expéditive d'où ressort principalement son côté flamboyant et démesuré. Mi Robin des Bois, mi Cartouche, il fait preuve d'une irrésistible répartie (les scènes de procès sont impayables) doublée d'une étonnante légèreté, qui le rendent incontestablement plus sympathique.
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Car autant L'instinct de mort dressait un portrait complexe et nuancé de Mesrine, une nouvelle facette de sa personnalité apparaissant quasiment à chaque scène, autant L'ennemi public n°1 en fait une synthèse presque expéditive d'où ressort principalement son côté flamboyant et démesuré. Mi Robin des Bois, mi Cartouche, il fait preuve d'une irrésistible répartie (les scènes de procès sont impayables) doublée d'une étonnante légèreté, qui le rendent incontestablement plus sympathique.
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par Thomas Sotinel | 3.5/5
On était sorti lessivé de Mesrine : l'instinct de mort, épuisé par la rapidité du montage, la violence des assauts de Jacques Mesrine contre l'ordre établi, de chaque côté de l'Atlantique. Un mois plus tard, L'Ennemi public n° 1 apparaît plus pondéré, plus réfléchi. Ce souci de prendre la mesure politique et historique du personnage se paie d'une baisse d'énergie et de quelques fausses notes qui empêchent le film d'atteindre l'ivresse à laquelle parvenait son prédécesseur, sans pour autant démériter.
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On était sorti lessivé de Mesrine : l'instinct de mort, épuisé par la rapidité du montage, la violence des assauts de Jacques Mesrine contre l'ordre établi, de chaque côté de l'Atlantique. Un mois plus tard, L'Ennemi public n° 1 apparaît plus pondéré, plus réfléchi. Ce souci de prendre la mesure politique et historique du personnage se paie d'une baisse d'énergie et de quelques fausses notes qui empêchent le film d'atteindre l'ivresse à laquelle parvenait son prédécesseur, sans pour autant démériter.
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par Pierre Murat | 2/5
Pas plus qu'on ne retrouve, hélas, le cinéaste qui semblait pouvoir rivaliser avec John Boorman ou Don Siegel. Probablement tétanisé à l'idée qu'on puisse lui reprocher d'idéaliser un criminel (l'ordre moral règne en maître dans notre beau pays), Richet a transformé son « ennemi public no 1 » en p'tit lascar plus marrant que dangereux. Et son film, en polar franchouille, comme en tournaient, à la pelle, dans les années 1970, Bob Swaim (La Balance), José Pinheiro (Parole de flic) ou Robin Davis (La Guerre des polices). Conseil d'ami : si vous avez raté le premier épisode, rattrapez-vous. Et zappez celui-ci.
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Pas plus qu'on ne retrouve, hélas, le cinéaste qui semblait pouvoir rivaliser avec John Boorman ou Don Siegel. Probablement tétanisé à l'idée qu'on puisse lui reprocher d'idéaliser un criminel (l'ordre moral règne en maître dans notre beau pays), Richet a transformé son « ennemi public no 1 » en p'tit lascar plus marrant que dangereux. Et son film, en polar franchouille, comme en tournaient, à la pelle, dans les années 1970, Bob Swaim (La Balance), José Pinheiro (Parole de flic) ou Robin Davis (La Guerre des polices). Conseil d'ami : si vous avez raté le premier épisode, rattrapez-vous. Et zappez celui-ci.
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par Eric Van Cutsem | 3.5/5
Les contradictions sont plus présentes, plus fortes aussi... Jean-François Richet travaille sur tous les niveaux du personnage: il montre que Mesrine reste un homme et même un fils (scène avec son père à l'hôpital) et que si son côté pile -genre Robin des Bois- plaît au public, son côté face, un violent instinctif, hâbleur, est loin d'être reluisant.
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Les contradictions sont plus présentes, plus fortes aussi... Jean-François Richet travaille sur tous les niveaux du personnage: il montre que Mesrine reste un homme et même un fils (scène avec son père à l'hôpital) et que si son côté pile -genre Robin des Bois- plaît au public, son côté face, un violent instinctif, hâbleur, est loin d'être reluisant.
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par Didier Péron | 3.5/5
Cette seconde partie ne cherche pas plus que la première à comprendre les motivations du truand. Il reste une énergie pure qui se consume, vocifère, bouffe l'espace, dévore l'argent, hybridation inopinée d'Obélix et de Scarface, mais sans potion magique ni cocaïne.
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Cette seconde partie ne cherche pas plus que la première à comprendre les motivations du truand. Il reste une énergie pure qui se consume, vocifère, bouffe l'espace, dévore l'argent, hybridation inopinée d'Obélix et de Scarface, mais sans potion magique ni cocaïne.
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par Olivier Pélisson | 3/5
Richet ne juge pas, et n'opte pas pour un manichéisme définitif, mais il donne à voir, avec l'ampleur d'une production maousse costaud, la fin d'un parcours atypique dans le paysage des années 70, à laquelle Vincent Cassel se voue jusqu'à la moelle. Et de la maîtrise, solide, toujours, même si une densité filmique à la Jacques Audiard aurait pu faire décoller l'aventure vers d'autres cimes.
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Richet ne juge pas, et n'opte pas pour un manichéisme définitif, mais il donne à voir, avec l'ampleur d'une production maousse costaud, la fin d'un parcours atypique dans le paysage des années 70, à laquelle Vincent Cassel se voue jusqu'à la moelle. Et de la maîtrise, solide, toujours, même si une densité filmique à la Jacques Audiard aurait pu faire décoller l'aventure vers d'autres cimes.
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par Olivier Bonnard | 4/5
Entre les moments de comédie et la tragédie qui affleure, Richet peine à trouver le point d`équilibre. Heurté, le film n`a pas la puissance sèche du premier; il possède néanmoins une identité propre et se laisse regarder avec plaisir.
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L'actualité cinéma...
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