par Kévin Prin | 8/10
La violence des réactions provoquées par la vision d'"Alexandre" prouve en tout cas une chose : Oliver Stone fait toujours autant réagir. Mais cette fois-ci il surprend, même ses plus grands fans. Laissant sa personnalité de clippeur agaçant certains sur ses derniers films ("Tueurs Nés", "L'Enfer du Dimanche", ...), Stone adopte ici une réalisation bien plus classique au service d'une biographie sur le conquérant qui bouleversa le plus la face géopolitique et culturelle de la planète.
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La violence des réactions provoquées par la vision d'"Alexandre" prouve en tout cas une chose : Oliver Stone fait toujours autant réagir. Mais cette fois-ci il surprend, même ses plus grands fans. Laissant sa personnalité de clippeur agaçant certains sur ses derniers films ("Tueurs Nés", "L'Enfer du Dimanche", ...), Stone adopte ici une réalisation bien plus classique au service d'une biographie sur le conquérant qui bouleversa le plus la face géopolitique et culturelle de la planète.
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par Marc Gadoury | 2/5
Bizarrement, celui qui est connu pour avoir conquis 90 % du monde connu à l'âge de 25 ans, nous est présenté comme un leader plutôt molasse, Farrell arrivant difficilement à incarner l'homme charismatique qui aurait pu mener une poignée d'hommes au bout du monde. Le scénario est affligé par des dialogues manquant cruellement de portée significative et certaines répliques siéraient certes mieux à un film de la série "faits vécus" qu'une production cinématographique d'envergure.
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Bizarrement, celui qui est connu pour avoir conquis 90 % du monde connu à l'âge de 25 ans, nous est présenté comme un leader plutôt molasse, Farrell arrivant difficilement à incarner l'homme charismatique qui aurait pu mener une poignée d'hommes au bout du monde. Le scénario est affligé par des dialogues manquant cruellement de portée significative et certaines répliques siéraient certes mieux à un film de la série "faits vécus" qu'une production cinématographique d'envergure.
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par Vincent Malausa | 5/5
Gros flop aux Etats-Unis, "Alexandre" débarque en France avec des airs de bras cassé du genre. On tient là pourtant l'un des films les plus étranges et facinants qui soient, et très probablement le meilleur néo-péplum depuis "Gladiator".
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Gros flop aux Etats-Unis, "Alexandre" débarque en France avec des airs de bras cassé du genre. On tient là pourtant l'un des films les plus étranges et facinants qui soient, et très probablement le meilleur néo-péplum depuis "Gladiator".
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par Thomas Sotinel | Négatif
L'échec commercial, déjà patent aux Etats-Unis, de cet "Alexandre"-là risque de nous priver de l'autre "Alexandre" annoncé, celui que devait tourner l'Australien Baz Luhrman, spécialiste de l'outrance kitsch. A voir le film curieusement mou que le plus gonflé à la testostérone des cinéastes hollywoodiens vient de lui consacrer, on finit par rêver d'une comédie musicale avec éléphants dansants et phalanges faisant des claquettes pour animer une histoire qui, cette fois, est restée sans vie.
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L'échec commercial, déjà patent aux Etats-Unis, de cet "Alexandre"-là risque de nous priver de l'autre "Alexandre" annoncé, celui que devait tourner l'Australien Baz Luhrman, spécialiste de l'outrance kitsch. A voir le film curieusement mou que le plus gonflé à la testostérone des cinéastes hollywoodiens vient de lui consacrer, on finit par rêver d'une comédie musicale avec éléphants dansants et phalanges faisant des claquettes pour animer une histoire qui, cette fois, est restée sans vie.
