Les Seigneurs de Dogtown

  »  La revue de presse

par Reynald Dal Barco | 7/10

Demeurant toujours à l’affût du moindre mythe, il était logique qu’Hollywood se penche sur le phénomène roi de la glisse urbaine, autrement dit le skate-board qui jouit aujourd’hui, ceci dit en passant, d’un certain renouveau chez les teenagers. Il n’en fallait pas moins pour que la réalisatrice de Thirteen adapte la jeunesse des mythiques Zephirs Boys, trio de choc constitué de Jay Adams, Tony Alva et Stacy Peralta, ceux-là même qui furent à l’origine de l’émergence de la skate-attitude dans les années 70 aux Etats-Unis.

Le premier soucis de Catherine Hardwicke, visiblement surveillée de près par deux des trois vrais Z-Boys qui squattèrent le tournage, fut certainement de rester fidèle à l’esprit libertaire et rebelle du skate. Ici, point de discours rasoir sur les aspects sociologiques du mouvement, l’éthique a été respectée : longs plans de glisse, esprit rock’n’roll, déconnade en cascade, transgressions des interdits, musique seventies à donf...
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par Axel | 3/5

Reste un certain plaisir à rejouer notre jeunesse réelle ou fantasmée, idéal le plus répandu du moi juvénile, débarrassé de ces contraintes, bondissant, inconséquent, à cent à l'heure. Ces personnages, mythiques pour beaucoup d'amateurs à travers le monde - en particulier le dénommé Jay Adams, interprété par la révélation Emile Hirsch - participent à cette vie rêvée, qui ont le sait bien, constitue l'essentiel des bonheurs adolescents.
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par Thomas Sotinel | Positif

Malgré ses lourdeurs (la deuxième partie pose à la réalisatrice des problèmes qu'elle ne surmonte pas tous), Les Seigneurs de Dogtown réussit sa tâche première ­ la distraction spectaculaire ­ tout en amenant à considérer un peu sérieusement un phénomène qui bénéficie rarement de ce genre d'attentions.
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par Vincent Ostria | Mitigé

Filmage au diapason, style MTV, caméra à l'épaule, image granuleuse, montage à la serpe. Pas nul, mais dispensable.
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par E. F. | Positif

Dans Thirteen, son premier long-métrage elle proposait une vision glaçante du passage à l'âge adulte. Avec Les seigneurs de Dogtown, elle brosse le portrait de Jay Adams, Tony Alva et Stacy Peralta, trois garçons d'origine pauvre qui sont devenus les rois de l'asphalte, des légendes vivantes du skate, les fameux Z-Boys.
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par Sébastien Carayol | Positif

Total, ces Seigneurs de Dogtown tiennent la route. Pas seulement grâce à ces nouvelles roues en uréthane : les vrais Tony Alva ou Skip Engblom ont squatté le plateau pour éviter que «leur» acteur ne les fasse passer pour Brice de Venice. Un bon point, renforcé par le soin à reconstituer l'ambiance d'époque, notamment les séquences de surf volontairement granuleuses, ou la version mouvante des photos ultraclassiques de Glen E. Friedman (cf. son bouquin Fuck You Heroes), qui apparaît lui aussi dans le film.
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par Hugo de Saint Phalle | 3/5

Après l'âpre et énergique THIRTEEN, on attendait beaucoup de l'intrusion de la réalisatrice Catherine Hardwicke dans le monde du skate. Petite déception tant cette dernière se montre discrète et livre, du coup, une approche trop lisse de la rivalité et de la mégalomanie naissantes de ses héros. Heureusement, sa direction d'acteurs reste impeccable.
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par Jacques Morice | Mitigé

Fringues, attitudes, transgressions (le squat des piscines vides de villas), bref toute cette contre-culture ou ce simili-art de vivre se savoure ici avec un certain lyrisme nostalgique. On regrette que soit un peu survolée la différence de styles entre ces gamins pour la plupart devenus champions.
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