Harry Potter et la coupe de feu

  »  La revue de presse

par Olivier De Bruyn | Négatif

Plus sombre sur la forme (les effets spéciaux lorgnent sur les surenchères vaguement glauques du « Seigneur des Anneaux ») et plus prévisible sur le fond (la fascination pour les puissances occultes flirte avec les figures imposées du « teen-movie »), le film arbore les couleurs du thriller horrifique, au risque d'une furieuse banalisation. Le cinéaste, Mike Newell, pour les besoins promotionnels, convoque (on ne rit pas) les mânes de Hitchcock. Mais le nouvel « Harry Potter », hybride, ne gagne rien en efficacité et a beaucoup perdu en délire imaginaire. Les initiateurs assument le grand bond en avant. Heyman poursuit : « Nous sommes contraints, pour des besoins dramatiques, de faire évoluer la représentation de nos personnages. Ainsi, nous nous focalisons de plus en plus sur la perception de Harry Potter, quitte à négliger ce qui, dans les livres, renseigne sur Hermione ou Ron. L'efficacité est à ce prix. »
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par Véronique Juneau | 4.5/5

Seul léger bémol : l'interprétation des trois acteurs principaux, et en particulier celle de Daniel Radcliffe. Le jeune acteur manque d'aplomb, de malice et de charisme. Chez lui, l'adolescence est un âge ingrat. Face à des acteurs de talent comme Brendan Gleesen (Maugrey Fol Œil ), Miranda Richardson (Rita Skeeter) et Ralph Fiennes, les limites de Radcliffe apparaissent évidentes. Viktor Krum (Sanislav Ianevski), Fleur Delacour (Clémence Poésy) et Cedric Diggory (Robert Pattinson) ont , eux aussi, plus de prestance que Potter. Mais le jeune sorcier, que plusieurs aiment sans condition, finit par aussi par gagner la sympathie des plus sceptiques par sa modestie.
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par Sabrina | 4/5

L'opus jusqu'ici le plus abouti de toute la saga. Exit coups de baguettes magiques, rivalités enfantines et abominable faune géante. Place à l'action forte, au suspense, aux scènes noires ; le tout parsemé de cet humour divinement british. En cette quatrième année Poudlard est irradié d'énergies pubères. On repousse les limites, on cible haut, on s'envole pour mettre l'innommable "Qui vous savez" au défi. Lord Voldemort, bien sur… L'heure de la vengeance est proche, la patte de Mike Newell, tant lyrique que sarcastique, déferle de façon inattendue. Episode concrètement transitoire La coupe de feu est un thriller noir à grand spectacle saupoudré de légèretés adolescentes. Et oui : notre Harry apprend à devenir un homme et ce ne sont pas les stimulis qui vont lui manquer en ce cycle Erasmus propice à la sorcellerie batifolante.
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par Thomas Sotinel | Positif

En guise de conclusion, Hermione et Harry s'aperçoivent, une fois traversées les épreuves du tournoi des écoles, que "plus rien ne sera jamais comme avant". C'est la réussite de Mike Newell que de faire de ce lieu commun à la fois une étape dans la saga magique de J.K. Rowlings et l'adieu à l'enfance de ses personnages.
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par Vincent Ostria | Positif

Si les décors sont plus variés qu'à l'habitude, car Harry affronte d'autres apprentis sorciers sous l'eau ou dans un labyrinthe, la normalité gagne du terrain, avec une éprouvante scène de bal censée figurer la découverte des émois amoureux. On n'en attendait pas plus du réalisateur de Trois mariages et un enterrement, qui n'est pas un aigle en matière de fantastique...
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Mitigé

Grosse sortie de la semaine, Harry Potter et la coupe de feu de Mike Newell permet de vérifier les ravages hormonaux de la croissance sur Daniel Raddcliffe (16 ans) qui n'a plus vraiment l'âge de ces gamineries. Sortis mercredi dernier (pas de cahier Ciné bicoze grève) Vento di Terra, Belzec, Trois enterrements et ADN sont toujours recommandés.
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par Camille Brun | 3/5

Le défi faisait trembler tous les fans des romans « Harry Potter ». Comment allait-on leur transposer « La Coupe de Feu », le 4ème tome des oeuvres de J. K. Rowling, de loin le plus dense et le plus complexe ? Au vu des trois premiers films, les plus pessimistes prévoyaient même déjà le carnage. Et pourtant, le monde d'Harry Potter a vraiment quelque chose de magique, car HARRY POTTER ET LA COUPE DE FEU fonctionne plutôt bien et se place rapidement comme le film le plus réussi de la série. Il faut dire que même si l'épais roman a été laminé, le scénariste Steve Kloves est parvenu à préserver les affres de l'adolescence qui font l'essence psychologique de l'oeuvre littéraire. Et Mike Newell (QUATRE MARIAGES ET UN ENTERREMENT) négocie particulièrement bien l'alternance de scènes de vie quotidienne et grands moments d'action.
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par Aurélien Ferenczi | Positif

L'astucieux passage par l'univers du film de teen-agers humanise encore un peu plus cet Harry Potter curieusement composite. Doit-on y voir la patte du très british Mike Newell (Quatre Mariages et un enterrement), pour la première fois aux commandes d'un épisode ? Ici, les effets spéciaux sont moins tonitruants, chaque personnage joliment croqué, et les acteurs - fine fleur de l'art dramatique anglais - tous impeccables. Quand l'un d'entre eux, à l'issue de la dernière épreuve, déclare dignement, comme pour arrêter une mascarade, qu'« un jeune homme vient de trouver la mort », on pourrait se croire dans une adaptation de Conan Doyle ou d'Agatha Christie. Le long chemin vers l'âge adulte connaît des accidents dramatiques où même la magie s'avère impuissante. La leçon est salutaire pour Harry Potter et pour tous ses admirateurs.
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