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par Didier Péron | Négatif
Qui voudrait avoir un bref aperçu de la vie d'Alexandre lira avec profit le récit de Plutarque plutôt que de s'infliger le spectacle de cette Bérézina insensée avec déco patatapouf, batailles-mayonnaise touillées à la palette numérique, simagrées oedipiennes et commentaires géopolitiques déphasés. Le casting est à lui seul une énigme plus profonde qu'un grimoire mésopotamien: Colin Farrell, trop vieux pour le rôle, est discrédité en Alexandre dès son premier rinçage capillaire (merci au coiffeur en chef Jan Archibald, qui avait déjà violemment décoloré Tom Cruise en blond platine dans "Entretien avec un vampire"), Val Kilmer en Philippe de Macédoine (le père) et Angelina Jolie en Olympias (la mère) sont juste risibles, et Anthony Hopkins (Ptolémée, le narrateur) a l'air si épuisé qu'on craint qu'il ne s'écroule avant la fin de sa rédac' sur la grandeur de l'Empire. Seul Jared Leto ("Requiem for a Dream") fait de louables efforts pour se sortir de son rôle de boyfriend du tyran à frange et c'est d'autant plus remarquable que Stone lui colle des couches supplémentaires de mascara à chaque nouvelle prise.
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Qui voudrait avoir un bref aperçu de la vie d'Alexandre lira avec profit le récit de Plutarque plutôt que de s'infliger le spectacle de cette Bérézina insensée avec déco patatapouf, batailles-mayonnaise touillées à la palette numérique, simagrées oedipiennes et commentaires géopolitiques déphasés. Le casting est à lui seul une énigme plus profonde qu'un grimoire mésopotamien: Colin Farrell, trop vieux pour le rôle, est discrédité en Alexandre dès son premier rinçage capillaire (merci au coiffeur en chef Jan Archibald, qui avait déjà violemment décoloré Tom Cruise en blond platine dans "Entretien avec un vampire"), Val Kilmer en Philippe de Macédoine (le père) et Angelina Jolie en Olympias (la mère) sont juste risibles, et Anthony Hopkins (Ptolémée, le narrateur) a l'air si épuisé qu'on craint qu'il ne s'écroule avant la fin de sa rédac' sur la grandeur de l'Empire. Seul Jared Leto ("Requiem for a Dream") fait de louables efforts pour se sortir de son rôle de boyfriend du tyran à frange et c'est d'autant plus remarquable que Stone lui colle des couches supplémentaires de mascara à chaque nouvelle prise.
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par Anthony Clément | 3/5
Même si l'intrigue traîne parfois en longueur, on ne voit pas passer les trois heures grâce à la mise en scène astucieuse et marquée de la patte "Stonienne". Le cinéaste, en nous livrant un grand spectacle auréolé d'une dimension métaphysique, comble les aficionados du genre tout en l'ouvrant vers d'autres horizons.
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Même si l'intrigue traîne parfois en longueur, on ne voit pas passer les trois heures grâce à la mise en scène astucieuse et marquée de la patte "Stonienne". Le cinéaste, en nous livrant un grand spectacle auréolé d'une dimension métaphysique, comble les aficionados du genre tout en l'ouvrant vers d'autres horizons.
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par Romain Le Vern | 0/4
D'ordinaire, on sort dérangé, fasciné, terrassé d'un film d'Oliver Stone. Ici, rien. Deux puissantes scènes de bataille (dont une avec des éléphants) perdues dans trois heures de boursouflure inacceptable qui s'abîment dans de tannantes répétitions et des choix formels très discutables. La distribution d'acteurs est si impressionnante qu'elle devrait assurer au film un succès certain au box-office et la possibilité pour Stone de faire un nouveau long métrage. Mais s'il nous pond encore un avatar de la sorte, le réalisateur risque de perdre tous ses fans.
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D'ordinaire, on sort dérangé, fasciné, terrassé d'un film d'Oliver Stone. Ici, rien. Deux puissantes scènes de bataille (dont une avec des éléphants) perdues dans trois heures de boursouflure inacceptable qui s'abîment dans de tannantes répétitions et des choix formels très discutables. La distribution d'acteurs est si impressionnante qu'elle devrait assurer au film un succès certain au box-office et la possibilité pour Stone de faire un nouveau long métrage. Mais s'il nous pond encore un avatar de la sorte, le réalisateur risque de perdre tous ses fans.
