par Karl Filion | 3/5

Le maniérisme des acteurs ne rend pas justice non plus à l'histoire tordue pourtant fascinante de ce tueur en série unique. Mais les meurtres ne satisfont le public qu'après près d'une heure et sont présentés de manière trop anodine, sans la puissance habituelle et la féerie d'un Edward aux mains d'argent, par exemple. Du sang qui gicle, ça fait bien plaisir au déshydraté en soi, mais les individus anonymes qui passent sur la chaise prouvent que le film aurait dû être recentré autour de son personnage principal, qui devrait être la vraie vedette.
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par Olivier Caron | 3/5

Le problème avec "Sweeney Todd", c'est qu'autant que l'emballage est magnifique, le contenu est quant à lui beaucoup moins convaincant. Inspiré de la pièce musicale de Stephen Sondheim et Hugh Wheeler présentée sur Broadway, le scénariste John Logan a tenté de garder intact l'esprit original. Malgré que ces exercices musicaux soient assez réussis, ils coupent souvent le rythme du film. Et au-delà des motifs très primaires, on n'explique que peu les motivations de ce barbier maléfique.
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par Vincent Malausa | 0/5

"Sweeney Todd" offre une succession de séquences en pilotage automatique où les personnages, vignettes convulsives et robotiques, feignent d'être animés par de fougueuses passions romanesques. Tim Burton continue à creuser sa galerie dans les abîmes d'un imaginaire asséché et déshumanisé au dernier degré.
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par Karine | 5/5

Excellente nouvelle ! Burton a retrouvé sa créativité et, surtout, son audace. Avec Sweeney Todd, il renoue avec son goût pour le macabre impertinent et troque les sucreries consensuelles de Charlie et la chocolaterie contre des tourtes à la viande humaine. Un retour aux sources mais pas seulement. Sweeney Todd constitue aussi pour le tandem Burton-Depp l'occasion d'une nouvelle (recon)naissance.
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par Jean-Luc Douin | 4/5

Ce musical gore tire en partie sa splendeur visuelle de la variété des tons macabres, une dominante de noirs évocatrice du cinéma muet, où le rouge du sang qui gicle comme au grand guignol stylise les images d'horreur autant qu'il rappelle ce que Londres doit à la préférence chromatique des vampires (boîtes à lettres, cabines téléphoniques, figures de cire). En contrepoint, les flash-back et scènes fantasmatiques éclatent de couleurs vives, comme des chromos.
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par Louis Guichard | 4/5

Entre les damnés qui font du commerce de chair humaine ou de cheveux, les misérables qui crèvent dans la rue, les puissants qui se pomponnent et déguisent leurs instincts en jolis sentiments, le tableau n'est évidemment pas sans rappeler un certain état du monde présent. Mais Sweeney Todd est l'adaptation d'un musical - composé par Stephen Sondheim, créé en 1979 et déjà repéré alors par Burton. Les numéros chantés, le look gothique décadent et le jeu expressionniste de Johnny Depp et de Helena Bonham Carter (tous deux très en forme), plus généralement l'hyperstylisation burtonienne ont aussi des vertus comiques.
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par Eric Libiot | 3/5

Si Burton filme parfaitement les ambiances gothiques et sanglantes - sa mise en scène est impressionnante de maîtrise et de fluidité - s'il nage comme un poisson dans cette esthétique pleine de charbon et d'ombres, il ne parvient jamais à lui donner le souffle épique que possédait, dans un style proche, Sleepy Hollow.
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par Didier Péron | 4/5

Un spectacle musical à succès transformé en chef-d'oeuvre misanthrope par le maître gothique Tim Burton. Ça va saigner.
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par Rémy Batteault | 4/5

La comédie musicale un genre désuet et léger ? Tim Burton démontre brillamment le contraire.
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par M.R. | 4/5

Grâce à une mise en scène fluide qui, en privilégiant les gros plans, accentue l'impression de claustrophobie, il nous fait basculer dans une formidable et bouleversante histoire d'amour et de mort. Un conte cannibale où deux acteurs époustoufflants, Johnny Depp, Beethoven du rasoir, et Helena Boham Carter, son clone dans le crime, ne chantent pas leur rôle mais le jouent en chantant. Une folie baroque, un délire saignant aussi caressant et fascinant que la lame d'un rasoir…
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