Man on Fire

  »  La revue de presse

par Vincent Malausa | 3/5

"Man on fire" s'impose dans sa succession délirante d'états contradictoires. Signe non seulement d'une grande souplesse de ton, plus complexe qu'elle n'y paraît, mais aussi d'une véritable étrangeté : Scott met un peu de folie et de vertige dans la ronde sèche des blockbusters républicains post-11-Septembre.
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par J.-F. R. | Négatif

Adapté d'un roman de A. J. Quinnel, déjà transposé en 1987 par Elie Chouraqui, "Man on Fire" fonctionne sur un mécanisme on ne peut plus simple. Tony Scott, qui avait plutôt marqué des points avec ses deux précédents titres ("Ennemi d'Etat" et "Spy Game"), retombe dans ses pires errements : un maniérisme visuel et sonore (ralentis, sirop musical, surimpressions) emphatique et vulgaire.
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par Jean Christophe Derrien | 3/5

Pourtant, même s'il use et abuse d'effets "clippesques" déjà vieillots, Scott utilise avec brio les typographies en insérant à l'image certains dialogues percutants du héros principal. L'effet n'est pas du tout ridicule mais étonnant. Cette technique valorise cette partie vendetta, tout comme l'interprétation excellente de Denzel Washington. Le film lui doit beaucoup.
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par Pierre Langlais | 0/4

Noyée sous des effets insupportables, plus proches du clip que du cinéma, la fin de "Man on fire" (qui en justifie le titre) cumule les scènes de cruauté. Le chemin de croix du héros le mènera, après qu'il a correctement massacré ses cibles, à la rédemption, doublée du sacrifice. Les mauvais, eux, périront tous, de la main vengeresse ou de leurs propres erreurs. La morale de cette histoire trop longue, de ce film maniéré et ennuyeux, est aussi celle de son héros : "une balle dit toujours la vérité". Nauséeux.
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par Jean-François | 1/4

Rien ne nous épargné : hémoglobine, voyeurisme, citations bibliques et exécutions sommaire sur fond hurlant de Luciano Pavarotti. Mais qu'importe la manière quand l'honneur d'une gamine de 9 ans à peine est en jeu. Triste morale. Le public sud-américain a sans doute apprécié la bonne leçon de démocratie (corruption de la police, de l'Etat à tous les niveaux) de ces illustres voisins yankees.
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par Bruno Bayon | Mitigé

"Man on Fire" est une assez bonne machine américaine. Filmé en cut-up cinévidéo de surveillance "Traffic", l'histoire est mi-mélo mi-"Rambo". Christopher Walken fait le récitant. "Tu crois qu'on sera pardonné pour ce qu'on a fait ?", lui demande un Denzel Washington clodo. "Non."
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