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par Vincy | 2/5
Mais ce n'est pas la moindre des failles de cette entreprise cinématographique. Car on s'embarque pour un long récit, avec un prologue, interminable monologue d'Hopkins. La narration sera fastidieuse du début à la fin. Littéraire et pompeux, les dialogues sont déjà kitschs, à l'instar des péplums de type Ben Hur. Car en trois heures il ne se dit rien. Les dialogues sont des descriptions dénuées d'intérêts, échanges ados sentimentaux qui rendent les relations amoureuses peu crédibles. Stone est plus à l'aise avec la stratégie et la politique.
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Mais ce n'est pas la moindre des failles de cette entreprise cinématographique. Car on s'embarque pour un long récit, avec un prologue, interminable monologue d'Hopkins. La narration sera fastidieuse du début à la fin. Littéraire et pompeux, les dialogues sont déjà kitschs, à l'instar des péplums de type Ben Hur. Car en trois heures il ne se dit rien. Les dialogues sont des descriptions dénuées d'intérêts, échanges ados sentimentaux qui rendent les relations amoureuses peu crédibles. Stone est plus à l'aise avec la stratégie et la politique.
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par François-Guillaume Lorrain | Négatif
Si on reconnaît bien plus de savoir et de travail chez Stone que dans le "Troie" de Wolfgang Petersen, les intentions du cinéaste - analyser les tourments, les contradictions et l'isolement du plus grand des hommes - se noient dans la monumentalité du projet. Stone s'entête à expliquer, à psychologiser, là où il aurait suffi de montrer cette folle épopée, ce western marqué par l'urgence. Paradoxe : l'Américain Stone a manqué ce "western". Il ne cesse de casser le rythme, d'alourdir son récit par de multiples flash-back. Et par la voix off de Ptolémée, pompeuse, pédante, qui réduit parfois le film à un cours pour manuel scolaire. Qui trop embrasse mal étreint. Voilà pourquoi "Alexandre" est ce qu'il faut bien appeler un grand film malade.
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Si on reconnaît bien plus de savoir et de travail chez Stone que dans le "Troie" de Wolfgang Petersen, les intentions du cinéaste - analyser les tourments, les contradictions et l'isolement du plus grand des hommes - se noient dans la monumentalité du projet. Stone s'entête à expliquer, à psychologiser, là où il aurait suffi de montrer cette folle épopée, ce western marqué par l'urgence. Paradoxe : l'Américain Stone a manqué ce "western". Il ne cesse de casser le rythme, d'alourdir son récit par de multiples flash-back. Et par la voix off de Ptolémée, pompeuse, pédante, qui réduit parfois le film à un cours pour manuel scolaire. Qui trop embrasse mal étreint. Voilà pourquoi "Alexandre" est ce qu'il faut bien appeler un grand film malade.
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par Frédéric Strauss | Positif
C'est une jeunesse hors du temps que dépeint Oliver Stone dans la seconde partie du film, en modernisant son héros. Interprété par Colin Farrell, qui n'a pas beaucoup de magnétisme mais au moins une gueule de bad boy assez cool, Alexandre prend des airs de rock star. Ses amours libres, avec filles et garçons, sont électriques, et ses combats tiennent de la performance. C'est séduisant, et on peut rêver que cela donne envie aux rebelles d'aujourd'hui de se plonger dans un livre d'histoire...
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C'est une jeunesse hors du temps que dépeint Oliver Stone dans la seconde partie du film, en modernisant son héros. Interprété par Colin Farrell, qui n'a pas beaucoup de magnétisme mais au moins une gueule de bad boy assez cool, Alexandre prend des airs de rock star. Ses amours libres, avec filles et garçons, sont électriques, et ses combats tiennent de la performance. C'est séduisant, et on peut rêver que cela donne envie aux rebelles d'aujourd'hui de se plonger dans un livre d'histoire...
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L'actualité cinéma...
Le film The Artist vient de triompher une fois encore, et cette fois ce sont nos amis britanniques qui ont honoré le film en lui remettant...
